mercredi 29 novembre 2017

Tokyo Friends

Les meilleures zamies du moooonde !


Titre original: 東京フレンズ
Année : 2005
Réalisation, Scénario, etc. : Rin Etou, Kozo Nagayama
Musiques : Sin
Durée : 5 épisodes de 75 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie romantique

Avec : Ai Otsuka = Rei Iwatsuki
Eita = Ryuuji Shintani
Rio Matsumoto = Hirono Hayama
Yoko Maki = Ryoko Fujiki
Mao Kobayashi = Maki Abiko
Masanobu Katsumura = Kazuo Sasakawa
Mari Hoshino = Akemi
Kazuki Kitamura = Keitaro Sasakawa
Masanobu Katsumura = Kazuo Sasakawa
Yuu Misaki = Yoshie Sasakawa
Ryuta Sato = Kenichi Satomi

Le début :

Lasse de vivre dans son petit village côtier de Kouchi, Rei part à la conquête de Tokyo. Elle y trouve rapidement un travail de serveuse dans un petit restaurant et se fait des amis mais surtout, elle fait la connaissance d’un musicien prénommé Ryuuji. Celui-ci insiste pour qu’elle chante dans son groupe car il est tombé amoureux de sa voix…

Mes impressions :

C’est bien gentil de vouloir tout quitter comme ça, mais il faut bien se trouver un toit et gagner sa croûte, n’est-ce pas ? Eh bien, ne vous faites pas de souci pour Rei (Ai Otsuka), elle trouve tout ça et plus encore au bout de 10 minutes.


Ouaip ! Si ça, c’est pas un début in medias res, dites-moi ce que c’est ! Rendez-vous compte :
- Pour le logement, elle squatte chez sa copine Akemi (Mari Hoshino) qui, au passage, vivait dans le même village qu’elle et qui a également écouté le chant des sirènes tokyoïtes quelques années auparavant et a tout plaqué, espérant vivre une vie plus exaltante dans la capitale. Soit dit au passage, Rei est un personnage qui m’a laissée un peu perplexe. Elle a quand même 22 ans, mais il lui faut encore gagner en maturité. Pourtant, elle a quitté son petit village toute-seule-comme-une-grande à la conquête de la gigantesque Tokyo, s’y est fait des amis, a trouvé un job, etc. Elle déborde de dynamisme, on a l’impression qu’elle a fait le plus gros en dix minutes, mais elle peut jouer les gamines indécises, capricieuses et boudeuses comme personne et ça, ça a le don de m’énerver.
- Pour le taf, là encore, pas de souci : elle tombe sur une affiche que l’on ne verrait pas en France… nulle part, d’ailleurs : le restaurant « Yume no Kura » recrute des personnes QUI SONT SANS RIEN ! Et c’est tout, il n’y a rien de plus. On ne demande pas de qualification particulière, pas d’expérience. Naaaande ?! Pour l’anecdote, elle ne sait pas encore trop ce qu’elle va faire de sa life, elle réfléchira plus tard. Mouais, ça laisse perplexe également. Attendez, c’est pas fini, je vous ai gardé le meilleur pour la fin
- Là où c’est fort, c’est qu’en plus, elle croise Ryuuji (Eita) le joli garçon de service… qu’elle va de nouveau croiser (aaaah… éternel « hasard des dramas », tu me feras toujours rire…) et, tenez-vous bien, qui va tomber amoureux de sa voix !


