lundi 13 février 2017

Cat’s Eye

Œil de chat VS œil de dragon


Titre original : キャッツアイ  
Année : 1997
Réalisation, Scénario, etc. : Kaizo Hayashi, Tokio Tsuchiya
Musiques : Miina Co.
Durée : 91 minutes
Pays : Japon
Genre : Comédie dramatique,
adaptation du manga éponyme de Tsukasa Hojo

Avec : Yuki Uchida = Ai Kisugi (Fr : Alex Chamade)
Norika Fujiwara = Rui Kisugi (Fr : Cylia Chamade)
Izumi Inamori = Hitomi Kisugi (Fr : Tam Chamade)
Kenta Harada = Toshio Utsumi (Fr : inspecteur Quentin Chapuis)
Naoko Yamazaki = Mitsuko Asatani (Fr : inspectrice Odile Asaya)
Wen-Li Jiang = Mademoiselle Wang

Le début :

Trois sœurs – Ai, Rui et Hitomi – sont gérantes d’un café nommé le « Cat’s Eye ». La nuit, il leur arrive de mener une double vie : elles commettent des vols en série d’objets d’art. Elles ont la particularité de toujours annoncer le jour et l’heure de leurs vols, mais elles ne se sont jamais fait prendre. Elles se font appeler… « Cat’s Eye », ce qui n’a jamais choqué personne, mais c’est une autre histoire.
Il ne faut pas se méprendre sur l’objet de cette activité illicite : les sœurs Kisugi ne volent ni au hasard, ni pour le plaisir de faire tourner la Police en bourrique. Elles ne volent que des œuvres en lien avec leur artiste de père qui a disparu. Persuadées que celui-ci est encore en vie, elles pensent que le fait de réunir les œuvres et les objets de leur père les aidera à le retrouver.
L’inspecteur Utsumi tient absolument à arrêter lui-même les voleuses masquées et il est obsédé par cette affaire au point de vouloir démissionner s’il échoue encore une fois. Interpol envoie l’inspectrice Asatani pour l’aider à les démasquer, mais cela n’arrange pas les affaires de notre inspecteur car la jeune femme veut avant tout se servir de Cat’s Eye pour stopper les activités d’une organisation criminelle chinoise.
Pour corser un peu plus les choses, l’une des trois voleuses est en couple avec l’inspecteur Utsumi, mais celui-ci ignore que sa petite amie est une voleuse ! Il lui fait même la promesse de quitter la police et de l’épouser… mais pas avant d’avoir arrêté Cat’s Eye !

Mes impressions :

Cette adaptation date de 1997 et oh la la, ça se ressent ! Qu’est-ce que ça a vieilli, mes enfants ! Cela ne veut pas dire pour autant que nous ayons affaire à une grosse bouse. Il y a plein de bonnes surprises, à commencer par ce petit clin d’œil à l’œuvre originale et son adaptation en dessin animé : les premières images du film sont elles-mêmes un dessin animé !



Seconde bonne surprise : ils ont eu la bonne idée de reprendre l’un des génériques de l’adaptation en dessin animé de l’époque, en l’ayant un peu modernisé. Souvenirs, souvenirs ! (^^) Ce générique (« Mysterious Girl ») est interprété par la jolie ANRI. Je trouve que cette chanson n’a pas pris une ride, mais je suis tellement fan que je ne suis pas sûre d’être bien objective !

ANRI en 1983. (Source : https://www.youtube.com/watch?v=xyI6cR8oD_8)  
 Quoi qu’il en soit, c’est un bien sympathique hommage à Tsukasa Hojo, qui est donc à l’origine du manga éponyme. J’adore ce mangaka, je suis fan de son style et – petite confidence – quand j’étais plus jeune, je ne loupais pas un seul épisode du dessin animé, j’étais en adoration et en admiration devant ces super nanas. Chacune a sa particularité et on la retrouve plutôt bien dans le film : l’aînée se prénomme Rui (Norika Fujiwara), c’est un peu la tête pensante de la bande et celle qui organise leurs virées nocturnes dans les musées et autres lieux où se trouvent leurs cibles.


Ensuite, toujours dans l’ordre des naissances, nous avons Hitomi (Izumi Inamori). Elle se charge d’étudier les plans des lieux où se trouvent les objets à voler et elle est également chargée de soutirer des renseignements à son chéri. Effectivement, Hitomi est amoureuse de Toshio Utsumi (Kenta Harada), inspecteur de son état. Il est persévérant et il a le sens de l’honneur et du devoir, mais il manque cruellement de bon sens. C’est précisément lui qui se charge de l’affaire Cat’s Eye, ce qui complique considérablement les choses pour Hitomi. En effet, Toshio ignore la double vie de sa petite amie.


