vendredi 30 novembre 2018

100 Scene no Koi


L’amour, toujours l’amour!




Titre original: 100シーンの恋
Année : 2008
Réalisation, Scénario, etc. : Yuzi Tsutani
Musiques : ?
Durée : 3 épisodes de 15 à 30 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie romantique

Avec : Hiro Mitsushima = Yoji / Sota / Kazuya
Misa Uehara = Anna
Saya Yuki = Midori
Yumi Sugimoto = Misaki

Le début :

Episode 1 :
Yoji (Hiro Mitsushima) est un jeune homme passionné de surf et qui aime rendre service. Il pense toujours aux autres avant de penser à lui. Son amie Anna (Misa Uehara) a perdu un bracelet qui semble avoir une grande importance pour elle. Yoji veut absolument l’aider à retrouver ce fichu bracelet (quitte à tamiser tout le sable des plages japonaises s’il le faut, nom d’un petit bonhomme!).
Episode 2 :
Sota (Hiro Mitsushima), qui travaille dans le milieu du prêt-à-porter, vient d’apprendre qu’il a été transféré à New York. Il pense que c’est le bon moment pour lui d’avouer ses sentiments à sa collègue Midori (Saya Yuki), mais tout ne va pas se passer comme prévu. Qu’à cela ne tienne, Sota veut tout faire pour que Midori soit heureuse.
Episode 3 :
Kazuya (Hiro Mitsushima) est coiffeur. Il vient de rompre avec sa petite-amie. Un soir, alors qu’il est tard mais qu’il se trouve toujours au salon de coiffure, Misaki (Yumi Sugimoto), une ancienne camarade de classe, lui demande de lui couper les cheveux.

Mes impressions :

100 Scene no Koi est effrayant par sa durée mais c’est cela qui m’a motivée à regarder, car je me suis posée la question de savoir ce que l’on pouvait bien raconter d’intéressant en si peu de temps.
Il s’agit en effet d’une série ultra courte composée de trois épisodes d’une durée allant de quinze à trente minutes environ. D’ailleurs, ce n’est même pas une série, mais trois instants de la vie qui sont mis en lumière et qui sont sans rapport les uns avec les autres. Le seul point commun est que le rôle du protagoniste a été confié à Hiro Mitsushima. Ah… et bien sûr, l’amour est le thème principal !

***

Episode 1 :
Les scénaristes et les écrivains japonais (pour ne citer qu’eux) sont très forts pour sublimer les moments de la vie quotidienne, tous ces petits riens qui arrivent tous les jours à tout le monde, qui sont d’une banalité parfois affligeante, ces événements routiniers qui sont interrompus par des petites épiphanies et des révélations qui n’ont d’importance qu’aux yeux des protagonistes mais dont on prend un certain plaisir à être témoin.
Ce sont précisément ce que j’ai appelé plus haut ces petites épiphanies qui sont le plus dignes d’intérêt : pourquoi est-ce si important de retrouver le bracelet ? Bien évidemment, c’est pour le symbole qu’il représente, le fil conducteur et pas uniquement parce que c’est une personne très chère à Anna qui le lui a offert. On comprend à quelques secondes de la fin à quel point il est important pour elle de le retrouver : j’ai poussé à peu près le même soupir qu’elle à la fin et en même temps qu’elle (oui, oui, je suis d’accord avec vous, c’est glauque). Tout ça pour vous dire que perdre un bracelet, ça arrive à beaucoup de gens partout et tous les jours, mais cette histoire est digne d’intérêt non pas tant pour ce que le bracelet représente car c’est là encore très banal, mais bien pour la façon dont c’est présenté. Le seul souci est que je n’ai pas été convaincue par la prestation de Hiro Mitsushima. Et ça, c’est pas banal, mais c’est triste…




Episode 2 :
Cet épisode est deux fois plus long que le précédent. Bon, dit comme ça, on s’attend à un truc énorme, mais en fait, ça dure une petite demi-heure :D
Là encore, il est question d’un objet primordial dans l’intrigue et d’un moment important où tout bascule. J’ai davantage apprécié le jeu de Hiro Mitsushima dans cet épisode. Par contre, j’ai été profondément agacée par le personnage incarné par Saya Yuki. En effet, Midori est trop nunuche pour moi. Heureusement que c’est plié en trente minutes !