Faut-il déduire de tout ceci que la vie à Tokyo est facile, que tout tombe du ciel – logement, travail, amour, amitié – sans avoir véritablement à bouger le petit doigt ? Eh bien, ce n’est pas si sûr. S’il est vrai que l’on a tout sous la main à Tokyo – Eita y compris, lol – eh bien il va falloir quand même batailler un peu pour garder tout ça, car rien n’est jamais vraiment acquis d’avance, n’est-ce pas ? Mais non, bien sûr, vous vous en doutez, Tokyo n’est pas la panacée et la bonne copine Akemi en est un bon premier exemple. En effet, la demoiselle déchante et se pose de sérieuses questions quant à son retour au village natal, même si elle en a gros sur le cœur…
Quid des jeunes femmes avec qui Rei se lie d’amitié à Tokyo ?
Ryoko (Yoko Maki), fidèle cliente du « Yume no Kura », a un boulot qui la rend dingue à la fois sur le plan personnel et professionnel. Elle me fait rire lorsqu’elle se lance dans ses laïus sur la vie de couple. Elle a une grande envie (et un grand besoin!) de changement, mais elle change d’avis comme de chaussettes et a un côté très superficiel et frivole qui peut s’avérer irritant. Et puis, le coup du nounours rose dans l’épisode cinq… là, je dis non !


Maki (Mao Kobayashi) est étudiante en art et serveuse au « Yume no Kura ». Elle traverse des petits passages à vide au niveau de l’inspiration. Elle est parfois drôle malgré elle et est avant tout attachante. J’ai eu mal au cœur pour elle à un moment donné.


Enfin, l’arrivée de Hirono (Rio Matsumoto) est assez déconcertante car elle débarque avec son sourire ultra blancheur et son brushing im-pec-ca-ble et déclare un truc du style : « Je suis dans la dèche totale, vous m’embauchez ? ».


Eh ben, vous savez quoi : elle est embauchée, bien sûr ! Son rêve à elle, c’est de jouer dans les pièces de théâtre qu’elle aura écrites. Rien que ça ! Quant à savoir si c’est une bonne idée ou pas… je vous laisse seuls juges, lol !


Il faut que je vous avoue une chose : arrivée à peine à la moitié du second épisode, j’ai commencé à me poser quelques questions : est-ce que c’est justement parce que tout semble aller trop vite que ça me saoule comme ça ? Est-ce que je continue ou est-ce que j’arrête de suivre cette série ? Est-ce que je vais supporter encore longtemps le côté gamine boudeuse qui se révèle un peu trop souvent chez Rei ? Et puis, un jour de pluie – il fallait au moins ça – je me suis motivée, je m’y suis remise après avoir momentanément laissé la série de côté et j’ai regardé la suite et la fin. Oh, pas tout d’un coup, ‘faut pas trop en demander non plus, hein ! Qu’en ressort-il ? Eh bien, je m’en vais justement vous l’expliquer…
Ce n’est pas une série absolument déplaisante à suivre, le coup des copines qui se serrent les coudes (et qui, accessoirement, ne ratent pas une occasion de picoler ensemble, un grand classique) peut même être amusant, mais je me suis un peu ennuyée par moments malgré le fait que tout allait beaucoup trop vite et surtout, j’ai trouvé que la série manquait de réalisme. Disons que c’est gentillet, c’est mignon, mais ça s’arrête là.
Les personnages sont nombreux, ce qui a le mérite de mettre pas mal d’animation. Tous ces braves gens ont beaucoup de choses en commun : l’envie d’échapper à l’ennui du quotidien, de donner un sens à leur vie, de trouver la confiance nécessaire en eux et de trouver leur voie. Certains ont une histoire très touchante, d’autres ont des problèmes à régler avec leur passé, ces problèmes les empêchent de vivre pleinement et d’aller de l’avant.
Le problème, c’est qu’il existe déjà tout un tas de séries dans le genre et je trouve que celle-ci n’a pas ce je-ne-sais-quoi qui la démarque des autres et ceci est la raison de l’ennui que j’ai ressenti. Les histoires des protagonistes ont bien souvent un goût de déjà-vu. Par exemple, Ryuuji est guitariste dans un groupe qui est en train de traverser une crise majeure et somme toute courante dans les groupes : les gros soucis d’ego qui déclenchent des conflits pouvant porter préjudice au groupe tout entier. C’est précisément le cas ici, puisque le chanteur claque la porte. Le groupe se retrouve donc sans chanteur, ce qui est bien évidemment problématique. Une fois que le problème du remplaçant a été résolu (hyper rapidement !!!!), un autre problème pas bien original non plus se dresse illico. J’ai donc trouvé que ce n’était pas bien passionnant.
Et puis, des petites anecdotes ont fait que j’ai un peu tiqué par moments. Par exemple, le fameux-chanteur-qui-quitte-le-groupe se casse la figure sur Rei au cours d’une bagarre. Rei tombe à son tour et se met à saigner du nez et ça les fait tous sourire, quoi ! (Quand quelqu’un se casse la figure et qu’il commence à saigner du nez, tu lui demandes si ça va, s’il faut appeler un médecin, s’il a mal quelque part, s’il a quelque chose de cassé, des trucs comme ça, non ? Bon, bref, passons…)
Sur quoi peut-on se rabattre ? Eh bien, je me suis davantage amusée en suivant les péripéties des personnages secondaires et c’est ce qui me fait dire, avec beaucoup de recul, que c’est un peu grâce à ça si j’ai pu reprendre l’histoire là où je l’avais laissée. Par exemple, j’ai trouvé que Keitaro (Kazuki Kitamura) était un personnage fort sympathique et attachant. Keitaro est le frère du patron du « Yume no Kura ». Banquier de son état, je l’ai trouvé très drôle avec sa voix assez bizarre et son attitude débonnaire. Et puis, il devient dès son entrée une sorte de « cible » pour les demoiselles, mais pour des raisons différentes. Ce jeu de séduction ne dure pas longtemps, mais cela m’a amusée le temps que ça a duré. Il reste qu’il me faisait sourire à chaque fois qu’il partait de son rire un peu gêné dans certaines circonstances… gênantes. Sacré numéro, ce Keitaro !


