dimanche 8 juillet 2018

Depeche Mode, Arras 2018


Depeche Mode à Arras

7 juillet 2018




Lieu : Main Square Festival, Arras (France)

Introduction :

Cette fois, contrairement à la dernière fois, je ne vais pas laisser passer des semaines avant de parler du dernier concert auquel j’ai assisté ! Bon, déjà, c’est mon second jour de vacances, donc j’ai (ENFIN!!!!) un peu plus de temps à consacrer à Iza-ware et j’ai plein de choses sur le feu, notamment deux dramas en cours de visionnage. Je m’étais dit que je ne regarderais plus jamais plusieurs dramas en même temps, mais la fièvre des dramas a repris en même temps que les vacances et ce genre de fièvre, c’est TROP BON !

Le lieu :

Il s’agit de la 14ème édition du Main Square Festival qui a lieu à la citadelle d’Arras, un lieu inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, excusez du peu ! Au moment où j’écris ces lignes, le festival n’est pas encore terminé. Il dure trois jours. La partie qui m’intéressait – Depeche Mode, donc – c’était hier soir, lors du second jour…
Festival oblige, tout est fait pour que vous puissiez passer beaucoup d’heures sur le site… y compris un gros tuyau d’arrosage rotatif accroché à un arbre qui a fait du bien à beaucoup de gens, parce qu’on a beau être dans les Hauts-de-France, en ce moment il ne fait pas froid du tout par chez nous ! Ressenti de la température extérieure = 50° (ajoutez facilement 20° à la fin du concert, vers 23h30, lol).

Le décor et le concert :

Excellent dosage, comme d’habitude : des morceaux récents et plus anciens, toute une carrière passée en revue, toutes les époques, tous les styles, avec des arrangements aux petits oignons pour faire de tous ces petits bijoux de véritables joyaux de la couronne scénique. Certains morceaux sont judicieusement plus rapides que les originaux, calibrés pour la scène (par exemple : « A pain that I’m used to ») tandis que d’autres sont tout aussi judicieusement plus lents (comme « I just can’t get enough »). Les artistes étaient tous très bons, mais j’ai envie d’insister sur trois d’entre eux.
Tout d’abord, Christian Eigner est à mes yeux un génie car il garde TOUJOURS le rythme et c’est phénoménal. J’imagine que c’est très difficile de faire ça en concert et c’est une chose à laquelle je suis hyper sensible. En concert, dans certains groupes, il arrive parfois que le batteur accélère ou bien ralentisse et cela a le don de m’irriter (Lars Ulrich, si tu m’entends… ). Mais là, avec lui, je suis sur le cul à chaque fois ! Et tiens, soit dit au passage, la p’tite Cherisse Osei (qui a rejoint Simple Minds relativement récemment) se débrouille également très bien en concert avec ses baguettes.
Ensuite, Dave Gahan ne cesse de me bluffer : il envoie du bois du début à la fin, il se fout de la chaleur, il a un charisme étonnant et il est habité. Oui, il vit les chansons, il ne s’économise pas, il donne tout, il donne l’impression d’être partout à la fois, virevolte, joue avec le public et sa voix est toujours aussi envoûtante.


Enfin, Martin Gore apporte cette touche de sensibilité qui lui est propre et a, cette fois encore, livré un « Somebody » à vous donner le frisson. Frisson également lorsqu’il a joué « Personal Jesus » dans un autre registre. « Personal Jesus » est l’une de mes chansons favorites de Depeche Mode, voire MA favorite, alors je suis particulièrement exigeante avec ce morceau, surtout en concert. De toute façon, c’est une chanson parfaite pour les concerts.



Ils ont emporté avec eux les clips que l’on a eu l’occasion de voir lors du « Global Spirit Tour » pendant l’interprétation de « In your room », « Enjoy the silence », « Cover me », « Walking in my shoes » et dont on ne se lasse pas car il y a de tout dans ces histoires : c’est esthétique, sexy, émouvant, intriguant… c’est Depeche Mode.

Conclusion :

I just can’t get enough ! Oui, je l’avoue, je pense que je suis en train de devenir une véritable « Depeche Mode devotee ». Hâte d’avoir de nouveau l’occasion de les voir !
Un concert de Depeche Mode, c’est vraiment une sacrée expérience à faire et refaire sans modération !




