dimanche 3 mars 2019

Mass Hysteria à Boulogne-sur-Mer

Mass Hysteria à Boulogne-sur-Mer
14 février 2019



Salle: Carré Sam, Boulogne-sur-Mer (France)

Introduction:


Il fallait que je vous en touche un mot, tellement c'est surréaliste: je me suis retrouvée à un concert de Nu Metal. C'était une expérience!

Pas d'équivoque: la date correspond à l'événement. Il s'agissait bien de mon cadeau de Saint-Valentin, LOL! Christian-le-retrogameur-occasionnel a toujours réussi à me surprendre. En fait, il s'est fait plaisir pour notre Saint-Valentin, on peut le dire comme ça. Il a bien préparé le terrain en me faisant écouter quelques morceaux plusieurs mois en amont. Il est fin, très fin, le bougre. Et puis, fatalement, on s'est retrouvés à Boulogne, vu que j'avais trouvé que Mass Hysteria, ben c'était loin d'être dégueulasse... Déjà, en écoutant l'album "Matière Noire", j'avais pris une claque musicale dans la tronche (et c'est marrant, dit comme ça, on dirait que c'est tout mignon, on imagine des petites gifles de triples croches toutes légères). En concert, j'avoue, je suis carrément passée dans une autre dimension!

Comme nous avions un bon bout de route à faire, nous sommes partis en milieu d'après-midi (histoire de bien profiter des bouchons à Lille) et nous avions prévu de nous restaurer avant le concert. Pas de restau raffiné cinq étoiles, c'était quand même pas la Saint-Valentin... ah si, en fait, zut! LOL! En tout cas, on a atterri complètement au hasard dans un petit restau turc à l'angle d'une rue hyper pentue... et ce détail a son importance, je vais y revenir. On s'est régalés! On commençait à avoir faim, l'assiette est arrivée à point nommé, elle était énorme et j'ai mangé le meilleur köfte au monde! Le patron était super sympa, ce qui ne gâchait rien.
Là où ça s'est un peu compliqué, c'est en sortant. Vous vous souvenez de l'histoire de la rue pentue? Oui? Alors, on y est: qui dit grosse descente à l'aller, dit grosse montée au retour. Après avoir mangé l'assiette köfte de ta vie. Alors que t'as encore des frites au fond du gosier. ET QU'IL FAUT SE MAGNER PARCE QUE MINE DE RIEN, LE CONCERT COMMENCE DANS MOINS DE VINGT MINUTES ET T'AS 1,4 KM A FAIRE AU PAS DE COURSE EN MODE DIGESTION ACCELEREE SUR UNE SALOPERIE DE COTE A 85%!!!! Mass Hysteria, ça se mérite. 
Nous sommes arrivés tout juste! Les premières notes du groupe Tang, qui assurait la première partie, retentissaient au moment pile où nous finissions de mettre nos bouchons d'oreille, aux portes de l'ANTRE.    

La salle:


Le Carré Sam, à Boulogne-sur-Mer. Petite salle, quasiment les pieds dans l'eau. En gros, il vous reste une ou deux rues à parcourir et vous êtes sur le sable. Plutôt fun, non?
C'est effectivement une salle que je vais qualifier d'intimiste, le genre où même si vous êtes tout au fond, vous voyez super bien les artistes. Nous n'étions pas tout à fait au fond, mais nous n'étions pas au bord non plus, car nous n'avions pas envie de nous faire envoler par un convoi de fans en liesse. Si vous avez déjà assisté à ce genre de concerts, vous voyez ce que je veux dire. (Il faut que vous sachiez que j'ai une double hernie discale, c'est déjà une épreuve et surtout un exploit pour moi de rester debout pendant plusieurs heures, alors le pogo c'est pas pour moi). D'ailleurs, si vous regardez la vidéo qui va suivre un peu plus bas, je précise que quand ça se met à bouger tout seul à 1.59, ce n'est pas Christian-le-retrogameur-occasionnel qui danse en rythme sur la musique, c'est le sol qui bouge tout seul! Ouais, ouais, ouais... et ça fait tout drôle! C'est pas pour rien que les fans de Mass Hysteria sont surnommés affectueusement "les furieux et les furieuses". Quand je vous disais que j'avais vécu une expérience...

