mercredi 31 octobre 2018

Goji Kara Kuji Made


Bon, alors tu as le choix : soit tu m’épouses ou alors tu m’épouses.



Titre original: 5時から9時まで
Année : 2015
Réalisation, Scénario, etc. :  Shin Hirano, Masaki Tanimura, Hideyuki Aizawa, Shota Koyama,
Musiques : Yoshiaki Dewa, Yuri Habuka
Durée : 10 épisodes de 46 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie romantique,
adaptation du manga éponyme de Miki Aihara

Avec : Satomi Ishihara = Junko Sakuraba
Tomohisa « Yamapi » Yamashita = Takane Hoshikawa
Mariko Kaga = Hibari Hoshikawa
Kei Tanaka = Makoto Kiyomiya
Yuki Furukawa = Satoshi Mishima
Rin Takanashi = Momoe Yamabuchi
Kokoro Terada = Sankyu Naha
Miyu Yoshimoto = Kaori Ashikaga
Hayami Mokomichi = Arthur Kimura


Le début :

Junko, qui est prof d’anglais à Tokyo, veut économiser suffisamment d’argent pour réaliser son rêve d’aller vivre un jour à New York. Sa famille ne l’entend pas de cette oreille et aimerait surtout qu’elle épouse quelqu’un. La voilà donc prise dans un traquenard : la prétendue fête d’anniversaire organisée par ses parents avec un peu d’avance était en fait un omiai et Takane, l’heureux élu, est… un bonze !
Si Takane laisse Junko de marbre, il est pour sa part tombé complètement sous le charme de la demoiselle et ne compte pas lui laisser un instant de répit et veut faire d’elle la digne épouse du temple que dirige sa famille depuis plusieurs générations ! Bien entendu, elle refuse de l’épouser, mais cela ne va pas décourager Takane. C’est même l’inverse : plus elle l’envoie sur les roses, plus il revient à la charge.

Mes impressions :

Awww… le pitch nous est présenté par le moinillon Sankyu (Kokoro Terada) avec son adorable bouille et sa petite voix toute mimi !



***

Est-ce que quelqu’un a lu le manga qui est à l’origine de cette série ? J’aimerais savoir si c’est aussi perché ou bien si les scénaristes ont décidé de se lâcher sur ce coup-là… Oh bien sûr, je ne vais pas m’en plaindre, bien au contraire ! Je suis une grande amatrice de comédies et plus c’est déjanté, plus j’adhère. Dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, on est plutôt pas mal, mais il n’y a pas que du positif. Développons un peu tout cela !
Lorsque je vous dis en introduction que Takane (Tomohisa « Yamapi » Yamashita) revient à la charge, il faut bien que l’on se comprenne : il ne quitte pas Junko (Satomi Ishihara) d’une semelle, c’est tout juste s’il ne la suit pas jusqu’aux wawa !



Takane joue à un jeu dangereux, puisqu’il promet à Junko de la laisser tranquille et de ne plus la suivre partout si celle-ci supporte de travailler pendant une semaine au temple de 5h à 9h du matin (d’où le titre). Bien entendu, Junko (qui veut qu’on lui lâche les basques) accepte. Parallèlement à cela, Takane demande à sa grand-mère (incarnée par Mariko Kaga) d’approuver Junko si Junko arrive à supporter de passer une semaine au temple. Comme si les choses n’étaient pas assez compliquées comme ça, la grand-mère a déjà désigné une future épouse pour Takane en la personne de Kaori (Miyu Yoshimoto). Elle ne supporte pas Junko, la trouve incompétente, etc. Bref, la grand-mère, c’est la rabat-joie de service !


Il s’agit d’un shojo on ne peut plus conventionnel. Pour apprécier cette adaptation de manga, je pense qu’il faut vraiment suivre la série comme si vous lisiez un manga. Sinon, vous allez trouver que les personnages sont de vraies caricatures et qu’ils en font beaucoup trop. En permanence. A commencer par ce drôle de bonze complètement embourbé dans son rôle et dans les traditions. Il est super raide, ne sourit jamais et certains de ses agissements font froid dans le dos, puisqu’il va jusqu’à KIDNAPPER et SEQUESTRER Junko, qui est à la base une personne qui a été choisie par le grand prêtre (un ami du père de Junko, c’est une longue histoire… ). Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un omiai que l’on ne peut pas tomber amoureux. Takane est touché en plein cœur par la flèche de Cupidon ! Et donc, du coup, il a la banane en permanence et sourit à la vie. Regardez-moi ça, ce joli petit couple, regardez-moi ça comment l’amour fait sourire Takane, notre homme (si, si, je vous promet qu’il est heureux comme tout, là !) :