A part ça, il y a une scène très mignonne et sensuelle au beau milieu de l’épisode et rien que pour ça, ça vaut le coup de supporter Midori. Pour autant, cet épisode n’est pas celui que j’ai aimé le plus, malgré de bons moments d’humour, de tendresse et de suspens.




Episode 3 :
Le dernier épisode dure vingt minutes. Il est un peu différent des deux autres. Ici, pas d’objet qui fait office de fil conducteur comme dans les épisodes précédents. Par contre, outre l’amour, il y a le thème du départ et de la séparation qui sont bien exploités. L’histoire est très belle, mais le ton est très différent. La dernière phrase, prononcée par Kazuya, cloue sur place.
En fait, étant donné que chaque histoire est très courte, il faut aller à l’essentiel très vite, tout en ménageant un tantinet le suspens et c’est le tour de force qui est réalisé dans le cas présent. Lorsque c’est réussi, c’est vraiment très beau et c’est ce qui m’a marquée en général, mais plus encore dans cet épisode. Il n’y a pas beaucoup de dialogues donc il faut que chaque phrase compte et ait du sens. On ne peut pas se permettre de broder, il n’y a pas de place pour les fioritures.
Je suis également fan de la petite musique que l’on entend de temps en temps. Et des trois épisodes, c’est clairement dans celui-ci que la musique est la meilleure. Je suis bien désolée de ne pas avoir l’info quant au compositeur (ou compositrice) de ces jolis morceaux.




En conclusion :

Chaque épisode a ses spécificités et je ne vais pas attribuer de note, mais je vais tout de même vous avouer que j’ai une préférence pour l’épisode 1 et le 3. Si on devait pousser un peu plus loin la réflexion, j’ai même une petite préférence pour la première histoire. Vous dire pourquoi dans le détail serait vous spoiler, donc je vais m’arrêter là pour aujourd’hui. Ce serait dommage d’en dire trop.
Regarder 100 Scene no Koi dix ans après sa sortie 


fut distrayant. C’est toujours amusant de revoir des acteurs et/ou des actrices que l’on connaît bien mais en beaucoup plus jeunes.




IZA, le 30 novembre 2018

mercredi 31 octobre 2018

Goji Kara Kuji Made


Bon, alors tu as le choix : soit tu m’épouses ou alors tu m’épouses.



Titre original: 5時から9時まで
Année : 2015
Réalisation, Scénario, etc. :  Shin Hirano, Masaki Tanimura, Hideyuki Aizawa, Shota Koyama,
Musiques : Yoshiaki Dewa, Yuri Habuka
Durée : 10 épisodes de 46 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie romantique,
adaptation du manga éponyme de Miki Aihara

Avec : Satomi Ishihara = Junko Sakuraba
Tomohisa « Yamapi » Yamashita = Takane Hoshikawa
Mariko Kaga = Hibari Hoshikawa
Kei Tanaka = Makoto Kiyomiya
Yuki Furukawa = Satoshi Mishima
Rin Takanashi = Momoe Yamabuchi
Kokoro Terada = Sankyu Naha
Miyu Yoshimoto = Kaori Ashikaga
Hayami Mokomichi = Arthur Kimura


Le début :

Junko, qui est prof d’anglais à Tokyo, veut économiser suffisamment d’argent pour réaliser son rêve d’aller vivre un jour à New York. Sa famille ne l’entend pas de cette oreille et aimerait surtout qu’elle épouse quelqu’un. La voilà donc prise dans un traquenard : la prétendue fête d’anniversaire organisée par ses parents avec un peu d’avance était en fait un omiai et Takane, l’heureux élu, est… un bonze !
Si Takane laisse Junko de marbre, il est pour sa part tombé complètement sous le charme de la demoiselle et ne compte pas lui laisser un instant de répit et veut faire d’elle la digne épouse du temple que dirige sa famille depuis plusieurs générations ! Bien entendu, elle refuse de l’épouser, mais cela ne va pas décourager Takane. C’est même l’inverse : plus elle l’envoie sur les roses, plus il revient à la charge.

Mes impressions :

Awww… le pitch nous est présenté par le moinillon Sankyu (Kokoro Terada) avec son adorable bouille et sa petite voix toute mimi !



