mardi 19 avril 2011

Cat Street

Cat Street


Année : 2008
Réalisation, Scénario, etc. : Akimitsu Sasaki, Takashi Fujio
Durée : 6 épisodes de 42 minutes
Pays : Japon
Genre : Comédie dramatique
Adaptation du manga Cat Street de Yoko Kamio

Avec : Mitsuki Tanimura = Keito Aoyama
 Ryo Katsuji = Koichi Mine
 Tomoka Kurokawa = Momiji Noda
 Ryo Kimura = Gota Suzuki
Katsuhisa Namase = le directeur de « El Liston »
Ai Takabe = Nako Sonoda

Le début :

Le drama s’ouvre sur une comédie musicale intitulée « Sunny Days » et présentée par un groupe d’enfants. Le rôle principal fait l’objet d’un double casting : il est porté par Keito Aoyama et Nako Sonoda. L’une joue le soir, l’autre l’après-midi. Suite à un incident provoqué par Nako, Keito se retrouve un soir incapable de jouer et fond en larmes devant une salle comble.
Nous retrouvons Keito sept ans après ce fameux soir : elle vit recluse et déscolarisée chez ses parents. Un jour, elle rencontre le directeur d’une école un peu spéciale. Cette école, « El Liston », accueille des jeunes marginaux comme elle. Le directeur lui propose d’intégrer son établissement. Petit à petit, Keito va apprendre à nouer des liens et retrouver confiance en elle, notamment grâce à trois élèves, Koichi, Momiji et Gota, qui vont devenir ses amis.  

Mes impressions :

Ce drama est une adaptation du manga Cat Street de Yoko Kamio. Je n’ai pas lu le manga, donc je ne ferai pas de comparaison entre les deux. Je me suis renseignée tout de même un peu et je pense qu’il y a pas mal de différences entre le manga et son adaptation.
En ce qui concerne le format, ce drama est plus court que ce que l’ai l’habitude de voir. Il ne compte que 6 épisodes. Chaque épisode dure à peu près 40 minutes. Ceci est une bonne chose. Ce drama est en effet un peu lent et il n’y a pas vraiment de suspens. Je crois qu’il aurait été imbuvable s’il avait comporté 9 épisodes. Il aurait fallu rallonger la sauce… non, là, c’est bien comme ça.
Cat Street, c’est donc l’histoire de Keito. Au début, elle a des idées noires, passe ses journées en pyjama dans sa chambre ou bien elle erre en ville, solitaire et sans but. Elle n’a aucun ami et ne fréquente plus l’école. Cat Street fut pour moi l’occasion de retrouver Mitsuki Tanimura, que j’avais vue jusque là dans 14 Sai no Haha et où elle tirait la tronche la plupart du temps. Bon, OK, le personnage qu’elle incarnait n’avait pas vraiment de raison de se poiler tout le temps. Ici, je la vois sourire plein de fois, et rien que ça, ça fait du bien. Non seulement, elle est capable de sourire, mais en plus c’est un vrai bonheur parce que c’est très joli à voir, la preuve en images :

J’ai raison, non ? Joli sourire !
Toute mignonne qu’elle est, il n’empêche, le personnage m’a énervée plus d’une fois. Keito est un peu molle et en veut à la terre entière, même si elle a un peu raison… juste un peu. En effet, si elle en est arrivée là, c’est en partie à cause de sa mère qui avait imaginé un destin tout tracé pour sa fille, la poussait sans cesse, en avait fait une enfant star malgré elle. Normal qu’elle pète les plombs un jour au moindre petit incident !

 Keito, enfant, vient d’apprendre qu’elle a décroché le rôle de Sunny, le personnage principal de la comédie musicale. Sa mère, folle de joie, la prend dans ses bras. Voyez la « joie » de Keito… On ne dirait pas qu’elle va plutôt à un enterrement ?
            Heureusement, lorsqu’elle s’apitoie un peu trop sur son sort, Koichi la rappelle à l’ordre. Koichi, c’est l’otaku de service, toujours scotché à son ordinateur portable en train de taper des trucs et des machins. Il est parfois un peu brutal en paroles envers Keito, mais on se rend vite compte que c’est pour son bien et il veille en permanence sur elle, de près ou de loin.
La petite lolita Momiji, c’est le rayon de soleil du drama. Toujours optimiste, souriante, mignonne, Momiji n’a pourtant pas toujours vu la vie en rose. J’ai trouvé qu’elle se comportait un peu comme une petite maman envers Keito, car elle est très protectrice, attentionnée, rassurante. Momiji peut s’épanouir et donner libre cours à son inspiration à « El Liston », elle passe beaucoup de temps à confectionner des tenues toutes plus originales et colorées les unes que les autres. Momiji, c’est simple, on dirait une poupée !
Enfin, nous avons Gota, passionné de hip-hop. Il s’est retrouvé un jour à « El Liston » parce qu’il bégaie et qu’il a été victime de brimades à cause de ça. J’aime beaucoup ce personnage. C’est quelqu’un de très doux, gentil, prévenant.

De gauche à droite : Momiji, Gota et Koichi.
  