Le couple formé par Takane et Junko est glamourissime. Séparément, ils sont déjà très beaux, alors les réunir façon duo de protagonistes dans un drama… oh la la, vous vous retrouvez devant le roi et la reine du beau Royaume de Kyaa. Cependant, le glamour ne fait pas tout. Ce n’est pas cette romance qui va le plus me marquer, car – si l’on met de côté la partie séquestration, qui ne dure pas longtemps heureusement, même si c’est déjà trop – c’est beaucoup trop guimauve dégoulinante pour moi. Et puis, ce n’est vraiment pas la meilleure des romances. On a déjà vu mieux dans nombre de shojos. Oh la la, que je suis sévère !




Ce que j’ai aimé le plus, c’est pas compliqué, c’est tout le reste. J’ai aimé les collègues de Junko et en particulier Momoe (Rin Takanashi), qui est une dingue des yaoi et qui s’émeut tout le temps en se faisant des films. Là encore, on est dans l’exagération, mais concernant Momoe, bizarrement, ça passait beaucoup mieux.




J’ai aimé les petites romances parallèles à la romance principale qui se nouent sur le lieu de travail, les nœuds pap’ improbables d’Arthur Sensei, le bourreau des cœurs des petites mamies, lol ! Et Arthur, messieurs mesdames, est incarné par Hayami Mokomichi, alors je vous confirme que nous sommes bien dans le beau Royaume de Kyaa. Arthur est tombé amoureux de Momoe, mais doit redoubler d’efforts pour le lui faire comprendre. C’est tout mimi.





Le nœud pap’ sur le gros pull Jacquard, fallait oser…




J’ai aimé la famille très bruyante, très vivante de Junko et pourtant, c’était pas gagné au début. Malgré tout, ils font partie du comic relief : l’allure de la mère avec ses couettes tressées, les repas de famille animés, la bonne bouffe appétissante, les petites fêtes organisées dans leur tout petit appart’, etc.
Et je termine avec un mot sur le personnage féminin principal: notre Junko ! J’ai eu beaucoup de mal avec ce personnage et ça me fait suer d’écrire ça parce que j’adore l’actrice, mais je vous dis les choses comme je les pense. Ce personnage m’a saoulée. J’ai pesté plein de fois contre Junko : « Mais prends ta vie en mains, bon sang ! » et autres : « Mais as-tu une once de libre arbitre, espèce de… ». Ahem… bon, vous voyez ce que je veux dire. Je l’ai trouvée molle, décevante, barbante et ce fut un soulagement de voir les dernières images. Pas parce que j’en avais marre de suivre la série, mais parce que j’en avais marre de la voir, elle.





En conclusion :

J’ai donc un avis nuancé sur cette comédie romantique qui demeure sympathique à suivre, mais les acteurs principaux n’ont pas eu l’occasion de montrer tout leur potentiel. J’ai été un peu déçue, car je me faisais une joie de pouvoir enfin regarder ce drama qui me faisait de l’œil depuis un moment.
De cette comédie romantique, il faut surtout retenir l’aspect comédie. Pour le côté romantique de la chose, il existe nombre de shojos de meilleure facture que cette adaptation.
Il va de soi que je parle exclusivement de l’adaptation, n’ayant pas lu le manga et, comme à chaque fois que je commente une adaptation de manga, j’invite celles et ceux qui ont lu l’œuvre originale à venir apporter un autre éclairage en commentaire.