***

Est-ce que quelqu’un a lu le manga qui est à l’origine de cette série ? J’aimerais savoir si c’est aussi perché ou bien si les scénaristes ont décidé de se lâcher sur ce coup-là… Oh bien sûr, je ne vais pas m’en plaindre, bien au contraire ! Je suis une grande amatrice de comédies et plus c’est déjanté, plus j’adhère. Dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, on est plutôt pas mal, mais il n’y a pas que du positif. Développons un peu tout cela !
Lorsque je vous dis en introduction que Takane (Tomohisa « Yamapi » Yamashita) revient à la charge, il faut bien que l’on se comprenne : il ne quitte pas Junko (Satomi Ishihara) d’une semelle, c’est tout juste s’il ne la suit pas jusqu’aux wawa !



Takane joue à un jeu dangereux, puisqu’il promet à Junko de la laisser tranquille et de ne plus la suivre partout si celle-ci supporte de travailler pendant une semaine au temple de 5h à 9h du matin (d’où le titre). Bien entendu, Junko (qui veut qu’on lui lâche les basques) accepte. Parallèlement à cela, Takane demande à sa grand-mère (incarnée par Mariko Kaga) d’approuver Junko si Junko arrive à supporter de passer une semaine au temple. Comme si les choses n’étaient pas assez compliquées comme ça, la grand-mère a déjà désigné une future épouse pour Takane en la personne de Kaori (Miyu Yoshimoto). Elle ne supporte pas Junko, la trouve incompétente, etc. Bref, la grand-mère, c’est la rabat-joie de service !


Il s’agit d’un shojo on ne peut plus conventionnel. Pour apprécier cette adaptation de manga, je pense qu’il faut vraiment suivre la série comme si vous lisiez un manga. Sinon, vous allez trouver que les personnages sont de vraies caricatures et qu’ils en font beaucoup trop. En permanence. A commencer par ce drôle de bonze complètement embourbé dans son rôle et dans les traditions. Il est super raide, ne sourit jamais et certains de ses agissements font froid dans le dos, puisqu’il va jusqu’à KIDNAPPER et SEQUESTRER Junko, qui est à la base une personne qui a été choisie par le grand prêtre (un ami du père de Junko, c’est une longue histoire… ). Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un omiai que l’on ne peut pas tomber amoureux. Takane est touché en plein cœur par la flèche de Cupidon ! Et donc, du coup, il a la banane en permanence et sourit à la vie. Regardez-moi ça, ce joli petit couple, regardez-moi ça comment l’amour fait sourire Takane, notre homme (si, si, je vous promet qu’il est heureux comme tout, là !) :



Le couple formé par Takane et Junko est glamourissime. Séparément, ils sont déjà très beaux, alors les réunir façon duo de protagonistes dans un drama… oh la la, vous vous retrouvez devant le roi et la reine du beau Royaume de Kyaa. Cependant, le glamour ne fait pas tout. Ce n’est pas cette romance qui va le plus me marquer, car – si l’on met de côté la partie séquestration, qui ne dure pas longtemps heureusement, même si c’est déjà trop – c’est beaucoup trop guimauve dégoulinante pour moi. Et puis, ce n’est vraiment pas la meilleure des romances. On a déjà vu mieux dans nombre de shojos. Oh la la, que je suis sévère !




Ce que j’ai aimé le plus, c’est pas compliqué, c’est tout le reste. J’ai aimé les collègues de Junko et en particulier Momoe (Rin Takanashi), qui est une dingue des yaoi et qui s’émeut tout le temps en se faisant des films. Là encore, on est dans l’exagération, mais concernant Momoe, bizarrement, ça passait beaucoup mieux.




J’ai aimé les petites romances parallèles à la romance principale qui se nouent sur le lieu de travail, les nœuds pap’ improbables d’Arthur Sensei, le bourreau des cœurs des petites mamies, lol ! Et Arthur, messieurs mesdames, est incarné par Hayami Mokomichi, alors je vous confirme que nous sommes bien dans le beau Royaume de Kyaa. Arthur est tombé amoureux de Momoe, mais doit redoubler d’efforts pour le lui faire comprendre. C’est tout mimi.