IZA, le 8 juillet 2018

samedi 30 juin 2018

Ao Haru Ride


D’amour et d’amitié


Titre original : アオハライド

Année : 2014
Réalisation, Scénario, etc. : Miki Takahiro, Tomoko Yoshida
Durée : 121 minutes
Pays : Japon
Genre : Comédie romantique,
adaptation du manga éponyme (Blue Spring Ride) par Io Sakisaka, publié initialement à partir de 2011 (13 volumes)

Avec : Tsubasa Honda = Futaba Yoshioka
Masahiro Higashide = Ko Mabuchi
Yua Shinkawa = Shuko Murao
Ryo Yoshizawa = Aya Kominato
Izumi Fujimoto = Yuri Makita
Yu Koyanagi = Yoichi Tanaka
Mitsuki Takahata = Yui Narumi
Yudai Chiba = Toma Kikuchi

Le début :

Les cerisiers sont en fleurs et c’est une journée de rentrée des classes ordinaire dans un lycée japonais. Futaba retrouve ses amies et leur affirme avec assurance qu’elle va se concentrer sur l’amitié et ne pas se focaliser sur les garçons… mais (BIEN ENTENDU !!) cela ne tient que quelques minutes, car elle croit reconnaître Ko Tanaka dans le couloir, un garçon dont elle était tombée amoureuse quatre ans auparavant au collège.
Dans un premier temps, elle a un doute, car il ne porte pas le même nom (Maintenant, il faut l’appeler « Mabuchi »). C’est pourtant bien lui, ses parents ont divorcé et il a vécu un temps avec sa mère à Nagasaki. De retour dans la capitale, Futaba découvre que Ko a bien changé, ce n’est plus le gamin souriant d’antan. Futaba cherche à comprendre ce qui a bien pu se passer dans la vie de Ko pour qu’il change à ce point et arrête de sourire…

Mes impressions :

C’est un grand classique, on devine la fin de ce genre de bluette dès les premières minutes, mais c’est pas grave, on y va quand même. Je pense que nous avons tous connu cela. La recette de ces histoires de cœurs d’ados et pour ados est bien connue, mais elle est tellement efficace que l’on se laisse prendre au jeu à chaque fois, même si tous les poncifs y sont et qu’il n’y aura pas de surprise : le premier amour, la séparation, la rivale collante, le rival collant, les quiproquos, le(s) triangle(s) amoureux et, bien sûr, j’en passe !


 On reste attentif pendant à peu près 1h30 (après, c’est un peu plus laborieux tout de même). La grande question est de comprendre pourquoi Ko a perdu le sourire et veut que Futaba oublie le gamin qu’elle a connu au collège. Une fois que tout cela est connu, le dénouement tarde un peu à arriver et il faut bien l’admettre, l’intérêt pour la fin s’amoindrit considérablement.


Les personnages n’ont rien de transcendant, mais leur prestation n’est pas dégueulasse pour autant. Ce sont, comme il faut s’y attendre, des personnages stéréotypés et qui jouent très bien leur partition. L’héroïne est campée par l’agréable bouille de Tsubasa Honda, que j’ai découverte tout récemment dans Renai NEET. Le héros masculin est incarné par Masahiro Higashide. Je n’ai rien de particulier à lui reprocher, il joue parfaitement son rôle de gamin taciturne, mais je trouve qu’il fait un peu trop vieux pour jouer le gamin qui rentre en seconde année de lycée. Il avait tout de même 26 ans au moment où le film a été tourné et franchement, ça se voit bien par moments ! Par contre, Tsubasa Honda est plutôt crédible. Elle est certes un peu plus jeune que lui, mais pour elle, ça passe beaucoup mieux !


Les personnages secondaires sont à l’image des protagonistes : ils remplissent très bien leur fonction. Nous avons donc la gamine très gentille qui est laissée un peu de côté au début, la copine faussement méchante et qui devient gentille tout en restant froide en apparence, le bon copain amoureux de l’une de ces demoiselles et qui rame. Le tout mis bout à bout donne une histoire d’amitié qui complète les premiers émois de tout ce joli monde. Comme je le disais donc plus haut : rien de transcendant, mais on se laisse porter par le courant.



En conclusion :


Ao Haru Ride est une petite histoire pas originale, mais fraîche, un brin longuette à finir, mais tout à fait charmante dans l’ensemble.