Autre exemple : la troupe de théâtre emmenée par Kenichi (Ryuta Sato), des personnages complètement barrés mais véritablement animés par leur passion pour le théâtre.


Terminons sur une autre note positive avant de passer à la conclusion : les mélodies des chansons sont jolies et je n’ai pas eu l’impression qu’on me les infligeait. Il est normal qu’on les entende plusieurs fois, étant donné que l’un des personnages principaux chante, mais on ne les entend pas non plus toutes les cinq minutes, ce que j’ai fortement apprécié car c’est toujours ce qui me fait un peu flipper dans ce genre de dramas. Et puis, je préfère Ai Otsuka en chanteuse, elle semble s’éclater davantage que lorsqu’elle joue la comédie, surtout passé ce fameux second épisode.

En conclusion :

Ce fut parfois un véritable pensum de me remettre à l’écriture de l’article portant sur ce drama que j’avais laissé tomber il y a plusieurs semaines de cela et ce n’est bien évidemment pas bon signe ! Cela veut dire que je n’ai pas été transcendée par cette petite série.
Cela m’ennuie de déconseiller un drama car mon avis n’appartient qu’à moi et je n’ai pas la prétention d’avoir le meilleur avis qui soit. Alors, pour conclure, je dirai simplement que des dramas comme celui-ci, il en existe plein d’autres… mais ils sont certainement meilleurs.  






IZA, le 29 novembre 2017

mercredi 11 octobre 2017

Les années douces

par Hiromi Kawakami


Titre original : Sensei no Kaban
Auteur: Hiromi Kawakami
Pays: Japon
Genre: Roman
Nombre de pages : 284
Année de première parution : 2001
N° ISBN: 978-2-87730-765-9

Le sujet :

Harutsuna Matsumoto est un professeur de japonais à la retraite. Il se souvient très bien de Tsukiko Omachi, l’une de ses anciennes élèves, qui a ses habitudes dans le même troquet que lui et qui commande les mêmes choses que lui. C’est d’ailleurs en lui faisant un jour la remarque qu’il brise la glace. Le dialogue s’instaure entre ces deux personnages qui ne vont dès lors cesser de se rapprocher, malgré les trente années qui les séparent…

Contenu et impressions :