Le décor et le concert:

Le décor, quel décor? On a besoin d'un décor? LOL. Allez, juste une affiche tout au fond et basta. C'est un concert de Metal, pas une comédie musicale, b**del!
Le concert débute presque à l'heure, ils se font désirer juste ce qu'il faut. Le ton est donné dès l'intro (cf. la vidéo). Pas de temps mort.
Le spectacle est à la fois sur scène et dans la salle. Et je précise bien "spectacle", car c'est un spectacle. Familial. Oui, vous lisez bien. J'ai vu tous les âges! Hallucinant. Je me suis marrée en écoutant les commentaires du public. Et là, il faut que je vous donne quelques explications. Il arrive que l'on dise à propos de tel ou tel artiste qu'il est proche de son public. C'est une expression qui tient quasiment du lieu commun, mais croyez-moi, ce n'est pas exagéré de dire que Mass Hysteria est proche de son public. La preuve par les exemples:
- Ils se pointent avec leur glacière. Cette dernière est pleine de binouze et de petites bouteilles de flotte: distribution généreuse de houblon et de H2O au public par intervalles réguliers.
- Mouss (Moustapha, le chanteur) invite ceux qui le veulent à venir rejoindre le groupe au bar après le concert-spectacle! On l'aurait bien fait, mais le concert s'est terminé vers 23h30 et nous avions plus de deux heures de route, une bonne douche à prendre en rentrant et le lendemain, on se levait tôt...
- Mouss (le chanteur, le même que tout à l'heure) parle aux gens entre les morceaux. Il parle vraiment, il ne fait pas genre: alors, le morceau qui va suivre a été composé un jour où je me suis coincé un doigt dans une porte, etc.
- Mouss (le chanteur... oui, bon, j'arrête) se retrouve à un moment donné AU BEAU MILIEU DU PUBLIC en train de chanter pendant que les fans avertis tournent tout autour de lui. NANDE?!
Alors, pour revenir à mon histoire de spectacle marrant: au début du concert, Mouss dit: "Yann (le lead guitarist) est content, il a vu la mer". Et, fatalement, quelqu'un lui a posé la question que vous voyez certainement venir: "Il a vu ma mère?". Mouss se fend la poire et répond par la négative.
Musicalement parlant, Mass Hysteria se nourrit de plusieurs influences, mais sur ce point, c'est Christian-le-retrogameur-occasionnel qui va vous en parler un peu plus bas. C'est lui ZE spécialiste ès Mass Hysteria. En tout cas, j'ai bien aimé, ça bouge bien, on se laisse porter, et pas uniquement littéralement. Les musiciens savent se servir de leurs petits doigts musclés, ils ont un bon jeu de scène et le chanteur a un charisme incroyable. On peut se vanter d'avoir un super groupe de Metal en France, et trop méconnu.


Conclusion:

J'ai vécu la plus originale de mes Saint-Valentin, mais mon Chéri est tellement imprévisible que je me demande ce qu'il va nous trouver pour l'année prochaine! J'ai hâte d'y être! En attendant, on a tellement aimé qu'on va se faire une petite piqûre de rappel en avril lors du BetiZFest à Cambrai et puis une autre en décembre à Paris.

C'était une folle journée qui laissera un souvenir impérissable. Merci encore!
Je confie la rédaction de la fin de l'article à Christian-le-retrogameur-occasionnel.
Je vous laisse avec la vidéo de l'intro et du premier morceau intitulé "Reprendre mes esprits".


A la prochaine, les amis!