IZA, le 31 octobre 2018

vendredi 28 septembre 2018

Dear Sister


La “fête” à la maison…


Titre original: ディア・シスター
Année : 2014
Réalisation, Scénario, etc. : Mayumi Nakatani, Ryo Tanaka, Shin Hirano, Osamu Sekino
Musiques : Takashi Omama, Megumi Shiraishi
Durée : 10 épisodes de 46 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie romantique

Avec : Satomi Ishihara = Misaki Fukazawa
Nao Matsushita = Hazuki Fukazawa
Takanori Iwata = Eito Sakuraba
Hiroyuki Hirayama = Yohei Hagiwara
Nagisa Katahira = Nanae Fukazawa
Kanna Mori = Kazuko Sato
Yuta Hiraoka = Tatsuya Yoshimura
Seichi Tanabe = Soichiro Sakuraba

Le début :

Il y a des jours comme ça, où tout semble aller de travers: Hazuki a beau tendre la perche la plus longue qu’elle puisse trouver à son boyfriend, elle pense qu’il ne comprend pas son envie de plus en plus pressante de se marier. Malheureusement pour elle, ce n’est pas sa seule mauvaise surprise de la journée : sa petite sœur Misaki – qui est sans travail, sans logement et qui n’a pas donné de nouvelles depuis des années – est de retour et elle est fermement décidée à squatter son domicile. Vous allez me dire : « Mais quel est le problème, Iza ? ». Eh bien… c’est-à-dire que Misaki peut s’avérer particulièrement pénible !


Mes impressions :

Voilà une petite série quasiment de saison – c’est plutôt rare sur Iza-ware, ha, ha, ha – vu qu’elle a été diffusée du 16 octobre au 18 décembre 2014 sur Fuji TV (… oui ben, c’est bien de le préciser, non?). J’ai cru qu’elle était plus vieille que ça, mais ce n’est pas la première fois qu’une série me fait cet effet. Du reste, ce n’est pas ça le plus important, n’est-ce pas ?
Parlons plutôt de Misaki (Satomi Ishihara), voulez-vous ? Misaki, vous la virez par la porte, elle revient deux secondes plus tard par la fenêtre. C’est une jeune femme bor-dé-li-que, qui n’a pas d’heure pour se lever le matin l’après-midi et qui, non contente de squatter le logement de sa grande sœur, se sert dans son frigo, porte ses fringues, tout en laissant un bazar pas possible derrière elle et c’est véritablement ça qui peut mettre les nerfs à rude épreuve, alors que Hazuki n’a pas donné son consentement. D’ailleurs, elle n’a pas donné son consentement pour que Misaki reste, pour commencer ! Bref. Misaki fouine dans les affaires de Hazuki, même les plus personnelles (SURTOUT les plus personnelles) et elle arrive même à provoquer un jour un incendie dans la salle de bains sans le faire exprès… le tout avec l’air le plus ingénu qui soit.


Aussi incroyable que cela puisse paraître, Misaki fait certaines choses citées plus haut pour le bien de sa sœur et ce n’est pas tant pour lui faire comprendre qu’elle doive lâcher prise, être moins « constipée » dans la vie, et nanani nanana. Non, non, ce serait plutôt pour des motifs beaucoup plus graves ou sérieux que ça ou pour lui faire comprendre qu’elle doit vivre sa vie pour elle-même et non pas pour les autres… et aussi et surtout parce que, il faut bien le dire, elle est bordélique par nature également pour ce qui est d’exprimer ses sentiments et faire comprendre à sa grande sœur qu’elle l’aime et/ou qu’elle veut lui rendre service. Car voui… sa sœur, elle l’aime !
Au début, le spectateur balance constamment entre deux sentiments la concernant : l’agacement et la sympathie. D’une part, elle veut aider sa sœur mais elle s’y prend d’une manière radicale, sans prendre de gants, voire même de manière cruelle, pour arriver à ses fins. D’autre part, ça part toujours d’un bon sentiment, elle veut vraiment aider sa sœur, donc on a du mal à lui en vouloir longtemps. En parallèle, elle a le mérite de faire son possible pour se sortir de la mouise toute seule (trouver un travail, pour commencer… ), car elle est dans une mouise internationale. Misaki n’est pas un parasite. Et puis, mais cela n’engage que moi, je trouve que Satomi Ishihara est belle à damner un Saint et du coup, elle offre un très gros capital sympathie à notre Misaki. Enfin, d’épisode en épisode, le spectateur en apprend de plus en plus sur Misaki, ce qui permet de se faire une opinion de plus en plus tranchée sur elle.