Je vous ai déjà fait part de mon intention de lire ce roman dans un précédent article. Si j’ai le plaisir de vous en parler aujourd’hui, c’est qu’il était donc à la médiathèque et que j’ai enfin eu le temps de le lire, youpi ! ( ^^ )

***

C’est à travers les yeux de Tsukiko que l’on assiste à la naissance de cette relation très belle et très touchante. Petit à petit, au fil des saisons, Tsukiko et son professeur vont devenir indispensables l’un à l’autre et entrer dans la vie l’un de l’autre. Tout commence ce fameux soir où Tsukiko accepte de se rendre chez celui qu’elle appelle « le maître » pour prendre un dernier verre, sans aucune arrière-pensée. Il lui montre des objets qui ont une valeur sentimentale pour lui, il lui raconte une foule d’anecdotes. Et c’est tout. Ou presque…
Car Tsukiko et « le maître » ont un lien invisible et sont comme connectés. Ils vont se retrouver naturellement dans ce même troquet, sans même avoir à se donner rendez-vous. Ils n’ont pas besoin de cela. Parfois, ils se retrouvent ailleurs, autrement, se croisent au hasard d’une rue ou se retrouvent sur la demande du maître pour l’accompagner sur le marché ou bien ils participent à une mémorable cueillette de champignons au petit matin avec le patron du troquet où ils ont l’habitude d’aller et le cousin de ce dernier.
Ce sont deux solitaires contents de s’être trouvés et ils s’apprivoisent, ils se chamaillent – et l’on se surprend à être triste pour eux et avec eux, car la solitude reprend très vite le pas – ils se réconcilient, ils se taquinent. Le lecteur apprend dès le premier chapitre que Tsukiko a du mal à nouer des liens, même avec des gens de son âge. Quant au professeur, il a été marié à une femme peu banale qui l’a quitté du jour au lendemain et sans laisser de trace.
La magie de l’auteur opère dès les premières pages. Hiromi Kawakami n’a pas sa pareille pour expliquer tous ces petits riens et ces anecdotes de la vie de tous les jours, et surtout ces liens qui se tissent délicatement, qui sont parfois ténus et si fragiles, mais qui peuvent devenir très forts. Elle parle également admirablement bien de la nostalgie ou de cette forme de jalousie que l’on peut éprouver lorsque l’être aimé n’est pas là ou qu’il fait souffrir, parfois même sans s’en rendre compte.
Les dernières lignes sont à la fois belles, puissantes et émouvantes et le roman est fin et subtil de bout en bout.        
 
En conclusion :

J’aime beaucoup l’univers de Hiromi Kawakami. Je n’ai lu que deux de ses romans, mais ils ont eu tous les deux un impact très fort sur moi. J’ai lu la version BD il y a quelques années et je suis très contente d’avoir pu lire l’œuvre originale. En lisant le roman, je me suis souvenue au fur et à mesure de certains passages, comme la scène de la cueillette des champignons et du coup, j’ai de nouveau envie de lire la version BD.
Bien entendu, je vous conseille la lecture du roman et de la BD.

Un petit mot sur l'auteur :


Hiromi Kawakami est une romancière et écrivaine japonaise née le 1er avril 1958 à Tokyo. Son premier roman (Kamisama) a paru en 1994. Elle est très populaire au Japon. En France, c’est précisément et principalement pour son roman Les années douces (paru en 2001 au Japon et en 2003 en France) qu’elle est connue. Ce roman a été adapté en bande dessinée par Jiro Taniguchi en 2008 (paru en France en 2010). Son œuvre a été traduite dans plus de vingt langues. Elle a reçu de nombreuses récompenses, notamment le prestigieux prix Tanizaki en 2001 pour son roman Les années douces.