***


Salut, c'est Christian. Vu ce qu'Iza a noté plus haut je n'ai pas d'autre choix que de vous faire part de mes impressions. Tout d'abord, je ne suis pas ZE spécialiste de Mass Hysteria, je n'écoute plus assez de musique pour arriver à ce niveau.
Mass Hysteria, je connaissais ce nom depuis bien longtemps mais je n'avais jamais écouté jusque l'année dernière où je suis tombé par hasard sur l'album "Le Trianon" en accompagnant Iza à la médiathèque. Curiosité oblige, nous sommes repartis avec. Dès la première écoute, une claque d'énergie positive en pleine figure ! Sans exagération aucune. Je connais très bien la musique Metal depuis fort longtemps, oserais-je dire depuis les années 80 ? (Gare au petit malin qui ferait une remarque déplacée sur mon age, hein !) Bref, à l'époque j'ai écouté longuement d'excellents groupes de Metal comme Napalm Death et Slayer pour n'en citer que deux. Donc, après la claque, j'ai voulu mieux connaître et j'ai écouté leurs albums depuis le début, et honnêtement, à part un album que je trouve un peu plat (on peut pas toujours être au top), il y a vraiment quelque-chose dans les morceaux de ce groupe, j'irai même jusqu'à affirmer qu'il y a quelque tubes, même si Mouss a déjà prétendu qu'il ne savent pas en faire. Évidemment il y a une évolution dans leur musique et personnellement je perçois deux ruptures, une avec l'album "Matière Noire", s'il n'y en avait qu'un à faire connaître au grand public, c'est celui-là, et une deuxième rupture avec le dernier album "Maniac", qui est certainement moins accessible aux néophytes en la matière, mais qui parle à mes vieilles oreilles : par moments, j'ai eu l'impression d'une forte inspiration de Napalm Death et/ou Slayer, surtout en étant présent physiquement au concert : ça décoiffe ! La vache. La particularité de ce bijou national c'est de chanter en français, les chants sont emprunts d'un style un peu rap mais ça s'intègre parfaitement avec la musique, c'est un peu la façon de chanter de Napalm Death mais en français, ça donne un style unique et explosif.
Je serais bien en mal de devoir vous dire mon morceau préféré. Les textes sont pleins de bon sens pour qui sait les écouter et à notre époque tout le monde devrait écouter attentivement au moins une fois l'album "Matière Noire".
Que dire de plus, je leur souhaite une longue vie pleine de réussite et de créativité.






IZA et CHRISTIAN, le 3 mars 2019


     








mercredi 27 février 2019

Over Time

Destins. Le jeu de la vie.



Titre original: オーバー・タイム
Année: 1999

Réalisation, Scénario, etc. : Eriko Kitagawa, Hideki Takeuchi, Kozo Nagayama
Musiques: Satoshi Takebe
Durée: 12 épisodes de 46 minutes (en moyenne)
Pays: Japon

Genre: Comédie romantique


Avec: Takashi Sorimachi = Soichiro Kaede
Makiko Esumi = Natsuki Kasahara
Yoshino Kimura = Nazuna Kurata
Kazuya Endo = Haruhiko Kato
Yuuki Kobayashi = Hideaki Ito
Yuriko Ishida = Fuyumi Tsurumachi
Hibiki Manabe = Yuka Hoshino
Kippei Shiina = Tatsuhiko Kuga
Naomi Nishida = Haruko Kaede, ...

Le début:


Natsuki (Makiko Esumi), Fuyumi (Yuriko Ishida) et Haruko (Naomi Nishida) sont trois bonnes copines qui ont décidé de faire un séjour au ski à Hokkaido pour fêter la nouvelle année. C'est là que Natsuki croise pour la première fois la route de Soichiro (Takashi Sorimachi), qui n'est autre que le petit frère de Haruko, mais Natsuki l'ignore pour l'instant...
"Hasard des dramas" oblige, Natsuki va revoir Soichiro dès leur retour à Tokyo. En effet, Natsuki et Fuyumi emménagent chez Haruko (qui vivait seule jusqu'à présent au domicile parental). Devinez qui va également rejoindre nos copines? Soichiro, bien sûr! La raison est la suivante: Soichiro a commis une faute professionnelle et il a été muté à Tokyo. La grande maison de la famille Kaede va devenir le théâtre d'une cohabitation animée, pleine de rires et de larmes, au gré des états d'âme de chacun (et autour de deux des plus célèbres jeux de société de l'époque: "Le jeu de la vie" et "Othello").





Soichiro noue peu à peu une amitié à caractère exceptionnel avec Natsuki. Ils sont tellement en phase qu'ils n'ont même pas besoin de se parler pour se comprendre. Ils partagent tout! Une amitié si particulière est-elle possible entre un homme et une femme? Est-ce que l'amitié peut être plus forte que l'amour? Est-il possible de vivre une amitié avec une personne du sexe opposé qui est en couple? En effet, Soichiro rencontre Nazuna (Yoshino Kimura) à Hokkaido, et elle va très vite devenir sa petite amie. De son côté, Natsuki entame une relation avec le docteur Kuga (Kippei Shiina).  

Mes impressions:


Bienvenue sur Iza-ware, le petit musée en ligne du Jdrama, LOL. Eh oui les amis, je vous parle aujourd'hui de la série Over Time, qui a pile poil vingt ans. Vingt ans! Elle a été diffusée sur Fuji TV de janvier à mars 1999. Je vous offre un petit moment de nostalgie? C'est parti!