Enfin, la benjamine est Ai (Yuki Uchida). C’est la petite bricoleuse de la famille, toujours en train de construire des gadgets à la fois drôles et déments qui s’avèrent bien utiles pour semer la zizanie au sein des troupes de la Brigade de Répression du Banditisme.


Nous avons affaire à un action-movie, donc ça doit déménager niveau… action, justement. Alors là, j’ai quelques réserves à émettre. Je n’ai pas du tout aimé la course poursuite au début du film, au point que ça a failli être rédhibitoire. Cette scène est super mal foutue : on dirait que tout le monde roule à 10 km/h, les voleuses comme la BRB. Ce qui n’arrange pas les choses, c’est que les trucages et autres effets spéciaux ne sont pas glorieux non plus. Bon… on dira que ça fait partie de l’aspect pittoresque du tout ?
Les scènes de baston laissent un peu à désirer. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Bruce Lee en train de dire l’une de ses fameuses répliques :


A part ça, les filles sont vêtues de combardes en élasthanne très près du corps - ben oui, ‘faut bien être à l’aise pour courir et sauter partout, hein ! XD - et je pense que ça fait son petit effet (et là, je m’adresse plus particulièrement à mon lectorat masculin… :D) et c’est très bien, car dans le manga (et le dessin animé), les filles sont également sexy. Donc, on est raccord avec l’œuvre originale. Par contre, pourquoi ces masques, bon sang ? Non, non, NON !!

J’ai dit : NON !

C’est la fête du latex ! :D

Je terminerai par un mot sur le scénario. L’inspecteur Utsumi a, in fine, un rôle secondaire et du coup, le dilemme de Hitomi passe également au second plan. Dans le manga, cette relation très compliquée est davantage mise en exergue. Pour ceux qui connaissent un peu l’histoire, cela peut paraître tout bonnement étrange et surtout sous-exploité. Il est vrai qu’il faut condenser plusieurs volumes en 90 minutes et ce n’est pas simple, mais c’est tout de même ce qui met tout le piment dans l’histoire : la voleuse amoureuse d’un inspecteur qui ignore sa double vie et qui a juré d’arrêter la voleuse / petite amie pour pouvoir convoler en justes noces !
Pire : ils nous ont mis une espèce d’intrigue secondaire / embryon de romance au rabais à 2€50, complètement bidon et ennuyeuse au possible et, le comble, qui n’apporte aucun suspens et surtout aucun intérêt à l’intrigue.
La raison pour laquelle l’histoire de Hitomi et Toshio est laissée de côté réside certainement dans le fait que le choix de l’intrigue s’est porté sur l’autre enjeu important de l’histoire de la famille Kisugi : le père des jeunes femmes est-il toujours en vie ? Si oui, où est-il ? Qu’est-il devenu ? Pour chacune de ces questions, une réponse est donnée. Malheureusement pour moi, je n’ai pas du tout aimé la tournure qu’ont pris les choses et le choix de conclusion de cette histoire.
Je voudrais tout de même terminer sur une note positive avant de passer à la conclusion : dans l’œuvre originale, l’inspectrice Mitsuko Asatani est très perspicace, à l’inverse de notre pauvre Toshio, et ce trait de caractère est très bien utilisé dans le film. Qui plus est, Naoko Yamazaki (l’actrice, pas l’astronaute, ah ! ah ! ah !) qui lui prête ses traits est vraiment convaincante, ce qui ne gâche rien !

 
En conclusion :

Le dessin animé (et, si je ne m’abuse, le manga qui est à l’origine de cette adaptation) se terminaient en queue de poisson. Cette adaptation apporte une conclusion possible, avec tous les risques que cela comprend. Je ne fais pas partie de ceux qui sont satisfaits de cette conclusion.
Néanmoins, ce fut une surprise agréable de voir un manga et un dessin animé que j’adore transposés en film. Est-il important de souligner qu’il faille le regarder au second degré pour l’apprécier ? Cat’s Eye « ze mouvie » est le parfait exemple que l’adaptation d’un manga en film peut être éminemment casse-gueule. A réserver soit aux fans de l’œuvre originale pour rigoler un bon coup, soit aux amateurs éclairés du kitsch dans toute sa splendeur.