Parlons à présent de l’aînée : Hazuki (Nao Matsushita), donc. Alors, Hazuki, c’est l’archétype de la jeune femme qui, EN APPARENCE, s’est bien démerdée dans la vie, (sauf sur le plan sentimental). Elle est indépendante, efficace dans son travail, sa vie est réglée comme du papier à musique, son appartement est nickel chrome (… avant l’arrivée de la frangine, je veux dire !!!!), il ne lui manque plus que son Beau-Prince-Charmant lui fasse sa demande en mariage pour être comblée. En fait, elle pense l’avoir trouvé en la personne de Tatsuya (Yuta Hiraoka), un collègue de travail, mais il tarde vraiment à lui demander sa main. En fait de Beau-Prince-Charmant, elle est plutôt tombée sur le Don Juan du dimanche, le gros goujat de service, et elle va l’apprendre à ses dépens.



C’est clair comme de l’eau de roche : il semble difficile de trouver deux personnes – qui plus est, deux sœurs – qui puissent avoir des caractères aussi diamétralement opposés que Hazuki et Misaki et on le voit venir tout de suite, l’intérêt de l’intrigue repose en grande partie sur cet antagonisme sororal, mais il n’y a pas que cela.
D’une part, c’est une série vaudevillesque avec une intrigue assez simple et légère qui va se compliquer rapidement du fait que les protagonistes aient des choses à cacher. Hazuki révèle l’un de ses secrets à Misaki à la fin de l’épisode d’exposition. Quant à Misaki, elle a beaucoup de choses à cacher. Disons que le fait d’apprendre ce « secret » ne l’encourage pas à révéler le(s) sien(s)…
D’autre part, comédie romantique oblige, ça va bouger pas mal du côté des sentiments, et on va voir passer un ex par-ci, une maîtresse par-là, on va avoir aussi le droit aux traditionnels triangles amoureux, aux complexes et aux rivalités… Bon, ben, le tout réuni, ça a l’air assez excitant tout ça, non ?


Je peux vous donner un exemple de complexe et de rivalité, sans que ce soit vous spoiler : il y est question notamment de ce complexe d’infériorité que vous pouvez éprouver lorsque, par exemple, vous avez le sentiment que l’un de vos aînés a mieux réussi que vous dans la vie ou alors vous n’êtes pas le plus vieux ou la plus vieille de votre fratrie et vous déplorez le fait que l’on ne vous demande pas votre avis sur telle ou telle question et vous estimez que – étant plus jeune – on ne vous prend pas au sérieux, etc. Pour ce qui est des rivalités, Hazuki s’énerve lorsque Misaki passe des moments de détente avec leur mère (qui est incarnée par l’excellente Nagisa Katahira). De son côté, Misaki aimerait que leur mère la consulte davantage lorsqu’il s’agit de débattre de sujets sérieux. Les moments où les sœurs et la mère sont réunies sont toujours intéressants.


Parallèlement à cela, il existe dans cette famille toute une foule de petits non-dits, de secrets, qui font que chacun se méprend sur l’autre à un moment ou un autre. Ces femmes croient se connaître, mais elles ont encore des choses à apprendre et à régler.
Deux personnages secondaires viennent s’ajouter à cette joyeuse pagaille : Soichiro (Seichi Tanabe) et son jeune frère Eito (Takanori Iwata). Et là, on retrouve à peu près la même problématique familiale : l’aîné réussit plutôt bien dans la vie et vient de retrouver un poste d’enseignant, tandis que son jeune frère vit dans une caravane et enchaîne les petits boulots. Leurs relations sont tout de même beaucoup plus calmes que celles des frangines citées plus haut ! Mais…



Pour compliquer les choses, Soichiro est l’ex-petit-ami de Misaki, il semble avoir encore des sentiments pour elle et cela est sans aucun doute réciproque, mais Misaki essaie de s’éloigner de lui pour une raison que je ne vous dirai pas. De son côté, Eito est raide dingue de Misaki, mais n’ose pas le lui dire pour une raison que je ne vous révélerai pas non plus, sadique que je suis. Hazuki, qui se sépare très vite de Tatsuya (ce n’est pas spoiler non plus, ça arrive vraiment très vite), en pince pour Soichiro qui n’était autre que son professeur principal au lycée. Misaki le remarque tout de suite, il faut dire que Hazuki s’emballe très vite et ne peut pas cacher ses sentiments à sa sœur, mais Misaki a d’autres plans pour elle : elle aimerait caser Hazuki avec Yohei (Hiroyuki Hirayama), qui travaille dans le restaurant où Hazuki a ses habitudes. Il faut dire qu’il est très attaché à Hazuki, mais il n’ose pas faire le premier pas.


