dimanche 30 décembre 2018

Quake

QUAKE FOREVER




Bonjour tout le monde! Nous allons clôturer l’année 2018 avec un billet dédié au retrogaming, un sujet qui, s’il n’est pas représenté majoritairement sur Iza-ware, a cependant toute sa place ici.
L’article qui va suivre a été rédigé en mai 2014 par Christian-le-rétrogameur-occasionnel, mais il n’a jamais été publié parce que la machine utilisée à l’époque pour ce rétrogaming est tombée en panne cette même année. L’article est resté dans les cartons et ça me faisait de la peine de le laisser tomber, car il était terminé, il ne restait plus qu’à insérer la vidéo.
Voici donc, en hommage au défunt Celeron 466 et aux défuntes cartes Voodoo 2, l’article en question. Je laisse la “parole” à Christian et vous souhaite une bonne fin d’année. On se retrouve bientôt!   


Introduction


Bienvenue dans la section Retrogaming d’Iza-ware pour un nouvel instant de redécouverte voire de découverte (pour les plus jeunes ou les nouveaux intéressés). Aujourd’hui, nous vous avons préparé non pas du vieux, ni de l’extrêmement vieux, mais seulement du très vieux. Les guest stars sont âgées de 14 à 18 ans !
  • L’ordinateur date de 1999.
  • Les cartes graphiques (et je dis bien LES cartes graphiques) datent de 1998.
  • Le jeu présenté ici date de 1996.
  • Le système d'exploitation, qui est essentiel pour que le précédent accepte son rôle et qui date de 2000, c’est un petit jeune qui n’a que 14 ans au moment de la rédaction du billet.
Alors, c’est pas du retrogaming tout ça ?


Comme vous l’avez déjà remarqué dans le titre, nous avons choisi de vous parler de Quake. Pourquoi Quake ? Ben parce qu’on kiffe à donf, pardi! Alors, évidemment, nous allons essayer de ne pas refaire quelque chose qui existe déjà sur le net et ce n’est pas simple car c’est un jeu qui a bien marché et est devenu quasiment un mythe.


Alors, allons-y !


Dans le détail


Reconnaissons-le, cet article n'existerait pas si nous n'avions pas à la maison un vieux PC amélioré par mes soins avec du matériel de récupération.


La machine

voodoo-box frontal01b.png


Comme vous pouvez le voir, la tour avait plutôt un beau design pour l'époque. En façade, la machine d'origine ne comportait qu'un lecteur de CD et un lecteur de disquette ! C'est la dernière machine capable de lire des disquettes ici. Je lui ai ajouté un graveur de DVD et un lecteur de CD de meilleure qualité. Le PC est branché sur un écran moderne de résolution 1440×900.

voodoo-box frontal02b.png


La tapisserie de la pièce est destinée à illustrer le côté “rétro” du matériel :-D


Le processeur est un Intel Celeron cadencé à 466 Mhz, on est donc sur une configuration matérielle insignifiante comparée à la machine la plus nulle que vous pouvez trouver aujourd'hui dans le commerce.
A l'origine, il y avait Windows 98 et le PC disposait de 32 Mo de mémoire RAM, même pour 1999 c'était une configuration très insuffisante qui ne permettait pas de jouer à des jeux récents (et je ne parle même pas de la carte graphique, c'est une honte). Malgré la faible qualité des composants du PC, j'ai réussi à y mettre 256 Mo et à y installer Windows 2000. Remarquez au passage qu'avec cette modification, ce PC a acquis une réactivité de l'explorateur de fichiers qui surpasse certaines machines récentes mal configurées ou sous-dimensionnées par rapport à l'OS.


Pour illustrer ce qui précède, voici les propriétés système de Windows :

voodoo-box prop sys 01.png


...ainsi qu’une copie de l'onglet système de l'outil dxdiag.

voodoo-box dxdiag 01.png


En parlant de Windows 2000, je tiens à féliciter au passage les personnes suivantes :


Félicitations à l'équipe de Mozilla Firefox car leur navigateur fonctionne très bien sur Windows 2000 qui n'est plus maintenu par Microsoft depuis une éternité.

voodoo-box firefox 01.png


Par contre, je n'ai pas réussi à installer google Chrome...