IZA, le 30 juin 2018

jeudi 31 mai 2018

Tenshi no Tamago



Tenshi no Tamago




Titre original : 天使の卵
Année : 2006
Réalisation, Scénario, etc. : Shin Togashi, Masako Imai, Yuka Murayama
Durée : 114 minutes
Pays : Japon
Genre : Drame

Avec : Hayato Ichihara = Ayuta Ipponyari
Manami Konishi = Haruhi Godo
Erijka Sawajiri = Natsuki Saito

Le début :

Quatre ans après avoir rompu, Natsuki et Ayuta se retrouvent par le plus grand des hasards. Ayuta se destinait à une carrière de dessinateur, mais suite à un drame qui est survenu dans sa vie, il pense qu’il est désormais incapable de dessiner. Natsuki est persuadée du contraire et est déterminée à le lui faire comprendre.




Mes impressions :

Alors, bien sûr, il s’agit d’un film d’ambiance, mais je le dis et le redis : ce n’est pas ennuyeux du tout.
C’est le genre de film auquel j’accroche tout de suite parce qu’il y a une ambiance particulière, la musique est envoûtante, elle ne parasite pas l’intrigue mais vient au contraire jouer un rôle elle aussi. C’est toujours le même morceau, mais il tombe toujours à pic et il est si beau…
Le dessin est mis à l’honneur et c’est très intéressant car différentes techniques sont montrées, on nous montre des gros plans, des esquisses, on ne sait pas trop où tout cela va nous amener ni ce que l’on va trouver une fois le dessin achevé et, ma foi, c’est complètement à l’image de l’intrigue. C’est là où c’est très fort : on se doute un peu de ce qui va se passer, on sait dès les premières minutes que quelque chose de dramatique a eu lieu, on nous ressert le sempiternel triangle amoureux mais ce n’est pas gênant car plein de choses inattendues viennent se greffer, viennent compléter et enrichir les contours du départ et le résultat final est plus que satisfaisant. Ce n’est peut-être pas un chef d’œuvre, mais ce film est prenant et nous parle car il traite de thèmes universels et indémodables tels que le deuil, la reconstruction de soi, le sentiment d’impuissance et de culpabilité et le fait de faire la paix avec soi-même et les autres, les difficultés que représentent de telles quêtes, etc.




Je n’ai pas pleuré au moment du dénouement, encore que les âmes très sensibles pourraient très bien y arriver. Je ne veux pas dire par là que j’ai un cœur de pierre, bien au contraire, mais j’ai ressenti un réel apaisement en voyant défiler les dernières images (sublimes !) et même si mon cœur s’est serré, on en est restés là lui et moi.
J’ai adoré absolument – presque – tous les personnages (oui, car il faut noter la présence d’un triste sire parmi eux, un type qui m’a absolument dégoûtée, mais à part ça, ça allait… ) et les rôles sont joués avec justesse (y compris celui du triste sire, pour le coup).
Enfin, ce film a un autre atout de taille : son esthétisme. J’ai fait plein de captures d’écran tellement c’est beau, tellement les plans sont fins, très beaux et tellement les couleurs sont magnifiques… et je pourrais utiliser encore tout un tas de qualificatifs positifs !

En conclusion :

Un très beau film, pas du tout drôle, mais qui se termine, comme souvent dans ce genre de film, par une petite touche positive, un sentiment bienvenu d’apaisement.
Je suis restée très vague à dessein au niveau de l’histoire : il faut vraiment que vous découvriez le reste par vous-mêmes.










IZA, le 31 mai 2018

samedi 28 avril 2018

Akumu-Chan – The movie


« Dreaaaams are my realityyyy... » (ahem...)


Titre original : 悪夢ちゃん Theovie

Année : 2014
Réalisation, Scénario, etc. : Noriyoshi Sakuma
Musiques : Masaru Yokoyama
Durée : 119 minutes
Pays : Japon
Genre : Comédie dramatique

Avec : Keiko Kitagawa = Ayami Mutoi
Manatsu Kimura = Yuiko Koto
Marius Yo = Kanji Shibui
Fumiyo Kohinata = Bannosuke Koto
Gackt = Takashi Shiki
Yuka = Kotoha Hirashima
Ryuta Sato = Kosuke Shibui

Le début :

Akumu-Chan – The movie est la suite du drama éponyme, alors je vous fais un petit résumé des épisodes précédents, en évitant cependant de spoiler :
Yuiko (Manatsu Kimura) a un grand-père (Fumiyo Kohinata) peu ordinaire. En effet, il est l’inventeur d’une machine qui permet de visualiser et convertir les rêves en données, puis de les récupérer sur des « cartes de rêves ». Yuiko a le pouvoir de lire l’inconscient des personnes qu’elle croise. Les mauvais pressentiments de ces personnes deviennent les cauchemars de Yuiko et ce n’est pas tout : ces cauchemars deviennent réalité. La petite fille, terrifiée, ne veut plus aller à l’école par crainte de causer des ennuis à ses camarades de classe. Heureusement, elle peut compter sur le soutien de Ayami-Sensei (Keiko Kitagawa), qui peut la comprendre, mais je ne vous dirai pas pourquoi ;)