Source renseignements sur l'auteur: site Wikipedia et http://bokmenntahatid.is/hiromi-kawakami-2/




IZA, le 11 octobre 2017

samedi 30 septembre 2017

Gratot

Le château de Gratot

Château de Gratot


Date : le 25 juillet 2017

Cet été, avec Christian-le-retrogamer-occasionnel, on a pas mal roulé notre bosse. Jugez plutôt : un peu moins de 3000 km en 10 jours, un tour de France familial, culturel et gastronomique. Nous avons vu des paysages différents, découvert plein de choses, mangé plein de bonnes choses :D et vu plein de monde.
Parmi les splendeurs que nous avons découvertes, il y a ce château situé à Gratot, dans la Manche (Normandie), à quelques kilomètres de Coutances (une autre splendeur de Normandie, soit dit au passage).

Jardin des plantes de Coutances

L’histoire du château de Gratot est aussi intéressante qu’émouvante. En effet, au XIXème siècle, ses propriétaires successifs ne l’ont pas entretenu, si bien qu’il a fini par tomber en ruine, mais son histoire ne s’arrête pas là… heureusement.
A la fin des années 1960, des bénévoles aussi motivés que courageux ont entrepris le sauvetage de la bâtisse.
Aujourd’hui, elle peut être entretenue grâce aux subventions, au mécénat et aux droits d’entrée.
Des manifestations culturelles ont lieu très régulièrement. Le jour où nous l’avons visité, une troupe installait des sièges et une scène pour un spectacle en plein air. De plus, il y avait une expo d’art contemporain.

Au théâtre ce soir : Perceval, par la Compagnie du Graal.

Le plan idéal : visite du Jardin des Plantes de Coutances et de la cathédrale, un p’tit restau, puis direction Gratot pour visiter le château et pour finir, un tour à la plage ! ;)




IZA, le 30 septembre 2017

mardi 29 août 2017

La brocante Nakano

par Hiromi Kawakami

 
Titre original : Furudogu Nakano Shoten

Auteur: Hiromi Kawakami

Pays: Japon

Genre: Roman

Nombre de pages : 342

Année de première parution : 2005

N° ISBN: 978-2-8097-0090-9



Le sujet :



Ce roman traite essentiellement de la vie et des relations entre les quatre personnages évoluant au sein de la brocante Nakano : le patron, sa sœur et les deux employés.

La plupart des clients sont atypiques, à l’image des objets que l’on peut trouver dans cette brocante...



Contenu et impressions :



Petit aparté pour commencer. Si ce livre était adapté en drama, ce serait un drama d’ambiance, comme on dit dans ces cas-là. D’ailleurs, j’aimerais bien le voir adapté en drama, je suis sûre que l’on pourrait en faire quelque chose de bien. Enfin… un drama court, disons deux ou trois épisodes. Ce serait amplement suffisant. Pour tout vous dire, j’ai lu ce roman en « drama-style » : j’avais les acteurs, j’avais le décor, j’avais tout. « Ma » boutique s’inspirait largement de la librairie de livres anciens que l’on peut voir dans Tokyo Bandwagon. Par contre, mon petit casting à moi n’était pas le même, encore qu’à la réflexion, et même si je n’avais pas pensé à elle dans un premier temps, à présent je vois très bien Mikako Tabe incarner ici Hitomi, la narratrice. A voir…

Parlons justement des personnages un peu plus en détails. La narratrice est donc Hitomi. Elle travaille comme employée dans la brocante de Monsieur Nakano. Hitomi nous livre ses réflexions, ses peurs, ses impressions sur tout et en particulier sur Takeo, l’autre employé, qui est chargé d’effectuer les récupérations d’objets. Takeo est un peu mystérieux, et pas uniquement pour la narratrice, car c’est un taiseux. Il n’en demeure pas moins attachant, tout comme les autres personnages, d’ailleurs !