Félicitations à l'équipe qui développe l'antivirus ClamWin qui fonctionne sur Windows 2000 et qui me permet d'avoir un minimum de protection sur cette vieille machine.


voodoo-box clamwin 01.png
voodoo-box clamwin 02.png


Vous savez bien qu'en matière de jeux, les graphismes sont très importants et là, nous arrivons à un point sensible pour les performances car j'ai réussi à faire fonctionner dans ce PC deux cartes accélératrices Voodoo 2 reliées en SLI (Scan Line Interleave). Vous pouvez trouver les infos sur le net concernant cette technologie avant-gardiste reprise par la suite par les grands fabricants de cartes graphiques.
On peut voir les deux cartes dans le gestionnaire de périphériques :
voodoo-box hardware monitor 01.png


Les cartes Voodoo 3dfx ont été commercialisées de 1994 à 2000. La société a ensuite été rachetée par NVidia.

Pour faire fonctionner les cartes, j’ai utilisé une version modifiée des pilotes 3dfx pour Windows NT (ça nous rajeunit pas non plus...) que j’avais téléchargée je ne sais plus où il y a plus de 10 ans. Une fois les pilotes installés, on a accès à un onglet supplémentaire 3dfx v2-1000 dans les propriétés de l’écran :

voodoo-box graphics prop 01.png


En cliquant sur System Info… on a accès à cette fenêtre très intéressante où on voit que le SLI a été détecté !

voodoo-box graphics prop 02.png


Vous avez sûrement remarqué que le texte est mal affiché au milieu de la fenêtre, ma capture est correcte et je n’y suis pour rien. Je vous ai indiqué plus haut qu’il s’agit de pilotes modifiés (par un tiers...). 3dfx n’a jamais sorti de pilotes pour Windows 2000 et ce bug d’affichage est le résultat d’un “hack”, on appelle ça un “hack” (cf. le mot hacker).


Le jeu


Nous avons fait tourner la démo fournie dans le jeu pour montrer le fonctionnement du PC avec les cartes Voodoo. Gardez bien à l’esprit le matériel sur lequel le jeu fonctionne et jugez par vous-mêmes, mais surtout n’oubliez pas que c’est du vrai retrogaming non virtuel, pas d’émulation, un vieux jeu sur du vieux matériel.
Dans la série des “Quake”, il règne toujours cette atmosphère qui fait de ce jeu un jeu unique.


Enjoy !


Quake 1996 en 800x600:

Conclusion


Quake est un jalon dans l'histoire du jeu vidéo : il a révolutionné la façon de programmer les jeux en 3D. Si ce jeu vous intéresse, je vous invite à consulter les nombreuses ressources disponibles sur le net que je ne vais pas recopier dans cet article. Et surtout, je vous invite à y jouer.
En bonus, je vous donne un petit secret : Iza a fini plusieurs fois Quake en 1999/2000 en jouant sur un vieux portable IBM Thinkpad à base de pentium 133 ! Sur cette machine, il n'y avait pas d'accélération graphique 3D et le jeu était pourtant très fluide même si l'image était un peu pixellisée. Elle y a trouvé tous les secrets ! Elle est pourtant plutôt du genre “Les Sims” en matière de jeux. Bravo Iza, quand me montreras-tu la fin de Quake 4 ?










CHRISTIAN, le 01 mai 2014,
actualisé le 30 décembre 2018.

vendredi 30 novembre 2018

100 Scene no Koi


L’amour, toujours l’amour!




Titre original: 100シーンの恋
Année : 2008
Réalisation, Scénario, etc. : Yuzi Tsutani
Musiques : ?
Durée : 3 épisodes de 15 à 30 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie romantique

Avec : Hiro Mitsushima = Yoji / Sota / Kazuya
Misa Uehara = Anna
Saya Yuki = Midori
Yumi Sugimoto = Misaki

Le début :

Episode 1 :
Yoji (Hiro Mitsushima) est un jeune homme passionné de surf et qui aime rendre service. Il pense toujours aux autres avant de penser à lui. Son amie Anna (Misa Uehara) a perdu un bracelet qui semble avoir une grande importance pour elle. Yoji veut absolument l’aider à retrouver ce fichu bracelet (quitte à tamiser tout le sable des plages japonaises s’il le faut, nom d’un petit bonhomme!).
Episode 2 :
Sota (Hiro Mitsushima), qui travaille dans le milieu du prêt-à-porter, vient d’apprendre qu’il a été transféré à New York. Il pense que c’est le bon moment pour lui d’avouer ses sentiments à sa collègue Midori (Saya Yuki), mais tout ne va pas se passer comme prévu. Qu’à cela ne tienne, Sota veut tout faire pour que Midori soit heureuse.
Episode 3 :
Kazuya (Hiro Mitsushima) est coiffeur. Il vient de rompre avec sa petite-amie. Un soir, alors qu’il est tard mais qu’il se trouve toujours au salon de coiffure, Misaki (Yumi Sugimoto), une ancienne camarade de classe, lui demande de lui couper les cheveux.