***

Le film démarre très fort : Yuiko est en proie à l’un de ses fameux cauchemars. Dans ce mauvais rêve, Ayami-Sensei l’accuse de manipuler ses camarades de classe et lui impose de montrer ses vrais sentiments à tout le monde. Un garçon débarque de nulle part sur le dos d’une bestiole ailée que personne – ni vous, ni moi, ni aucun des personnages – n’a vue auparavant (sinon, c’est qu’il est grand temps de consulter!). Ce garçon est poursuivi par l’assistant du grand-père de Yuiko : notre ami Takashi (Gackt) sur son fidèle cheval… ailé lui aussi, cela va de soi. Il s’ensuit une bataille épique qui ne dure que quelques secondes, car la fillette se réveille enfin. Ouf !
Il s’agit d’un cauchemar prophétique, une chose courante chez la fillette : le lendemain à l’école, Ayami-Sensei présente un nouveau garçon (Kanji, Marius Yo) à la classe et il se trouve qu’il ressemble comme deux gouttes d’eau au garçon du mauvais rêve de Yuiko. Chose encore plus étrange : Ayami-Sensei et tous les camarades de classe de Yuiko ont également rêvé de Kanji la nuit précédente…



Mes impressions :


Le 17 avril 2011, Iza-ware voyait le jour (si tant est que l’on puisse accoucher d’un blog...). Depuis, mon blog existe toujours, mais avec une cadence d’écriture très pépère, puisqu’au fil des ans, j’ai été obligée de m’imposer un rythme de publication : « Iza, tu publies au minimum un article par mois, sinon c’est pas la peine de continuer ». A mon grand regret, je n’arrive que rarement à publier davantage. Bien entendu, c’est uniquement par manque de temps et cela me laisse avec une frustration sans nom car j’adore écrire et partager des choses avec vous. C’est tout juste si j’arrive à faire un tour sur les réseaux sociaux une fois par jour, c’est vous dire.
Chose carrément inédite cette année : je n’ai absolument pas eu le temps de publier d’article le jour même de l’anniversaire de mon blog, chose que j’avais réussi à respecter jusque-là. Certaines années avaient même été plus fastes que d’autres, puisque j’avais eu le temps de préparer un petit jeu pour marquer le coup. Alors, je me donne pour mission de réussir à le faire l’année prochaine, parce que c’est toujours sympa de retrouver son lectorat le temps d’un jeu. Bref, je vais revenir au film dont j’ai voulu vous parler aujourd’hui, mais avant cela, je tenais à vous remercier chaleureusement de me lire encore au bout de sept ans.

***

Donc : Akumu-chan – The movie. Vaste dossier ! Je vais commencer par les points positifs, ce sont ceux qui me reviennent en tête le plus facilement.
J’ai vu le drama il y a longtemps, alors ce fut tout d’abord sympa de revoir tout le monde. Il y a forcément quelques nouvelles têtes, et parmi elles, il y a celle de Ryuta Sato et c’est toujours un plaisir de le voir apparaître dans un drama ou un film. Je trouve qu’il a une bonne tête, un sourire amical, bref... un bon capital sympathie.
Dans la série des bonnes têtes, nous retrouvons également celle de Keiko Kitagawa qui rempile et endosse de nouveau son costume de Sensei. J’ai trouvé que le personnage était moins intéressant que dans la série, mais je pense que cela est dû au scénario qui est beaucoup moins centré sur elle que dans le drama. En effet, l’accent est plutôt mis sur Yuiko et ses camarades de classe, la puberté, les problèmes de famille, etc. En tout cas, l’interprétation est toujours aussi propre : Keiko Kitagawa n’est pas née de la dernière pluie, elle a une liste de séries et de films impressionnante à son actif.