Monsieur Nakano est le patron. C’est un quinquagénaire qui a un gros point faible : la gent féminine. Nous faisons d’ailleurs la connaissance de Sakiko, qui est l’une de ses maîtresses ! Sakiko est un personnage secondaire très intéressant. Le chapitre dans lequel Hitomi lit un manuscrit écrit par Sakiko est très drôle, car elle le lit sur une matinée, et comme le contenu est… bon, je ne vais pas vous le dire, mais Hitomi est plongée dans sa lecture et à cause du contenu, elle est surprise tout à coup lorsqu’un client entre soudain dans la boutique et du coup, elle réagit bizarrement. Hitomi, de toute façon, je l’adore. C’est à elle – et un peu à monsieur Nakano – que je dois tous ces sourires pendant la lecture, comme par exemple ce passage où elle est inquiète car la personne pour qui elle commence à développer des sentiments ne l’appelle pas et elle se met à énumérer toutes les raisons pour lesquelles il n’appelle pas… et ça va loin ! Et d’ailleurs, on a tous et toutes éprouvé cela un jour, c’est ça et tous ces autres petits riens qui font que l’on se sent proche des personnages.

Masayo, la sœur de Monsieur Nakano, ne travaille pas à la boutique, mais elle vient régulièrement rendre visite à son frère. Son activité professionnelle consiste à fabriquer et vendre des poupées. Curieusement, lorsqu’elle vient à la boutique, son aura fait que le chiffre d’affaires augmente sensiblement. Masayo va tisser un lien particulier avec Hitomi. Les deux femmes vont devenir des confidentes, ou du moins ce qui s’en rapproche le plus. Tous les personnages vont d’ailleurs tisser des liens et c’est tout l’intérêt de ce roman tout en finesse et subtilité.

De prime abord, ce que l’on peut lire en quatrième de couverture n’incitera peut-être pas le lecteur à se jeter sur ce roman (par peur de se lancer dans une lecture ennuyeuse, peut-être), mais il vaut vraiment le coup ! C’est certain qu’il n’y a pas de rebondissements qui s’enchaînent, de l’action à tire-larigot, mais qu’est-ce que cette histoire est belle et surtout, qu’est-ce que j’aime ce style si simple, mais si subtil ! Chaque chapitre est centré sur un objet, qui est un point de départ pour raconter des petits riens, mais qui au total font un grand tout ! Combien de fois me suis-je sentie impliquée au point de vouloir me retrouver avec eux dans l’arrière-boutique ou en compagnie de Masayo et Hitomi à manger des pâtisseries !

Etant donné que ce sont des petites bribes de la vie quotidienne, on peut lire ce roman tranquillement, chapitre après chapitre, à raison d’un chapitre par soir, on peut même laisser passer plusieurs soirs et retrouver tout le monde sans devoir se dire : « Au fait, il se passait quoi déjà quand j’ai quitté tout ce beau monde la dernière fois ? »). En ce qui me concerne, j’ai été tellement charmée que je l’ai dévoré.

J’ai eu un peu peur que la fin ne soit pas satisfaisante, qu’elle tombe un peu à plat ou qu’elle soit banale, mais je n’ai pas été déçue, c’est un sans faute, et c’est typiquement le genre de petit univers et de personnages que je suis triste de quitter une fois le livre terminé et refermé pour la dernière fois.



En conclusion :



Comme je l’ai dit plus haut, j’ai dévoré ce roman. Je faisais un tour à la médiathèque de ma ville, sans chercher de livre en particulier, lorsque je suis tombée sur celui-ci et j’ai tout de suite été attirée par la couverture, qui est magnifique.

Je vais retourner très prochainement à la médiathèque pour voir s’il n’y aurait pas d’autres pépites du même genre par Hiromi Kawakami. J’ai lu Les années douces par le passé, mais dans sa version BD. Si je pouvais trouver le roman, je serais comblée. Affaire à suivre ?



Un petit mot sur l'auteur :


 
Hiromi Kawakami est une romancière et écrivaine japonaise née le 1er avril 1958 à Tokyo. Son premier roman (Kamisama) a paru en 1994. Elle est très populaire au Japon. En France, elle est surtout connue pour son roman Les années douces (paru en 2001 au Japon et en 2003 en France), qui a été adapté en bande dessinée par Jiro Taniguchi en 2008 (paru en France en 2010). Son œuvre a été traduite dans plus de vingt langues. Elle a reçu de nombreuses récompenses, notamment le prestigieux prix Tanizaki en 2001 pour son roman Les années douces.