Bon, Cat Street est intéressant… malgré quelques faiblesses, mais je vais y revenir. Intéressant, pourquoi ?
Alors, déjà, on ne peut pas passer à côté d’une critique de la société. Momiji voulait s’habiller en lolita, elle voulait revendiquer sa différence, elle « en avait marre de porter l’uniforme ». Malheureusement pour elle, ça s’est mal passé.
Le problème de l’ijime est également clairement évoqué, ainsi que le culte de la performance. La mère de Keito… j’avais envie de la baffer, si vous saviez !
Ce drama est frais. L’amitié qui se noue entre les quatre personnages est très belle. J’adore les moments où ils sont tous ensemble. Cette belle amitié les fait tous évoluer. Chacun gagne en confiance au contact des autres.
J’ai adoré également les toutes dernières secondes. Je pense que c’est la meilleure façon de boucler le drama, une fin comme celle-là.

« Nous regardons tous dans la même direction car nous nous aimons !! »
A côté de tout cela, j’ai trouvé qu’il y avait quelques défauts tout de même. Tout d’abord, certaines situations ont des ficelles un peu grosses. Bon, malheureusement, je ne peux pas en dire beaucoup plus…
Ensuite, autre bémol, j’ai trouvé que les personnages étaient tout de même un peu trop stéréotypés, parfois proches de la caricature... et je ne parle pas que des protagonistes. C’est malheureusement un peu le cas pour plusieurs personnages.
Je n’ai pas du tout aimé la fin de l’avant-dernier épisode et le début du dernier. Pourquoi, mais pourquoi avoir imaginé ça, non d’un p’tit bonhomme ? L’idée en elle-même n’est pas mal, mais c’est mal foutu !
Enfin, j’en ai déjà parlé, l’héroïne est énervante et le drama manque un peu de punch par moments. Il arrive parfois que Keito soit plus énergique dans le sens où elle décide d’affronter ses vieux démons et où elle prend sa vie en main. Là, je l’adore. J’aurais voulu plus de moments comme ceux-là, même si je peux comprendre que le processus prenne du temps, puisque Keito a vécu en marge de la société pendant plusieurs années et doit redécouvrir pas mal de choses basiques, voire même, en découvrir d’autres.

En conclusion :

Un drama court et assez sympathique, même si j’ai l’air d’avoir été plutôt critique. On y retrouve les thèmes de l’amitié, la confiance, le droit à la différence, l’espoir, la quête d’un but dans la vie, le concept de re-naissance. Même s’il n’est pas dénué de défauts, Cat Street se regarde facilement. Attention, pour les amateurs d’action : 6 épisodes, ça risque de paraître tout de même un peu long!

Allez, un dernier sourire de Keito, on ne s’en lasse pas !

IZA, le 19 avril 2011
                          

6 commentaires:

Camille a dit…

Raah non mon commentaire s'est effacé T.T Bon bah puisque c'est comme cela je boude et je résume. L'idée de mon commentaire était en gros. il est super beau Koichi *O* (te dire si c'était un commentaire intelligent =.=')

Iza a dit…

J'ai envoyé une réponse à ton commentaire, mais je crois que j'ai merdouillé. Je disais simplement que c'était dommage de ne pas voir Koichi sourire un peu plus. C'est le personnage qui veut ça, mais bon... Ah, et je disais aussi que j'aimais beaucoup le passage où il donne un cours de cuisine à Keito.
Merci d'être passée, Camille.

Milady a dit…

Ah oui au fait Camille c'est le Guru >.< En fait c'est mon compte Gmail, il m'a automatiquement connectée. Mais m'appelle pas par mon nom, cela me fait bizarre, je vais faire attention maintenant! Bref c'était moi :p

Iza a dit…

Hi, Mila!
Pas de souci. Mais ça me ferait bizarre de t'appeler autrement de toutes façons. L'habitude, que veux-tu... (Ceci dit, tu as un joli prénom.)

Ageha a dit…

Je suis contente de voir que Cat Street n'est pas passé totalement inaperçu! A pars toi, je n'ai pas encore vu d'autres blogs en parler et ça fait plaisir de voir que tu aimes aussi ce drama.
Je rejoints ton avis sur beaucoup de points.
La fin du 5e épisode ne m'a pas vraiment dérangée, c'était plutôt prévisible qu'une telle chose arrive (dans un drama comme on peut s'y attendre^^).
Oui heureusement que l'héroïne se bouge entre deux scènes de déprimes^^!
J'aime bien l'actrice principale qui fait très naturelle et ne ressemble pas à toutes les autres actrices japonaises qu'on peut voir dans les drama.
Un bon petit drama!

Iza a dit…

Je n'ai pas vraiment cherché sur d'autres blogs, mais je pense en effet que "Cat Street" est malheureusement un peu passé à la trappe. J'essaie autant que possible de parler de dramas un peu moins connus parce qu'il arrive que l'on trouve de véritables petites pépites... même si je regarde aussi certains dramas très connus pour un acteur ou une actrice en particulier. (^^)
Concernant ce fameux passage, c'est juste que j'ai trouvé ça un peu gros... et puis il m'avait pas mal stressée parce que ça se passe à un moment critique de la vie du personnage (forcément!) Tout comme toi, j'apprécie l'actrice principale. Je pense que je l'ai vue dans 2 ou 3 dramas et à chaque fois, elle était convaincante.
Merci d'être passée commenter. Ton pseudo ne m'est pas inconnu... il me semble l'avoir déjà croisé sur le blog de Lynda, si je ne me trompe pas? (^^)