Le nœud pap’ sur le gros pull Jacquard, fallait oser…




J’ai aimé la famille très bruyante, très vivante de Junko et pourtant, c’était pas gagné au début. Malgré tout, ils font partie du comic relief : l’allure de la mère avec ses couettes tressées, les repas de famille animés, la bonne bouffe appétissante, les petites fêtes organisées dans leur tout petit appart’, etc.
Et je termine avec un mot sur le personnage féminin principal: notre Junko ! J’ai eu beaucoup de mal avec ce personnage et ça me fait suer d’écrire ça parce que j’adore l’actrice, mais je vous dis les choses comme je les pense. Ce personnage m’a saoulée. J’ai pesté plein de fois contre Junko : « Mais prends ta vie en mains, bon sang ! » et autres : « Mais as-tu une once de libre arbitre, espèce de… ». Ahem… bon, vous voyez ce que je veux dire. Je l’ai trouvée molle, décevante, barbante et ce fut un soulagement de voir les dernières images. Pas parce que j’en avais marre de suivre la série, mais parce que j’en avais marre de la voir, elle.





En conclusion :

J’ai donc un avis nuancé sur cette comédie romantique qui demeure sympathique à suivre, mais les acteurs principaux n’ont pas eu l’occasion de montrer tout leur potentiel. J’ai été un peu déçue, car je me faisais une joie de pouvoir enfin regarder ce drama qui me faisait de l’œil depuis un moment.
De cette comédie romantique, il faut surtout retenir l’aspect comédie. Pour le côté romantique de la chose, il existe nombre de shojos de meilleure facture que cette adaptation.
Il va de soi que je parle exclusivement de l’adaptation, n’ayant pas lu le manga et, comme à chaque fois que je commente une adaptation de manga, j’invite celles et ceux qui ont lu l’œuvre originale à venir apporter un autre éclairage en commentaire.








IZA, le 31 octobre 2018

vendredi 28 septembre 2018

Dear Sister


La “fête” à la maison…


Titre original: ディア・シスター
Année : 2014
Réalisation, Scénario, etc. : Mayumi Nakatani, Ryo Tanaka, Shin Hirano, Osamu Sekino
Musiques : Takashi Omama, Megumi Shiraishi
Durée : 10 épisodes de 46 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie romantique

Avec : Satomi Ishihara = Misaki Fukazawa
Nao Matsushita = Hazuki Fukazawa
Takanori Iwata = Eito Sakuraba
Hiroyuki Hirayama = Yohei Hagiwara
Nagisa Katahira = Nanae Fukazawa
Kanna Mori = Kazuko Sato
Yuta Hiraoka = Tatsuya Yoshimura
Seichi Tanabe = Soichiro Sakuraba

Le début :

Il y a des jours comme ça, où tout semble aller de travers: Hazuki a beau tendre la perche la plus longue qu’elle puisse trouver à son boyfriend, elle pense qu’il ne comprend pas son envie de plus en plus pressante de se marier. Malheureusement pour elle, ce n’est pas sa seule mauvaise surprise de la journée : sa petite sœur Misaki – qui est sans travail, sans logement et qui n’a pas donné de nouvelles depuis des années – est de retour et elle est fermement décidée à squatter son domicile. Vous allez me dire : « Mais quel est le problème, Iza ? ». Eh bien… c’est-à-dire que Misaki peut s’avérer particulièrement pénible !


Mes impressions :

Voilà une petite série quasiment de saison – c’est plutôt rare sur Iza-ware, ha, ha, ha – vu qu’elle a été diffusée du 16 octobre au 18 décembre 2014 sur Fuji TV (… oui ben, c’est bien de le préciser, non?). J’ai cru qu’elle était plus vieille que ça, mais ce n’est pas la première fois qu’une série me fait cet effet. Du reste, ce n’est pas ça le plus important, n’est-ce pas ?
Parlons plutôt de Misaki (Satomi Ishihara), voulez-vous ? Misaki, vous la virez par la porte, elle revient deux secondes plus tard par la fenêtre. C’est une jeune femme bor-dé-li-que, qui n’a pas d’heure pour se lever le matin l’après-midi et qui, non contente de squatter le logement de sa grande sœur, se sert dans son frigo, porte ses fringues, tout en laissant un bazar pas possible derrière elle et c’est véritablement ça qui peut mettre les nerfs à rude épreuve, alors que Hazuki n’a pas donné son consentement. D’ailleurs, elle n’a pas donné son consentement pour que Misaki reste, pour commencer ! Bref. Misaki fouine dans les affaires de Hazuki, même les plus personnelles (SURTOUT les plus personnelles) et elle arrive même à provoquer un jour un incendie dans la salle de bains sans le faire exprès… le tout avec l’air le plus ingénu qui soit.