 



IZA, le 13 février 2017

mercredi 8 février 2017

Galactica, la bataille de l’espace

En route vers une nouvelle Terre Promise


Titre original : Battlestar Galactica
Année : 1978
Réalisation, Scénario, etc. : Donald Bellisario, David O’Connell, David Phinney, Glen Larson
Musiques : Stu Phillips
Durée : 124 minutes
Pays : USA
Genre : Comédie dramatique

Avec : Lorne Greene = Commandant Adama
Richard Hatch = Capitaine Apollo
Dirk Benedict = Lieutenant Starbuck
Herbert Jefferson, Jr. = Lieutenant Boomer
Maren Jensen = Lieutenant Athena
Laurette Spang = Cassiopeia
Jane Seymour = Serina

Le début :

A l’aube du septième millénaire après Jésus Christ, les leaders des Douze Colonies se sont rassemblés à bord du vaisseau Atlantia pour fêter l’armistice et la paix universelle à la demande des Cylons, un peuple de robots, mettant fin à un conflit qui a duré mille ans. Le commandant Adama est sceptique, persuadé que cela est une feinte de la part des Cylons qui, il en est persuadé, détestent les humains.
Au même moment, Apollo et Zac, les fils du commandant Adama, quittent le vaisseau Galactica et partent en mission de reconnaissance. Ils tombent dans une embuscade. Zac est abattu par des Cylons. Le commandant avait raison : les Cylons veulent tout, sauf la paix. Ils se sont organisés profitant de l’armistice et avec l’aide d’un traite parmi les leaders des Douze Colonies, ils lancent une attaque à grande échelle au cours de laquelle le vaisseau Atlantia est détruit.
Après cette terrible attaque des Cylons, les survivants se rassemblent et commencent un long et pénible exode vers une treizième Colonie, leur « Terre Promise » : la Terre.

Mes impressions :

J’avais préparé pour vous un article sur un film japonais. Je publierai cet article la semaine prochaine. A la place, je vais vous parler de Galactica, en hommage à Richard Hatch qui nous a quittés hier. Triste journée, cela me renvoie directement à mes souvenirs d’enfance et c’est dur de perdre un héro d’enfance…
Je regardais cette série quelque part au milieu des années 80 pendant les vacances d’été, j’aimais bien l’action, les batailles spatiales et je me souviens qu’après chaque épisode, j’allais jouer dehors avec mes potes de l’époque et on « jouait à Galactica ». Oui, parce que tous les gosses regardaient et adoraient ça, filles et garçons, LOL !
Etrange coïncidence, j’avais l’intention de vous parler de ce film prochainement, car figurez-vous qu’avec Christian-le-retrogamer-occasionnel, nous avons regardé récemment trois des quatre films dédiés à Galactica.

***
Galactica est en fait une série composée d’un pilote de 135 minutes et de 21 épisodes de 45 minutes. Le film dont je vais vous parler aujourd’hui est une adaptation cinématographique de l’épisode pilote.
J’ai pris l’habitude de vous parler des musiques à la fin de mes articles, mais aujourd’hui, je ne peux pas. Il faut absolument que j’en parle en premier lieu. C’est l’un des meilleurs génériques de l’histoire du cinéma. Merci qui ? Merci Monsieur Stu Phillips. Et, excusez du peu, c’est l’orchestre philharmonique de Los Angeles qui le joue.
Compte tenu du fait que le film date de la fin des années 70, les effets spéciaux (et spatiaux!) sont d’excellente facture. L’effet de vitesse est bien rendu pendant les scènes de combat, les bruitages ne sont pas trop ridicules et les vaisseaux sont beaux et très détaillés.




Seul petit hic : l’action a beau se situer vers les années 6000, le film date, lui, du 20ème siècle et ça se voit. Pour le coup, certains décors font très rétro-futuristes et le rendu est… Bon, c’est kitsch… voilà, c’est dit ! Mais kitsch ne veut pas forcément dire que c’est mauvais, on est bien d’accord, mais j’ai quelques spécimens pour vous, je n’ai pas pu m’en empêcher :

Le lieutenant Starbuck est heureux et fier de vous présenter le casque-tube LED, idéal pour amuser les bambins pendant les fêtes de fin d’année :


Pour briller en société comme un Cylon, n’oubliez pas votre Miror !

Bon… pardonnez-moi, je me suis égarée ! L’heure est grave, c’est la guerre. Revenons à notre film et parlons des personnages.
Le capitaine Apollo (Richard Hatch) a fort à faire pour calmer les hommes et les femmes qu’il doit protéger : ils ont peur, ils ont faim, ils ont soif et ils ne savent pas ce qu’ils vont devenir. Le ravitaillement ne se fait pas rapidement, les temps sont durs. Apollo a le sens de la justice et c’est un homme droit et courageux. Il peut sembler froid et distant, mais cela est dû au fait qu’il ait un sang froid comme on en voit rarement dans tout le cosmos. En grattant un peu, on s’aperçoit qu’il a un cœur gros comme ça : il prend sous son aile une mère (Serina, incarnée par une toute jeune Jane Seymour) et son fils.