Mes impressions :

100 Scene no Koi est effrayant par sa durée mais c’est cela qui m’a motivée à regarder, car je me suis posée la question de savoir ce que l’on pouvait bien raconter d’intéressant en si peu de temps.
Il s’agit en effet d’une série ultra courte composée de trois épisodes d’une durée allant de quinze à trente minutes environ. D’ailleurs, ce n’est même pas une série, mais trois instants de la vie qui sont mis en lumière et qui sont sans rapport les uns avec les autres. Le seul point commun est que le rôle du protagoniste a été confié à Hiro Mitsushima. Ah… et bien sûr, l’amour est le thème principal !

***

Episode 1 :
Les scénaristes et les écrivains japonais (pour ne citer qu’eux) sont très forts pour sublimer les moments de la vie quotidienne, tous ces petits riens qui arrivent tous les jours à tout le monde, qui sont d’une banalité parfois affligeante, ces événements routiniers qui sont interrompus par des petites épiphanies et des révélations qui n’ont d’importance qu’aux yeux des protagonistes mais dont on prend un certain plaisir à être témoin.
Ce sont précisément ce que j’ai appelé plus haut ces petites épiphanies qui sont le plus dignes d’intérêt : pourquoi est-ce si important de retrouver le bracelet ? Bien évidemment, c’est pour le symbole qu’il représente, le fil conducteur et pas uniquement parce que c’est une personne très chère à Anna qui le lui a offert. On comprend à quelques secondes de la fin à quel point il est important pour elle de le retrouver : j’ai poussé à peu près le même soupir qu’elle à la fin et en même temps qu’elle (oui, oui, je suis d’accord avec vous, c’est glauque). Tout ça pour vous dire que perdre un bracelet, ça arrive à beaucoup de gens partout et tous les jours, mais cette histoire est digne d’intérêt non pas tant pour ce que le bracelet représente car c’est là encore très banal, mais bien pour la façon dont c’est présenté. Le seul souci est que je n’ai pas été convaincue par la prestation de Hiro Mitsushima. Et ça, c’est pas banal, mais c’est triste…




Episode 2 :
Cet épisode est deux fois plus long que le précédent. Bon, dit comme ça, on s’attend à un truc énorme, mais en fait, ça dure une petite demi-heure :D
Là encore, il est question d’un objet primordial dans l’intrigue et d’un moment important où tout bascule. J’ai davantage apprécié le jeu de Hiro Mitsushima dans cet épisode. Par contre, j’ai été profondément agacée par le personnage incarné par Saya Yuki. En effet, Midori est trop nunuche pour moi. Heureusement que c’est plié en trente minutes !

A part ça, il y a une scène très mignonne et sensuelle au beau milieu de l’épisode et rien que pour ça, ça vaut le coup de supporter Midori. Pour autant, cet épisode n’est pas celui que j’ai aimé le plus, malgré de bons moments d’humour, de tendresse et de suspens.




Episode 3 :
Le dernier épisode dure vingt minutes. Il est un peu différent des deux autres. Ici, pas d’objet qui fait office de fil conducteur comme dans les épisodes précédents. Par contre, outre l’amour, il y a le thème du départ et de la séparation qui sont bien exploités. L’histoire est très belle, mais le ton est très différent. La dernière phrase, prononcée par Kazuya, cloue sur place.
En fait, étant donné que chaque histoire est très courte, il faut aller à l’essentiel très vite, tout en ménageant un tantinet le suspens et c’est le tour de force qui est réalisé dans le cas présent. Lorsque c’est réussi, c’est vraiment très beau et c’est ce qui m’a marquée en général, mais plus encore dans cet épisode. Il n’y a pas beaucoup de dialogues donc il faut que chaque phrase compte et ait du sens. On ne peut pas se permettre de broder, il n’y a pas de place pour les fioritures.
Je suis également fan de la petite musique que l’on entend de temps en temps. Et des trois épisodes, c’est clairement dans celui-ci que la musique est la meilleure. Je suis bien désolée de ne pas avoir l’info quant au compositeur (ou compositrice) de ces jolis morceaux.