Aussi incroyable que cela puisse paraître, Misaki fait certaines choses citées plus haut pour le bien de sa sœur et ce n’est pas tant pour lui faire comprendre qu’elle doive lâcher prise, être moins « constipée » dans la vie, et nanani nanana. Non, non, ce serait plutôt pour des motifs beaucoup plus graves ou sérieux que ça ou pour lui faire comprendre qu’elle doit vivre sa vie pour elle-même et non pas pour les autres… et aussi et surtout parce que, il faut bien le dire, elle est bordélique par nature également pour ce qui est d’exprimer ses sentiments et faire comprendre à sa grande sœur qu’elle l’aime et/ou qu’elle veut lui rendre service. Car voui… sa sœur, elle l’aime !
Au début, le spectateur balance constamment entre deux sentiments la concernant : l’agacement et la sympathie. D’une part, elle veut aider sa sœur mais elle s’y prend d’une manière radicale, sans prendre de gants, voire même de manière cruelle, pour arriver à ses fins. D’autre part, ça part toujours d’un bon sentiment, elle veut vraiment aider sa sœur, donc on a du mal à lui en vouloir longtemps. En parallèle, elle a le mérite de faire son possible pour se sortir de la mouise toute seule (trouver un travail, pour commencer… ), car elle est dans une mouise internationale. Misaki n’est pas un parasite. Et puis, mais cela n’engage que moi, je trouve que Satomi Ishihara est belle à damner un Saint et du coup, elle offre un très gros capital sympathie à notre Misaki. Enfin, d’épisode en épisode, le spectateur en apprend de plus en plus sur Misaki, ce qui permet de se faire une opinion de plus en plus tranchée sur elle.


Parlons à présent de l’aînée : Hazuki (Nao Matsushita), donc. Alors, Hazuki, c’est l’archétype de la jeune femme qui, EN APPARENCE, s’est bien démerdée dans la vie, (sauf sur le plan sentimental). Elle est indépendante, efficace dans son travail, sa vie est réglée comme du papier à musique, son appartement est nickel chrome (… avant l’arrivée de la frangine, je veux dire !!!!), il ne lui manque plus que son Beau-Prince-Charmant lui fasse sa demande en mariage pour être comblée. En fait, elle pense l’avoir trouvé en la personne de Tatsuya (Yuta Hiraoka), un collègue de travail, mais il tarde vraiment à lui demander sa main. En fait de Beau-Prince-Charmant, elle est plutôt tombée sur le Don Juan du dimanche, le gros goujat de service, et elle va l’apprendre à ses dépens.



C’est clair comme de l’eau de roche : il semble difficile de trouver deux personnes – qui plus est, deux sœurs – qui puissent avoir des caractères aussi diamétralement opposés que Hazuki et Misaki et on le voit venir tout de suite, l’intérêt de l’intrigue repose en grande partie sur cet antagonisme sororal, mais il n’y a pas que cela.
D’une part, c’est une série vaudevillesque avec une intrigue assez simple et légère qui va se compliquer rapidement du fait que les protagonistes aient des choses à cacher. Hazuki révèle l’un de ses secrets à Misaki à la fin de l’épisode d’exposition. Quant à Misaki, elle a beaucoup de choses à cacher. Disons que le fait d’apprendre ce « secret » ne l’encourage pas à révéler le(s) sien(s)…
D’autre part, comédie romantique oblige, ça va bouger pas mal du côté des sentiments, et on va voir passer un ex par-ci, une maîtresse par-là, on va avoir aussi le droit aux traditionnels triangles amoureux, aux complexes et aux rivalités… Bon, ben, le tout réuni, ça a l’air assez excitant tout ça, non ?


Je peux vous donner un exemple de complexe et de rivalité, sans que ce soit vous spoiler : il y est question notamment de ce complexe d’infériorité que vous pouvez éprouver lorsque, par exemple, vous avez le sentiment que l’un de vos aînés a mieux réussi que vous dans la vie ou alors vous n’êtes pas le plus vieux ou la plus vieille de votre fratrie et vous déplorez le fait que l’on ne vous demande pas votre avis sur telle ou telle question et vous estimez que – étant plus jeune – on ne vous prend pas au sérieux, etc. Pour ce qui est des rivalités, Hazuki s’énerve lorsque Misaki passe des moments de détente avec leur mère (qui est incarnée par l’excellente Nagisa Katahira). De son côté, Misaki aimerait que leur mère la consulte davantage lorsqu’il s’agit de débattre de sujets sérieux. Les moments où les sœurs et la mère sont réunies sont toujours intéressants.