Parmi les hommes qu’Apollo a sous ses ordres, le lieutenant Starbuck (Dirk Benedict) et le lieutenant Boomer (Herbert Jefferson, Jr. ) se distinguent par leur courage et leurs qualités de pilotage. Boomer, c’est le genre sérieux et Starbuck, c’est tout le contraire : il a le chic pour se mettre dans des situations pas possibles et s’attirer des ennuis. C’est un personnage drôle et attachant.

Starbuck (à g.) et Boomer (à d.).


Le lieutenant Athéna (Maren Jensen), la sœur d’Apollo, a quant à elle jeté son dévolu sur Starbuck, mais malheureusement pour elle, celui-ci s’est rapproché de la blonde Cassiopeia (Laurette Spang), qui fait partie des réfugiés. 




 Il y a beaucoup de figurants et le budget était manifestement conséquent. Le scénario tient la route et il y a un bon dosage entre le comique (assuré par Starbuck) et le sérieux et la gravité (Apollo et le contexte politique de l’intrigue). Le film dure un peu plus de deux heures, mais on ne voit pas le temps passer, c’est sûr !

En conclusion :

Quelque part, entre Star Trek et Star wars, il y a Galactica. J’ai l’impression que la série n’a pas reçu tout le succès qu’elle était en droit d’attendre, du moins en France. Il est vrai aussi qu’il n’y a pas eu non plus tout un tapage marketing pour accompagner le tout (non, je ne vise pas de film en particulier :D) et c’est tout à son honneur !
Revoir ce film – avec un petit pincement au cœur – fait du bien. Richard Hatch s’en est allé sous d’autres cieux. Bon voyage, Richard !
J’ai l’intention de faire un billet pour les autres films. Je peux déjà vous dire qu’ils sont très différents. C’est la suite directe de ce film et de la série. Pour l’instant, je préfère ce film aux autres. Je vous expliquerai pourquoi, bien entendu. Par contre, ce n’est pas prévu pour l’avenir proche… ‘va falloir un peu de patience. ^^’




 



IZA, le 8 février 2017

dimanche 29 janvier 2017

Monsters

Bonne année 2017 !


Titre original: MONSTERS
Année : 2012
Réalisation, Scénario, etc. : Mitsuharu Makita, Katsuo Fukuzawa, Shunichi Hirano, Yuki Ozawa
Durée : 8 épisodes de 46 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie

Avec : Shingo Katori = Heihachi Hiratsuka
Tomohisa « Yamapi » Yamashita = Kosuke Saionji
Kanako Yanagihara = Emi Takano
Kenichi Endo = Hajime Kaneda

Le début :

Kosuke vient d’être promu au sein de la MPD (Metropolitan Police Department). Un peu stressé (il est en période d’essai) mais plein d’espoir et de joie (il vient de réaliser un rêve de gosse), il s’apprête à affronter sa première journée dans son nouvel environnement de travail.


Pour le mettre à l’épreuve, on lui demande de surveiller Heihachi, un personnage pour le moins atypique!


Mes impressions :

Chers lecteurs, je vous souhaite une heureuse année 2017 ! Santé, bonheur, réussite, plein de bonnes choses ! Et puis, je vous souhaite aussi de découvrir plein de super dramas, cela va de soi ! (^^)

***

C’est assez rare, mais sur ce coup-là, je n’ai pas du tout aimé l’affiche de ce drama. C’est typiquement le genre d’affiche qui ne me donne pas envie d’en savoir plus. Je trouve qu’ils ont une drôle de tête. C’est quoi, cet effet bizarre sur la photo ? On dirait qu’ils se sont évadés de chez Madame Tussauds…
Les épisodes respectent le format habituel de 45 minutes, à l’exception du premier et du dernier, d’une durée respective de 1h35 et 1h15 environ.
Je ne vais pas tourner autour du pot, allez, je vais vous le dire tout de suite : le bilan est plutôt positif, mis à part le fait que l’intérêt pour les enquêtes soit variable. Par contre, les gags dans l’épisode d’exposition annoncent tout de suite la couleur pour les épisodes à venir.
Monsters est une comédie policière tout ce qu’il y a de plus banal, donc il n’y a pas grand-chose à dire, toutes les ficelles habituelles sont présentes : un épisode = une affaire à résoudre, avec un déroulement similaire à chaque fois. On aime ou pas ce schéma. J’aime plutôt bien, MAIS il faut tout de même que le drama ait ce petit quelque chose qui fait que je ne tombe pas dans l’ennui et dans Monsters, ce n’est pas le fait de trouver le coupable qui est digne d’intérêt, on peut deviner assez facilement qui a fait le coup quasiment à chaque fois.
Par contre, la manière dont chaque crime a été perpétré et surtout la manière dont Heihachi et Kosuke s’y prennent pour résoudre chaque énigme donnent une valeur ajoutée à la série. Quelquefois, c’est bien tordu et l’on se surprend à se demander comment les criminels s’y sont pris, comment nos inspecteurs vont s’en sortir avec parfois peu d’indices et des collègues et supérieurs hiérarchiques qui prennent un malin plaisir à vouloir leur voler la vedette et leur mettre des bâtons dans les roues, cela va de soi. A ce propos, la performance de Kenichi Endo dans le rôle de l’inspecteur-sur-les-dents Kaneda est à souligner. Il est sûr de lui, mais il est toujours soit à côté de la plaque, soit en retard de deux guerres. Il ne se sépare jamais de sa troupe d’assistants constamment sous pression eux aussi… et en sueur. J’ai bien ri avec leurs facéties !