Pfiouuuu… vous suivez toujours ? Voilà de quoi ne pas s’ennuyer pendant dix épisodes et c’est précisément ce qui se passe. Le temps passe très vite en regardant Dear Sister. Il se passe toujours quelque chose, Misaki est une vraie tornade, elle sème une zizanie pas possible, il y a beaucoup de personnages à qui il arrive des aventures, le tout s’enchaîne sans aucun répit, donc ambiance garantie et avec son lot de retournements de situations. Le spectateur se méprend sur certains personnages pour qui il éprouve tout de suite de la compassion ou, au contraire, de l’antipathie et puis, bam ! En fait on ne pensait pas que ces personnages étaient à 100 % tels qu’on se les était imaginés au départ.
Je n’ai pas mentionné tous les personnages, ils sont nombreux, mais je vous laisse le plaisir de découvrir tout cela par vous-mêmes. Bon… allez… je ne résiste pas à l’envie de vous dire que j’adore le restaurant familial où travaille Yohei. Sa sœur et sa petite famille sont des amours et leur façon de vivre est si simple, sans prise de tête, avec un joli petit jardin. Mon Dieu, je passe en mode « petits-coeurs-dans-les-yeux », c’est pas bon, ça !
Les musiques sont à l’image de la série : c’est dynamique, c’est joli et ça distrait. Pour votre information, l’ending est « Happiness », un morceau interprété par Che’Nelle et l’opening est « BF », une chanson de moumoon. Quand je vous disais que c’était bien également à ce niveau-là! Et tiens, j’ignorais que Nao Matsushita était pianiste, le saviez-vous ? J’ai trouvé une vidéo sur « Tutube » où on la voit accompagner Che’Nelle au piano et elle joue du piano à un moment donné dans la série…

En conclusion :

Dear Sister est une jolie série traitant de la solidarité, de l’amour, de l’entraide, mais aussi des engueulades et de l’incompréhension entre frères et sœurs.
Cet article est un peu long et il peut donner l’impression que j’ai révélé beaucoup de choses, mais il n’en est rien. Nos protagonistes vivent toute une foule d’aventures et ce que j’ai révélé arrive au tout début.
J’espère vous avoir donné envie de regarder ce drama. C’est vraiment un bon moment de distraction garanti !






IZA, le 28 septembre 2018



mercredi 29 août 2018

Baby and me


« Baby love… my baby love... »


Titre original : 아기와 나
Année : 2008
Réalisation, Scénario, etc. : Kim Jin Young, Lee Sung Min, Choi Won, Kim Jin Young
Durée : 96 minutes
Pays : Corée du Sud
Genre : Comédie dramatique

Avec : Jang Geun Suk = Han Joon Soo
Song Ha Yoon = Kim Byeol
Mason Mun = Han Woo Ram

Le début :

Les parents de Joon Soo en ont tellement marre du comportement agité et rebelle de leur fils qu’ils ont déserté la maison jusqu’à nouvel ordre. Ce dernier ne se démonte pas, appelle illico ses copains pour organiser une super fiesta et file au supermarché du coin pour acheter tout ce qu’il faut pour passer une bonne soirée entre boys.
Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’il trouve un bébé dans son chariot, alors qu’il avait laissé celui-ci quelques instants pendant qu’il choisissait des boissons alcoolisées… aïe, aïe, aïe, on dirait bien que la fête est finie avant même d’avoir commencé !


Mes impressions :

Je cherchais un film – pas forcément nippon – pour faire mon article du mois d’août et je suis tombée sur l’affiche de Baby and me : la bouille du bébé et son expression sur cette affiche m’ont rendue gaga ! Accessoirement, la tête de l’acteur me disait bien quelque chose… évidemment, puisqu’il s’agit de Jank Geun Suk que j’ai découvert dans You’re beautiful. Du coup, voilà, l’affaire était conclue, je tenais mon film ! Restait plus qu’à chauffer l’eau pour le thé et m’installer confortablement ! (Oui, j’ai des plaisirs simples…)