Source renseignements sur l'auteur: site Wikipedia et http://bokmenntahatid.is/hiromi-kawakami-2/










IZA, le 29 août 2017

jeudi 6 juillet 2017

Sprout

Le titre me fait rire, pas vous ? (OK, je sors…)

 
Titre original: スプラウト
Année : 2012
Réalisation, Scénario, etc. : Kentaro Moriya, Hayato Kawai, Kojiro Hashimoto, Yuko Matsuda
Durée : 12 épisodes de 23 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie romantique
Adaptation du shojo manga éponyme de Atsuko Nanba

Avec : Yuri Chinen = Souhei Narahashi
Aoi Morikawa = Miku Ikenouchi
Fujiko Kojima = Miyuki Ozawa
Jesse Lewis = Hayato Katagiri
Ryosuke Hashimoto = Naoharu Takigawa
Mayuko Kawakita = Kiyoka Taniyama
Ritsuko Tanaka = Hiroko Ikenouchi
Keisuke Horibe = Tsuyoshi Ikenouchi

Le début :

Ce drama commence par un flashback : Miku est emmenée à l’infirmerie de son lycée par un garçon dont elle ne distingue pas le visage. Tout ce dont elle est capable de se souvenir, c’est cette sensation éprouvée lorsqu’il lui a pris la main pour l’aider à se lever…


Depuis ce jour, Miku en est sûre : ce garçon est le garçon de ses rêves et elle attend le jour où elle croisera à nouveau son chemin. (Miku, manifestement, croit qu’elle vit dans un shojo ^^ !)
En attendant, une petite révolution a lieu chez la jeune fille : ses parents ont pris la décision de louer à des étudiants les chambres vacantes de leur grande maison, afin d’arrondir les fins de mois. Parmi ces jeunes gens, il y a Souhei, qui est le garçon le plus populaire du lycée. Un jour où Miku glisse et tombe, Souhei lui tend la main pour l’aider à se relever et Miku reconnaît la sensation qu’elle a éprouvée quelques mois auparavant. Elle en est sûre : elle a retrouvé son Prince Charmant, c’est Souhei ! Youpi ? Non, pas youpi du tout. Il y a un petit hic : le cœur de Souhei est déjà pris ! (Finalement, il se pourrait bien que Miku soit enfermée dans un shojo :D !)



Mes impressions :

J’ai essayé de faire un peu d’humour dans mon résumé, j’ai l’air de me moquer des shojos, mais en fait je n’ai rien contre ! Qui aime bien châtie bien ! Nous avons donc affaire à une adaptation du shojo éponyme de la mangaka Atsuko Nanba.
Sprout est un drama qui peut se regarder rapidement, car il comprend 12 épisodes de 23 minutes.
Il faut que je vous avoue une chose : j’ai pris Miku (Aoi Morikawa) en grippe pendant quelques minutes, car elle fait sa bêcheuse dans l’épisode d’exposition. En effet, MADEMOISELLE n’est pas contente, parce qu’elle ne veut pas que des personnes inconnues boivent dans SON verre, mangent SES sorbets, utilisent SA baignoire ! Et je m’énerve, parce que si ses parents louent les chambres, c’est pour que l’argent ainsi gagné permette à MADEMOISELLE de faire des études supérieures dans une bonne fac. Normal que je m’énerve, ou pas ?


Heureusement, elle se rend compte de son attitude puérile et stupide un peu avant la fin du premier épisode, faisant ainsi baisser ma tension artérielle. En plus, ses parents (incarnés par Ritsuko Tanaka et Keisuke Horibe) sont adorables… des vrais parents de shojo, quoi ! J’ai vraiment eu mal au cœur pour eux en voyant MADEMOISELLE taper sa petite crise.