Les effets spéciaux, on en parle ? Bon, alors, je les mets quand même dans les points positifs, car à défaut d’être complètement réussis, ils sont drôles (souvent malgré eux, je pense). Ce sont des effets spéciaux… assez spéciaux, dirons-nous. Oui, je sais, vous voulez des exemples :



Ah… et puis il faut que je vous touche un mot des deux affiches. Je les adore. Je ne savais pas trop laquelle mettre en début d’article, j’ai vraiment hésité, elles sont tellement jolies toutes les deux. Du coup, je vous montre la seconde affiche ici :


Du côté des choses moins réjouissantes, j’ai tout d’abord été un peu désarçonnée au début du film, car il n’était pas toujours évident de déterminer s’il s’agissait d’un rêve ou si je me trouvais dans la réalité des protagonistes. Je suis quasiment certaine que c’est voulu, mais je n’ai pas trop apprécié cette masturbation cérébrale.
Ensuite, on se pose beaucoup de questions sur Kanji, quasiment tout l’intérêt du film repose d’ailleurs là-dessus, et puis, en fin de compte, une fois que tout commence à se démêler, on se dit : « Ah… tout ça pour ça, en fait ... ».
J’ai également déploré pas mal de longueurs. Le film a un démarrage poussif et il faut attendre qu’un quart du temps se soit écoulé avant que l’on arrive non seulement à rentrer dans l’histoire, mais qu’en plus on y trouve un quelconque intérêt. En fait, j’avais l’impression que tout avait été dit à la fin du drama et je ne voyais pas trop l’intérêt de faire un film après cela, d’autant plus que la dernière partie de la série m’avait beaucoup moins séduite que le reste. Du coup, j’étais très curieuse de savoir ce que ce film allait réserver comme surprises… ben, j’ai été déçue.
Je vais m’arrêter là, car donner davantage de détails risque de vous spoiler le truc, étant donné que c’est la suite directe de la série. En fait, c’est plutôt une aventure supplémentaire, mais il y a des choses dont je ne peux pas vous parler, si d’aventure vous aviez tout de même envie de vous lancer dans le visionnage de ce film.

En conclusion :

Clairement, le film est un cran en-dessous du drama. Le seul intérêt est de retrouver tout le monde et c’est à peu près tout, car la boucle était déjà bouclée à la fin du drama et le film n’apporte rien de nouveau ou de spécial.

 




IZA, le 28 avril 2018








vendredi 30 mars 2018

Simple Minds à Paris


Simple Minds à Paris

17 février 2018


Salle : Pleyel, Paris (France)

Introduction :

Oh la la. Un mois et demi que l’événement a eu lieu et je n’ai toujours rien posté dessus. Cela vous donne une idée du temps que j’ai à consacrer au blog en ce moment. Hélas. Trois fois hélas.
Le mois prochain, c’est mon bloganniv et je sais déjà que je n’aurai pas le temps de marquer le coup comme je l’ai fait l’année dernière et ça m’attriste, mais je m’égare ! Revenons à Simple Minds.
A quelques jours près, cela faisait trois ans que je ne les avais pas vus et ça m’avait manquée, parce que j’avais passé un super moment.

Le lieu :

Salle Pleyel, Paris. La grande classe. Une acoustique délirante, des sièges confortables, l’Arc de Triomphe deux rues plus loin. What else ?:D Pour l’anecdote (et pour des raisons diverses), je voulais plutôt aller les voir le 18 à Bruxelles, mais figurez-vous que les billets se sont vendus en quelques minutes – j’étais pourtant au taquet – donc il a fallu se « rabattre » sur Paris.
Du coup, avec Christian-le-retrogamer-occasionnel, nous avons endossé nos costumes de touristes (^^) et en avons profité pour visiter un peu la capitale. Nous avions du temps à tuer, car nous sommes arrivés en fin de matinée. (C’est le genre de journée qui coûte un bras, mais, voyez-vous, on ne vit qu’une fois… depuis, on se serre la ceinture, LOL!). Bref…



Il faisait beau, les amis. Génial ! Ben oui, c’est important, on avait quand même prévu de passer la majeure partie de la journée dehors !

Le décor et le concert :