***
Je vais passer très vite sur ce qui m’a dérangée. Vous allez voir, c’est pas grand-chose. J’ai tout d’abord déploré le fait qu’il y avait une voix pour transcrire les pensées du bébé. Or, j’ai trouvé que c’était parfaitement inutile. Le bambin est suffisamment expressif (On a bien compris qu’il pleurait parce qu’il avait faim ou parce qu’il avait déposé une galette dans sa couche). L’autre chose qui m’a dérangée est la scène de l’aéroport qui devient un peu trop mélo à mon goût au bout de quelques minutes. A part ça…
Eh bien, à part ça, il est très facile d’accrocher à ce film : le premier gag est réussi et annonce la couleur d’entrée de jeu. L’intrigue est traitée sur le ton de la légèreté, alors qu’il s’agit de thèmes pas forcément joyeux dans 100 % des cas. J’ai trouvé que c’était fort. Tout n’est pas imprévisible, mais comme c’est dynamique, drôle la plupart du temps et bien joué, ça passe tout seul et ça remplit son rôle de divertissement.
Les acteurs jouent bien leur partition et rendent leurs personnages attachants. J’ai déjà parlé du bébé (prénommé Woo Ram), incarné par Mason Mun. A-DO-RA-BLE. Et… mon Dieu, il a dix ans maintenant, que le temps passe vite, c’est horrible ! Je suis allée voir sur le Net à quoi il ressemblait maintenant et c’est rigolo, parce qu’on le reconnaît, il est toujours aussi craquant avec sa petite bouille de fripouille !
Notre héros, Han Joon Soo, est quant à lui interprété par Jang Geun Suk que je ne vous ferai pas l’affront de présenter :D C’est la seconde fois que je le rencontre au détour d’une œuvre cinématographique, mais j’en ai tellement lu sur lui et j’ai vu tellement de photos de lui sur la blogosphère il y a quelques années que j’ai l’impression de le connaître par cœur ! Son jeu ne me déplaît pas et ce rôle de gamin terrible qui a un bon fond lui va bien. Disons qu’il donne envie au néophyte d’en savoir plus sur sa drama/filmographie. (Du coup, je suis retournée sur le Net pour voir ce qu’il était devenu en 10 ans et… bon, on va parler d’autre chose.)




Dans le rôle de la bonne copine du héros, nous trouvons Kim Byeol (Song Ha Yoon), une élève surdouée qui a cessé de fréquenter l’école car elle était victime de harcèlement (Un grand classique que l’on remet sans cesse au goût du jour!) et c’est la rencontre avec Joon Soo qui va motiver la jeune fille à retourner user sa jupette sur les bancs du lycée. Elle lui sera d’un grand secours en jouant les nounous occasionnelles, car il est très maladroit au début avec le bébé, comme on peut s’y attendre également !




La relation qui se noue entre Joon Soo et Woo Ram est évidemment au cœur de l’intrigue. Il est intéressant de voir la manière dont Joon Soo évolue au contact de ce petit être sans défense et qu’il va falloir protéger, nourrir. Ne pas oublier que les parents de Joon Soo se sont fait la malle pour lui donner une bonne leçon en ne lui laissant que l’équivalent de quelques dizaines d’Euros. Eux qui voulaient le responsabiliser… c’est plutôt réussi! Quant à savoir si l’arrivée du bébé dans la vie du héros est un coup monté ou si les parents ne sont pas au courant, je vous laisse le découvrir par vous-mêmes. On peut pencher pour les deux solutions et on a finalement une réponse. Pour ma part, j’avais opté pour la mauvaise !




Parmi les personnages secondaires, j’ai bien aimé la prof Madame Cho (Kim Jung Nan) qui n’est pas commode du tout au premier abord, mais qui a en fait le cœur sur la main. Elle veille sur Joon Soo de loin et est toujours là lorsqu’il se retrouve dans la mouise la plus totale. J’ai également aimé les parents de Joon Soo (incarnés par Kim Byung Ok et Park Hyun Suk). Ce sont des personnages un peu déjantés sur les bords et j’aime ça !




En conclusion :

Baby and me est un bon petit divertissement. L’intrigue n’est pas originale, mais le ton résolument humoristique lui donne une valeur ajoutée. Elle est servie par des acteurs qui rendent les personnages attachants, à commencer par l’adorable Mason Mun !