Souhei (Yuri Chinen) vient vivre chez les Ikenouchi car suite au divorce de ses parents, le nouveau logement de sa mère se situe trop loin du lycée. Souhei est très populaire auprès des filles. Elles aiment sa gentillesse et sa gueule d’ange. C’est un personnage serviable et qui a le don de mettre rapidement tout le monde dans sa poche.


Deux autres pensionnaires intègrent le foyer, ce sont des étudiants : Naoharu (Ryosuke Hashimoto) et Kiyoka (Mayuko Kawakita). Leur présence n’est pas primordiale, ils servent juste à mettre un peu d’ambiance et ce sont des personnages hyper stéréotypés, mais ils sont amusants… c’est déjà ça. Naoharu (« Takki-san »), c’est le gentil otaku de service et Kiyoka incarne la fille superficielle par excellence.

 
Hayato (Jesse Lewis) est un ami de Souhei. Il vient lui prêter main forte lors de son emménagement chez MADEMOISELLE. La particularité de ce jeune homme est de collectionner les conquêtes… jusqu’au jour où il tombe amoureux de quelqu’un. Pour de vrai.


Il me reste à vous présenter Miyuki (Fujiko Kojima), la petite amie de Souhei. Elle est (forcément!) jolie, souriante, douce, amicale, etc. (Ah… au fait, je vous ai dit que c’était un shojo à la base? XD). Miyuki n’est pas du tout populaire au lycée – et le fait de sortir avec le chouchou de ces demoiselles n’arrange rien à l’affaire. En effet, les autres filles la trouvent ennuyeuse et l’ont affublée d’un vilain sobriquet. Seule Miku se comporte de manière amicale avec elle.
Il est à noter que Souhei n’est pas le premier amour de Miyuki… et, même si cette remarque paraît anecdotique, en fait, elle ne l’est pas ! (^^)

  
Sprout n’est pas la huitième merveille, mais je n’en attendais rien de particulier ou d’original, alors tout ce que j’ai vu me convient tout à fait. L’histoire se passe principalement pendant les vacances d’été et cette petite parenthèse estivale fait du bien. Sprout est court, il se laisse regarder, il est distrayant et pour qui aime les shojos, tous les ingrédients y sont. Il y a des jours où l’on a simplement envie de regarder une série qui ne va pas nous prendre la tête et Sprout est arrivé au bon moment.

 
Pour le générique, c’est le groupe de Johnny’s Hey ! Say ! 7 qui s’y colle, bien sûr ! La chanson est banale et sympa à écouter deux ou trois fois, ambiance bande de potes garantie : ça s’intitule « Hana Egao » et ça a des accents gentillets, histoire d’être raccord avec la série et pendant la chanson, on voit notre sympathique bande de jeunes courir sur la plage au ralenti, avec Souhei qui nous gratifie d’un salto arrière. Guimauve powaaaa !
A noter, en insert songs, « Betty’s a bombshell », « Cruel and beautiful world » et « Itchin’ on a photograph » par Grouplove, ce n’est pas si fréquent d’entendre un groupe occidental en insert dans un drama. J’aime bien ces titres, mais on les entend un peu trop souvent à mon goût.

En conclusion :

Sprout, c’est du shojo 100 % pur jus qui respecte tous les codes du genre, on y retrouve tous les poncifs (le barbecue-entre-amis-pour-fêter-le-fait-que-l’on-soit-tous-ensemble-entre-amis, le feu d’artifice, la visite de l’aquarium, etc.), donc il est à réserver aux amateurs qui y trouveront certainement leur compte.
N’ayant pas lu l’œuvre originale, je m’adresse tout particulièrement aux amateurs de shojos qui connaissent le manga dont ce drama est l’adaptation et qui pourraient enrichir mon article de leurs commentaires, histoire de comparer les deux versions, etc., ou tout simplement pour savoir si ils seraient tentés de regarder cette série, pourquoi pas ?
A contrario, si vous avez vu la série, est-ce que cela vous donne envie de vous plonger à présent dans la lecture du manga ?
Bref, que vous inspire tout ceci ? (^^)


 


IZA, le 6 juillet 2017