Parallèlement à cela, il existe dans cette famille toute une foule de petits non-dits, de secrets, qui font que chacun se méprend sur l’autre à un moment ou un autre. Ces femmes croient se connaître, mais elles ont encore des choses à apprendre et à régler.
Deux personnages secondaires viennent s’ajouter à cette joyeuse pagaille : Soichiro (Seichi Tanabe) et son jeune frère Eito (Takanori Iwata). Et là, on retrouve à peu près la même problématique familiale : l’aîné réussit plutôt bien dans la vie et vient de retrouver un poste d’enseignant, tandis que son jeune frère vit dans une caravane et enchaîne les petits boulots. Leurs relations sont tout de même beaucoup plus calmes que celles des frangines citées plus haut ! Mais…



Pour compliquer les choses, Soichiro est l’ex-petit-ami de Misaki, il semble avoir encore des sentiments pour elle et cela est sans aucun doute réciproque, mais Misaki essaie de s’éloigner de lui pour une raison que je ne vous dirai pas. De son côté, Eito est raide dingue de Misaki, mais n’ose pas le lui dire pour une raison que je ne vous révélerai pas non plus, sadique que je suis. Hazuki, qui se sépare très vite de Tatsuya (ce n’est pas spoiler non plus, ça arrive vraiment très vite), en pince pour Soichiro qui n’était autre que son professeur principal au lycée. Misaki le remarque tout de suite, il faut dire que Hazuki s’emballe très vite et ne peut pas cacher ses sentiments à sa sœur, mais Misaki a d’autres plans pour elle : elle aimerait caser Hazuki avec Yohei (Hiroyuki Hirayama), qui travaille dans le restaurant où Hazuki a ses habitudes. Il faut dire qu’il est très attaché à Hazuki, mais il n’ose pas faire le premier pas.


Pfiouuuu… vous suivez toujours ? Voilà de quoi ne pas s’ennuyer pendant dix épisodes et c’est précisément ce qui se passe. Le temps passe très vite en regardant Dear Sister. Il se passe toujours quelque chose, Misaki est une vraie tornade, elle sème une zizanie pas possible, il y a beaucoup de personnages à qui il arrive des aventures, le tout s’enchaîne sans aucun répit, donc ambiance garantie et avec son lot de retournements de situations. Le spectateur se méprend sur certains personnages pour qui il éprouve tout de suite de la compassion ou, au contraire, de l’antipathie et puis, bam ! En fait on ne pensait pas que ces personnages étaient à 100 % tels qu’on se les était imaginés au départ.
Je n’ai pas mentionné tous les personnages, ils sont nombreux, mais je vous laisse le plaisir de découvrir tout cela par vous-mêmes. Bon… allez… je ne résiste pas à l’envie de vous dire que j’adore le restaurant familial où travaille Yohei. Sa sœur et sa petite famille sont des amours et leur façon de vivre est si simple, sans prise de tête, avec un joli petit jardin. Mon Dieu, je passe en mode « petits-coeurs-dans-les-yeux », c’est pas bon, ça !
Les musiques sont à l’image de la série : c’est dynamique, c’est joli et ça distrait. Pour votre information, l’ending est « Happiness », un morceau interprété par Che’Nelle et l’opening est « BF », une chanson de moumoon. Quand je vous disais que c’était bien également à ce niveau-là! Et tiens, j’ignorais que Nao Matsushita était pianiste, le saviez-vous ? J’ai trouvé une vidéo sur « Tutube » où on la voit accompagner Che’Nelle au piano et elle joue du piano à un moment donné dans la série…

En conclusion :

Dear Sister est une jolie série traitant de la solidarité, de l’amour, de l’entraide, mais aussi des engueulades et de l’incompréhension entre frères et sœurs.
Cet article est un peu long et il peut donner l’impression que j’ai révélé beaucoup de choses, mais il n’en est rien. Nos protagonistes vivent toute une foule d’aventures et ce que j’ai révélé arrive au tout début.
J’espère vous avoir donné envie de regarder ce drama. C’est vraiment un bon moment de distraction garanti !






IZA, le 28 septembre 2018