Pas de grosses fioritures dans la salle en elle-même, mais un mur de LED derrière le groupe qui en jetait un max et qui nous en faisait voir de toutes les couleurs. Une animation magnifique, DE OUF comme on dit maintenant :D J’ai particulièrement aimé ce moment où l’on voyait Maman (pas la mienne, mais la Terre) comme si l’on était à bord de l’ISS et le groupe était devant, ça donnait l’impression qu’il faisaient de la musique dans l’espace, tranquilles, en dansant sur notre planète. Et ça suit tellement bien avec la majeure partie de leurs morceaux !
Le concert en lui-même était très original à la fois au niveau du fond et de la forme. En fait, je n’avais nullement prêté attention au texte sur l’affiche : « exclusive 3 part show with live interview ». Eh ouais, ça s’est déroulé comme suit : nous avions le droit à deux interviews ET à leur dernier album dans son intégralité (si, si) ET une série de morceaux plus anciens (c’est le moment où plus personne n’est assis…). De mémoire, j’en cite quelques-uns : «Waterfront », « Don’t you (forget about me) », « Someone, somewhere in summertime » et bien sûr « Alive and kicking ». Bref, on en a eu pour notre pognon.
J’aime beaucoup leur dernier album à présent, même si – et je le dis comme je le pense – je n’ai pas été super fan tout de suite (sauf pour « Magic » et « The signal and the noise » qui ont des mélodies efficaces et très accrocheuses. Comment vous expliquer ? C’est du Simple Minds de l’époque au goût du jour. Une très bonne sauce.). L’album s’intitule « Walk between worlds » et voici la pochette :


La photo est un peu déroutante : on dirait qu’ils ont utilisé une vieille photo de Jim Kerr. Même aujourd’hui, j’ai le doute. Remarquez, pourquoi pas ? Ce serait raccord avec le nom de l’album et la mire qui nous propulse à une autre époque.

Conclusion :

Une journée qui a passé trop vite – et le concert, j’en parle même pas – gros cafard le soir dans la voiture en regagnant nos pénates. Des chansons plein la tête, Paris by night pour finir. On en veut encore !






IZA, le 30 mars 2018

mercredi 28 février 2018

Renai NEET – Wasureta Koi no Hajimekata

Mes amies, nos amours, nos emmerdes...



Titre original: 恋愛ニート~忘れた恋のはじめ方~
Année : 2012
Réalisation, Scénario, etc. : Yuko Nagata, Mahoko Takanari, Yuki Ozawa, Akio Yoshida, Takayoshi Tanazawa
Musiques : Kosuke Yamashita
Durée : 10 épisodes de 46 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie romantique

Avec : Yukie Nakama = Rin Kinoshita
Kuranosuke Sasaki = Naoya Matsumoto
Mikako Ichikawa = Miho Watanabe
Kento Nagayama = Shunpei Makino
Ryo = Nanako Aizawa
Yuji Tanaka = Kouta Tada
Yuki Jutta = Akira Takahashi
Shigeru Muroi = Hiromi Amemiya
Yuki Jutta = Akira Takahashi
Tsubasa Honda = Yui Kinoshita
Jun Nishiyama = Itsuki Kinoshita

Le début :


Rin (Yukie Nakama) travaille dans une maison d’édition. Elle n’a pas une minute à elle, vu qu’elle s’occupe également de son frère Itsuki (Jun Nishiyama) et sa sœur Yui (Tsubasa Honda). Leurs parents sont décédés et c’est elle qui gère la maison. Cela fait huit ans qu’elle n’a pas eu de petit ami. Oui, parce que d’une part, il faut bien dormir à un moment donné et pour que Rin puisse avoir une relation amoureuse, il faudrait que chaque journée dure 48h et d’autre part, elle a manifestement tiré un trait sur l’amour…



Son amie Miho (Mikako Ichikawa) fête son divorce. Vous lisez bien, Miho et son « bientôt ex-époux » ont bel et bien organisé une cérémonie comme on organise une cérémonie de mariage! Cela dit, cette cérémonie est à mourir de rire…



Est également présente à la petite fiesta Nanako (Ryo), une autre bonne amie de Rin. Nanako a un petit ami depuis longtemps, mais elle n’arrive pas à sauter le pas et se lancer dans la grande aventure du mariage. En effet, cette chef d’entreprise est très exigeante et il manque toujours un petit quelque chose pour que l’Homme (avec un grand H) soit parfait. Ceci étant dit, son petit ami lui réserve une bien mauvaise surprise alors qu’elle semblait enfin décidée à officialiser leur relation…




Lors de cette fameuse « divorce-party », Rin et Nanako vont faire plus ample connaissance avec trois amis du futur ex-mari de Miho (quand même, cette cérémonie, j’arrive pas à m’y faire, mais bon, c’est à la mode paraît-il… ) : le chimiste Kouta (Yuji Tanaka), le dentiste Naoya (Kuranosuke Sasaki), ainsi que Shunpei (Kento Nagayama), un jeune intérimaire…




Mes impressions :