En conclusion :

Chaque épisode a ses spécificités et je ne vais pas attribuer de note, mais je vais tout de même vous avouer que j’ai une préférence pour l’épisode 1 et le 3. Si on devait pousser un peu plus loin la réflexion, j’ai même une petite préférence pour la première histoire. Vous dire pourquoi dans le détail serait vous spoiler, donc je vais m’arrêter là pour aujourd’hui. Ce serait dommage d’en dire trop.
Regarder 100 Scene no Koi dix ans après sa sortie 


fut distrayant. C’est toujours amusant de revoir des acteurs et/ou des actrices que l’on connaît bien mais en beaucoup plus jeunes.




IZA, le 30 novembre 2018

mercredi 31 octobre 2018

Goji Kara Kuji Made


Bon, alors tu as le choix : soit tu m’épouses ou alors tu m’épouses.



Titre original: 5時から9時まで
Année : 2015
Réalisation, Scénario, etc. :  Shin Hirano, Masaki Tanimura, Hideyuki Aizawa, Shota Koyama,
Musiques : Yoshiaki Dewa, Yuri Habuka
Durée : 10 épisodes de 46 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie romantique,
adaptation du manga éponyme de Miki Aihara

Avec : Satomi Ishihara = Junko Sakuraba
Tomohisa « Yamapi » Yamashita = Takane Hoshikawa
Mariko Kaga = Hibari Hoshikawa
Kei Tanaka = Makoto Kiyomiya
Yuki Furukawa = Satoshi Mishima
Rin Takanashi = Momoe Yamabuchi
Kokoro Terada = Sankyu Naha
Miyu Yoshimoto = Kaori Ashikaga
Hayami Mokomichi = Arthur Kimura


Le début :

Junko, qui est prof d’anglais à Tokyo, veut économiser suffisamment d’argent pour réaliser son rêve d’aller vivre un jour à New York. Sa famille ne l’entend pas de cette oreille et aimerait surtout qu’elle épouse quelqu’un. La voilà donc prise dans un traquenard : la prétendue fête d’anniversaire organisée par ses parents avec un peu d’avance était en fait un omiai et Takane, l’heureux élu, est… un bonze !
Si Takane laisse Junko de marbre, il est pour sa part tombé complètement sous le charme de la demoiselle et ne compte pas lui laisser un instant de répit et veut faire d’elle la digne épouse du temple que dirige sa famille depuis plusieurs générations ! Bien entendu, elle refuse de l’épouser, mais cela ne va pas décourager Takane. C’est même l’inverse : plus elle l’envoie sur les roses, plus il revient à la charge.

Mes impressions :

Awww… le pitch nous est présenté par le moinillon Sankyu (Kokoro Terada) avec son adorable bouille et sa petite voix toute mimi !



***

Est-ce que quelqu’un a lu le manga qui est à l’origine de cette série ? J’aimerais savoir si c’est aussi perché ou bien si les scénaristes ont décidé de se lâcher sur ce coup-là… Oh bien sûr, je ne vais pas m’en plaindre, bien au contraire ! Je suis une grande amatrice de comédies et plus c’est déjanté, plus j’adhère. Dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, on est plutôt pas mal, mais il n’y a pas que du positif. Développons un peu tout cela !
Lorsque je vous dis en introduction que Takane (Tomohisa « Yamapi » Yamashita) revient à la charge, il faut bien que l’on se comprenne : il ne quitte pas Junko (Satomi Ishihara) d’une semelle, c’est tout juste s’il ne la suit pas jusqu’aux wawa !



Takane joue à un jeu dangereux, puisqu’il promet à Junko de la laisser tranquille et de ne plus la suivre partout si celle-ci supporte de travailler pendant une semaine au temple de 5h à 9h du matin (d’où le titre). Bien entendu, Junko (qui veut qu’on lui lâche les basques) accepte. Parallèlement à cela, Takane demande à sa grand-mère (incarnée par Mariko Kaga) d’approuver Junko si Junko arrive à supporter de passer une semaine au temple. Comme si les choses n’étaient pas assez compliquées comme ça, la grand-mère a déjà désigné une future épouse pour Takane en la personne de Kaori (Miyu Yoshimoto). Elle ne supporte pas Junko, la trouve incompétente, etc. Bref, la grand-mère, c’est la rabat-joie de service !