IZA, le 29 août 2018

dimanche 8 juillet 2018

Depeche Mode, Arras 2018


Depeche Mode à Arras

7 juillet 2018




Lieu : Main Square Festival, Arras (France)

Introduction :

Cette fois, contrairement à la dernière fois, je ne vais pas laisser passer des semaines avant de parler du dernier concert auquel j’ai assisté ! Bon, déjà, c’est mon second jour de vacances, donc j’ai (ENFIN!!!!) un peu plus de temps à consacrer à Iza-ware et j’ai plein de choses sur le feu, notamment deux dramas en cours de visionnage. Je m’étais dit que je ne regarderais plus jamais plusieurs dramas en même temps, mais la fièvre des dramas a repris en même temps que les vacances et ce genre de fièvre, c’est TROP BON !

Le lieu :

Il s’agit de la 14ème édition du Main Square Festival qui a lieu à la citadelle d’Arras, un lieu inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, excusez du peu ! Au moment où j’écris ces lignes, le festival n’est pas encore terminé. Il dure trois jours. La partie qui m’intéressait – Depeche Mode, donc – c’était hier soir, lors du second jour…
Festival oblige, tout est fait pour que vous puissiez passer beaucoup d’heures sur le site… y compris un gros tuyau d’arrosage rotatif accroché à un arbre qui a fait du bien à beaucoup de gens, parce qu’on a beau être dans les Hauts-de-France, en ce moment il ne fait pas froid du tout par chez nous ! Ressenti de la température extérieure = 50° (ajoutez facilement 20° à la fin du concert, vers 23h30, lol).

Le décor et le concert :

Excellent dosage, comme d’habitude : des morceaux récents et plus anciens, toute une carrière passée en revue, toutes les époques, tous les styles, avec des arrangements aux petits oignons pour faire de tous ces petits bijoux de véritables joyaux de la couronne scénique. Certains morceaux sont judicieusement plus rapides que les originaux, calibrés pour la scène (par exemple : « A pain that I’m used to ») tandis que d’autres sont tout aussi judicieusement plus lents (comme « I just can’t get enough »). Les artistes étaient tous très bons, mais j’ai envie d’insister sur trois d’entre eux.
Tout d’abord, Christian Eigner est à mes yeux un génie car il garde TOUJOURS le rythme et c’est phénoménal. J’imagine que c’est très difficile de faire ça en concert et c’est une chose à laquelle je suis hyper sensible. En concert, dans certains groupes, il arrive parfois que le batteur accélère ou bien ralentisse et cela a le don de m’irriter (Lars Ulrich, si tu m’entends… ). Mais là, avec lui, je suis sur le cul à chaque fois ! Et tiens, soit dit au passage, la p’tite Cherisse Osei (qui a rejoint Simple Minds relativement récemment) se débrouille également très bien en concert avec ses baguettes.
Ensuite, Dave Gahan ne cesse de me bluffer : il envoie du bois du début à la fin, il se fout de la chaleur, il a un charisme étonnant et il est habité. Oui, il vit les chansons, il ne s’économise pas, il donne tout, il donne l’impression d’être partout à la fois, virevolte, joue avec le public et sa voix est toujours aussi envoûtante.


Enfin, Martin Gore apporte cette touche de sensibilité qui lui est propre et a, cette fois encore, livré un « Somebody » à vous donner le frisson. Frisson également lorsqu’il a joué « Personal Jesus » dans un autre registre. « Personal Jesus » est l’une de mes chansons favorites de Depeche Mode, voire MA favorite, alors je suis particulièrement exigeante avec ce morceau, surtout en concert. De toute façon, c’est une chanson parfaite pour les concerts.



Ils ont emporté avec eux les clips que l’on a eu l’occasion de voir lors du « Global Spirit Tour » pendant l’interprétation de « In your room », « Enjoy the silence », « Cover me », « Walking in my shoes » et dont on ne se lasse pas car il y a de tout dans ces histoires : c’est esthétique, sexy, émouvant, intriguant… c’est Depeche Mode.

Conclusion :

I just can’t get enough ! Oui, je l’avoue, je pense que je suis en train de devenir une véritable « Depeche Mode devotee ». Hâte d’avoir de nouveau l’occasion de les voir !
Un concert de Depeche Mode, c’est vraiment une sacrée expérience à faire et refaire sans modération !




IZA, le 8 juillet 2018