La relation entre les deux protagonistes est également intéressante. Sans être le souffre-douleur de Heihachi, Kosuke en prend pour son grade car il est naïf – ce n’est jamais qu’un bleu, donc il est « bizuté » à chaque épisode – et il apprend son nouveau métier « the hard way ».
Non, vraiment, je ne me suis pas ennuyée, j’ai même été agréablement surprise, en particulier par Tomohisa « Yamapi » Yamashita qui fait montre ici d’un grand talent d’acteur… si, si, j’vous l’assure! Il n’a pas de masque figé, ce masque que j’ai malheureusement vu trop souvent dans pas mal de ses autres rôles et qui peut faire penser qu’il s’ennuie à mourir ou qu’il se demande ce qu’il est venu faire dans cette galère.
Ici, il campe donc le personnage de Kosuke Saionji, un jeune inspecteur naïf, prometteur, mais terriblement emprunté. C’est un rôle assez difficile et carrément inhabituel, car il n’est ni plus ni moins qu’un faire-valoir. On est loin du type classe et sûr de lui qu’il incarne dans Kurosagi ! D’ailleurs, ce n’est pas plus mal, il prouve qu’il a de la ressource dans le registre comique et c’est tant mieux !


 A part ça, il nous gratifie d’un rire bête à pleurer de rire et nous offre toute une palette d’expressions : il peut sourire tout aussi bêtement, redevenir sérieux, exprimer la surprise, la peur, etc., et il est toujours en train de faire ou d’exprimer quelque chose, il a une sacrée présence !




Et de la présence, il en faut lorsque l’on est face à quelqu’un comme Shingo Katori ! Eh oui, car la star du drama, c’est ce trublion qu’est Shingo Katori ! On le retrouve ici incarnant Heihachi Hiratsuka, un inspecteur pour le moins excentrique mais redoutablement efficace et au charisme dévastateur ! Je suis fan de cet acteur depuis le jour où je l’ai vu en « Shingo Mama » (Et le voir interpréter son désopilant « O’Ha Rock » avec sa jolie robe rose met de bonne humeur pour les 15 jours à venir…). Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous mets cette photo de Shingo Mama que j’ai trouvée sur le Net, histoire de vous planter le personnage :



Ce qui marche vraiment à mon avis dans ce drama, c’est cette étrange alchimie entre ces deux personnages si différents : le jeune inspecteur novice pas toujours futé et son mystérieux collègue et néanmoins supérieur qui, lui, a de la bouteille, en a vu d’autres… et fait les nœuds de cravate les plus gros du monde ! (J’ai vraiment bloqué sur ses nœuds de cravate!).



Il a en outre ce sourire dont il ne se départ jamais, un sourire qui donne l’impression qu’il a 50 dents… par rangée.
Cette étrange alchimie se retrouve jusque dans le générique de fin : « MONSTERS ». En effet, nos deux acteurs principaux ont également formé pour l’occasion un duo de choc appelé… je vous le donne dans le mille : « The Monsters » !! (pourquoi faire compliqué?). Si vous ne connaissez pas, allez voir sur « Tutube » ce petit bijou bien rythmé qui me donne à chaque fois une pêche d’enfer !


En conclusion :

L’année 2017 commence bien : j’ai retrouvé le Yamapi de Nobuta wo Produce, le drama où il joue formidablement bien (objectivement… quand même, non?).
Je recommande vivement ce drama aux amateurs de comédies policières déjantées.
Un bon point en particulier pour le générique qui déchire tout sur son passage !









IZA, le 29 janvier 2017