Il s’agit d’un shojo on ne peut plus conventionnel. Pour apprécier cette adaptation de manga, je pense qu’il faut vraiment suivre la série comme si vous lisiez un manga. Sinon, vous allez trouver que les personnages sont de vraies caricatures et qu’ils en font beaucoup trop. En permanence. A commencer par ce drôle de bonze complètement embourbé dans son rôle et dans les traditions. Il est super raide, ne sourit jamais et certains de ses agissements font froid dans le dos, puisqu’il va jusqu’à KIDNAPPER et SEQUESTRER Junko, qui est à la base une personne qui a été choisie par le grand prêtre (un ami du père de Junko, c’est une longue histoire… ). Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un omiai que l’on ne peut pas tomber amoureux. Takane est touché en plein cœur par la flèche de Cupidon ! Et donc, du coup, il a la banane en permanence et sourit à la vie. Regardez-moi ça, ce joli petit couple, regardez-moi ça comment l’amour fait sourire Takane, notre homme (si, si, je vous promet qu’il est heureux comme tout, là !) :



Le couple formé par Takane et Junko est glamourissime. Séparément, ils sont déjà très beaux, alors les réunir façon duo de protagonistes dans un drama… oh la la, vous vous retrouvez devant le roi et la reine du beau Royaume de Kyaa. Cependant, le glamour ne fait pas tout. Ce n’est pas cette romance qui va le plus me marquer, car – si l’on met de côté la partie séquestration, qui ne dure pas longtemps heureusement, même si c’est déjà trop – c’est beaucoup trop guimauve dégoulinante pour moi. Et puis, ce n’est vraiment pas la meilleure des romances. On a déjà vu mieux dans nombre de shojos. Oh la la, que je suis sévère !




Ce que j’ai aimé le plus, c’est pas compliqué, c’est tout le reste. J’ai aimé les collègues de Junko et en particulier Momoe (Rin Takanashi), qui est une dingue des yaoi et qui s’émeut tout le temps en se faisant des films. Là encore, on est dans l’exagération, mais concernant Momoe, bizarrement, ça passait beaucoup mieux.




J’ai aimé les petites romances parallèles à la romance principale qui se nouent sur le lieu de travail, les nœuds pap’ improbables d’Arthur Sensei, le bourreau des cœurs des petites mamies, lol ! Et Arthur, messieurs mesdames, est incarné par Hayami Mokomichi, alors je vous confirme que nous sommes bien dans le beau Royaume de Kyaa. Arthur est tombé amoureux de Momoe, mais doit redoubler d’efforts pour le lui faire comprendre. C’est tout mimi.





Le nœud pap’ sur le gros pull Jacquard, fallait oser…




J’ai aimé la famille très bruyante, très vivante de Junko et pourtant, c’était pas gagné au début. Malgré tout, ils font partie du comic relief : l’allure de la mère avec ses couettes tressées, les repas de famille animés, la bonne bouffe appétissante, les petites fêtes organisées dans leur tout petit appart’, etc.
Et je termine avec un mot sur le personnage féminin principal: notre Junko ! J’ai eu beaucoup de mal avec ce personnage et ça me fait suer d’écrire ça parce que j’adore l’actrice, mais je vous dis les choses comme je les pense. Ce personnage m’a saoulée. J’ai pesté plein de fois contre Junko : « Mais prends ta vie en mains, bon sang ! » et autres : « Mais as-tu une once de libre arbitre, espèce de… ». Ahem… bon, vous voyez ce que je veux dire. Je l’ai trouvée molle, décevante, barbante et ce fut un soulagement de voir les dernières images. Pas parce que j’en avais marre de suivre la série, mais parce que j’en avais marre de la voir, elle.





En conclusion :

J’ai donc un avis nuancé sur cette comédie romantique qui demeure sympathique à suivre, mais les acteurs principaux n’ont pas eu l’occasion de montrer tout leur potentiel. J’ai été un peu déçue, car je me faisais une joie de pouvoir enfin regarder ce drama qui me faisait de l’œil depuis un moment.
De cette comédie romantique, il faut surtout retenir l’aspect comédie. Pour le côté romantique de la chose, il existe nombre de shojos de meilleure facture que cette adaptation.
Il va de soi que je parle exclusivement de l’adaptation, n’ayant pas lu le manga et, comme à chaque fois que je commente une adaptation de manga, j’invite celles et ceux qui ont lu l’œuvre originale à venir apporter un autre éclairage en commentaire.








IZA, le 31 octobre 2018