Une personne peut-elle changer par amour ? A défaut, peut-on vivre seul(e) ? Voilà les grandes questions que soulève ce drama. « Après tout, on ne sera pas toujours là ». Telles sont les paroles de Itsuki, le petit frère de Rin. A force de garder la tête dans le guidon, Rin ne s’est pas rendu compte que ses frangins grandissaient et qu’ils partiraient forcément un jour et j’aime bien la formule employée par Itsuki, une formule inattendue car c’est un peu le monde à l’envers (vu le contexte, j’ai imaginé que la phrase n’était pas terminée et qu’il pourrait dire «… pour veiller sur toi »). C’est également une formule pleine d’amour (ils aiment leur sœur, c’est indiscutable) et d’avertissement du style : « Onee-chan, réveille-toi un peu si tu ne veux pas finir toute seule. »





Cette phrase, ainsi que la mésaventure de Nanako, agissent comme un électrochoc sur Rin, mais les choses ne sont pas aussi simples lorsque l’on n’a pas aimé quelqu’un depuis longtemps et que l’on n’est plus le perdreau de l’année.




A l’instar des autres protagonistes, Rin est un personnage complexe qui n’a pas (re)trouvé l’âme sœur et qui ne sait pas trop comment s’y prendre. En d’autres termes, Rin est une « Renai NEET ». Elle sent bien qu’elle arrive à un moment charnière de son existence et se rend enfin compte qu’elle est en train de devenir de plus en plus aigrie. Le premier à en faire les frais est Akira (Yuki Jutta), son subalterne, en qui elle ne fait même pas confiance. J’adore la tête qu’il fait à ce moment précis sur la capture ci-après… et c’est encore plus drôle lorsque l’on sait pourquoi il fait cette mine mi-attendrie, mi-moqueuse :




Ses collègues la voient comme une personne froide et prétentieuse et elle se comporte de manière désagréable et impolie envers Kouta, Naoya et Shunpei le jour de la cérémonie. Rin n’est pas mon personnage préféré. Elle fait parfois des choix étranges et ça m’énerve (‘faudra qu’on m’explique ce qu’elle a fumé dans l’épisode 7, par exemple… ). Pour sa défense, je dirai tout de même que plus on progresse dans l’intrigue, moins elle m’irrite. C’est assez subtil au début et très progressif, mais elle s’améliore.
En fait, des six protagonistes, il y en a trois que j’ai bien appréciés : Naoya (Kuranosuke Sasaki n’y est pas pour rien, j’adore son jeu en général), Kouta (pour sa patience, sa douceur et sa gentillesse) et Nanako, ce qui m’a d’ailleurs étonnée, car je ne suis pas fan de Ryo à la base, mais il se trouve que j’aime bien l’évolution de son personnage, car elle semble ultra superficielle au début, mais en grattant un peu, on se rend compte qu’elle est sensible et finalement attachante. Des six personnages principaux, c’est elle qui va avoir les choix les plus difficiles à faire. Pour ce qui est de Miho, je trouve ce personnage intéressant sans plus. Quant à Shunpei, je l’ai trouvé insupportable dès le début et il aura fallu plusieurs épisodes avant que je puisse éprouver quelque sympathie pour lui.
Vous l’avez compris, les relations homme-femme sont au cœur de l’intrigue. Nous avons dans le cas présent trois hommes et trois femmes qui ne vont cesser de se croiser, sympathiser, se chamailler, etc. Ils se retrouvent aussi très régulièrement entre personnes du même sexe pour se raconter leurs petites histoires et surtout échanger leurs opinions sur le sexe opposé. Le clan des femmes (^^) se réunit dans le luxueux F4 de Nanako et les hommes se retrouvent toujours au même café (où ils mangent des p***** de gâteaux hyper appétissants que même t’as envie de percer l’écran pour atterrir dans leur assiette. Ah… la vie de dramaphile, c’est très compliqué…). Il arrive qu’ils se retrouvent tous les six et cela donne lieu à des scènes particulièrement distrayantes, car Rin est victime d’une machination échafaudée par sa boss (Shigeru Muroi), tout le monde finit par être au courant sauf elle et la situation devient de plus en plus compliquée. Je comprends la raison pour laquelle la boss a fait cela, mais c’est très maladroit de sa part et pas très gentil envers Rin. Elle aurait pu trouver autre chose ! Personnellement, cela ne me plairait pas du tout que l’on me fasse cela. Dommage, car la boss est par ailleurs très sympa.
Tant que j’y suis à parler de l’environnement professionnel de Rin : hormis Akira, ses collègues sont lourdingues et j’ai détesté son N+1, il en fait des tonnes en permanence et ne fait rire que quelques minutes au début sur les dix épisodes que compte cette série. On se lasse très rapidement de ses singeries. C’est un horrible personnage qui touche Rin sans cesse, se rapproche d’elle de manière complètement déplacée. Ne tournons pas autour du pot, cela s’appelle du harcèlement. C’est censé être drôle, mais cela ne m’a pas du tout amusée.




Revenons à nos protagonistes. On se rend compte de cette solitude qui les accable tous, des apparences trompeuses, de ce fameux masque qu’ils doivent porter au quotidien en société et de cette pression qu’ils subissent tous et ce, peu importe leur niveau de vie et leur catégorie socio-professionnelle. Il s’agit d’un fait de société, vu que le « freeter » et la chef d’entreprise sont aussi concernés que le dentiste ou la jeune femme sans emploi.
Les thèmes abordés et la problématique ne sont certes pas nouveaux et ont déjà été traités à maintes reprises, mais Renai NEET est intéressant à plus d’un titre.
Tout d’abord, j’ai retenu que la réalisation était réussie. Dans l’épisode d’exposition, on passe très régulièrement d’un personnage à l’autre et j’ai apprécié l’originalité et l’organisation des transitions. Autre chose : en général, les fins d’épisodes tiennent bien le spectateur en haleine.
D’un point de vue purement esthétique, j’adore l’affiche. Qu’est-ce qu’elle est belle, cette affiche ! C’est frais, c’est classe et ce mariage entre ces quatre couleurs est une pure réussite ! De toute façon, l’image est belle d’un point de vue général.
Renai NEET a en outre une distribution de rêve. Regardez l’affiche, tout est dit ! Et ils jouent tous très bien ! J’ai adoré détester Rin au début, j’ai tout de suite adoré Naoya et Kouta et j’ai même commencé à bien apprécier Nanako au bout de deux ou trois épisodes, ce qui m’a un peu étonnée pour la raison que j’ai évoquée un peu plus haut.
Parmi les choses que j’ai appréciées, il y a la BO, qui est une réussite également, merci à Kosuke Yamashita ! Si vous connaissez d’autres comédies ou comédies romantiques dont il a composé les musiques, n’hésitez surtout pas à me faire vos suggestions ! (Quant à l’ending, il s’agit de « Be… », interprété par Ms. OOJA. La chanson est jolie, quoique un peu banale mais j’aime bien la voix de la chanteuse.)
J’aime également l’humour de cette série. Ces retrouvailles régulières entre « clans » comptent parmi les scènes les plus amusantes, du moins la majorité d’entre elles, car le ton évolue un peu au gré des aventures et mésaventures des uns et des autres. D’autres scènes sont amusantes car elles donnent dans l’exagération. Par exemple, j’ai en tête les deux parties de ping-pong qui opposent Rin à Naoya. Ils se livrent des batailles sans merci car pour chacun de ces personnages aux caractères bien trempés et aux idées bien arrêtées, la victoire est une question de vie ou de mort ! Surtout ne pas perdre la face !
Il y a cependant quelques scènes où l’on sent que trop donner dans l’exagération est casse-gueule car elle est utilisée soit beaucoup trop souvent, soit aux mauvais endroits. Il y a deux ou trois scènes qui ont ce défaut, mais à part ça, cette série est de bonne, voire très bonne, facture… jusqu’à l’épisode 7 où ça commence à déraper un peu au niveau du scénario et où le dénouement tarde à arriver. Trop de longueurs, trop de longueurs ! Sauvez l’intrigue, elle est dans des sables mouvants !

En conclusion :

Pour résumer, on a du bon et du moins bon.
Du côté des plus, on a des acteurs inspirés, une petite intrigue majoritairement bien pensée (ça dérape un peu dans le dernier tiers), de la bonne musique, de l’humour.
Du côté des moins, on a une propension à l’exagération qui vient gâcher la fête par endroits, des choix scénaristiques un peu maladroits, quelques longueurs et une problématique déjà vue et revue, même si l’humour et la réalisation lui donnent une valeur ajoutée.
Quant à vous dire si je vous conseille ou pas ce drama, je ne vais pas être catégorique. J’ai décidé d’en retenir le meilleur, même si je pense que Renai NEET n’est pas un incontournable, simplement un bon divertissement. Comme les acteurs jouent bien, il vaut le coup d’œil si l’un de vos chouchous fait partie de la distribution.














IZA, le 28 février 2018