  ***

Mes critiques de dramas ne sont pas nécessairement normées, mais j'ai remarqué que, bien souvent, je commençais par présenter les personnages. Une fois n'est pas coutume, je vais tout d'abord parler de l'intrigue dans le drama qui nous intéresse aujourd'hui et il y a une raison à cela: une fois le dernier épisode visionné, je me suis retrouvée en pleine réflexion. On peut considérer que ça a donné quelque chose comme ça:

Attends Iza, tu viens de regarder un drama où l'on te donne à voir des protagonistes passer le plus clair de leur temps à boire jusqu'à être finement torchés et manger tant et plus (et là, c'est carrément de la torture parce que tous leurs plats avaient l'air super alléchants)... quand on y réfléchit bien, il ne se passe pas grand chose, mais tu viens quand même de te farcir les 12 épisodes sans broncher?!  M'enfin, que se passe-t-il?!


Maintenant que je connais le fin mot de l'histoire, je pense que tout le long, j'attendais que ça se termine d'une certaine façon et j'ai été déçue, parce que JUSTEMENT, ça ne s'est PAS terminé comme j'aurais voulu. En cela, bravo à la scénariste qui a eu le don de faire monter la pression et de maintenir le suspens jusqu'au bout! C'est ça qui a fait que j'ai tenu. Très certainement. Mais il est peu probable que je regarde à nouveau cette série dans quelques années. Trop de torture mentale pour si peu.
Maintenant, je vous livre une vision qui vaut ce qu'elle vaut, mais franchement, neuf épisodes auraient largement suffi à tout faire tenir. Il y a eu un genre de sous-intrigue qui n'a pas servi à grand chose, si ce n'est peut-être de montrer au spectateur à quel point les deux personnages principaux masculins étaient deux chics types au top de leur coolitude, mais on le savait déjà. C'est dommage, car cela donne l'impression de meubler. Neuf épisodes, les gars, ça suffisait amplement!
J'en viens à présent aux protagonistes. Over Time est un drama où il y a plein de personnages, j'adore ça, et il se passe toujours, quelque part, quelque chose avec quelqu'un. Il s'agit d'une comédie romantique tout à fait typique, où l'on aime tous les personnages avec leurs qualités et leurs petits travers. Le couple de protagonistes est particulièrement attachant et ils sont incarnés par des acteurs que l'on ne présente plus. Je les aime beaucoup tous les deux, ils sont bons et je les ai déjà appréciés dans plein de séries séparément, alors les réunir tous les deux... wow, c'était un cadeau! J'ai fait plein de captures d'écran de ces moments où ils sont ensemble pour s'engueuler, se réconcilier, picoler, rire, pleurer. Gros déluge d'émotion! Non seulement ils forment un couple tout à fait photogénique, mais en plus ils ont parfaitement fait ressentir cette étrange alchimie. 
Dans le détail, Natsuki se trouve moche et n'aime pas sa voix grave. Sérieux?! Il faut vraiment qu'on soit à Dramaland pour subir ça. Makiko Esumi MOCHE. Vous imaginez ça, juste deux secondes? Moi, j'arrive pas à associer les deux. Makiko Esumi + Moche. Non, vraiment, j'y arrive pas. C'est un oxymore. J'ai adoré son personnage, bien sûr, même si j'ai trouvé qu'elle était parfois trop gamine dans sa façon de s'habiller. Elle est très grande et a la trentaine, alors les jupettes super courtes avec les bas noirs en laine... ça met ses jolies gambettes en valeur, mais ça fait un peu bizarre. On dirait une vieille gamine nostalgique de ses années lycée. A part ça, je le redis, je l'ai adorée. Ses principales qualités sont la franchise, la bienveillance et la droiture.


Soichiro, c'est obligé, on l'aime aussi tout de suite, parce que c'est le gars serviable, intègre (à l'excès, parce que c'est aussi ce qui lui vaut sa mutation), plutôt bien fait de sa personne et il sait faire plein de trucs, comme prendre des jolies photos, piloter un avion, etc. Bref, c'est le bogosse au top de sa forme.


Fuyumi a une vie sentimentale des plus compliquées. Il serait un peu exagéré de dire qu'elle emménage chez Haruko pour se mettre au vert, mais il y a un peu de ça, car elle a une relation avec un homme marié et l'épouse de celui-ci a découvert le pot aux roses. Le souci de la sulfureuse Fuyumi est justement le fait qu'elle n'arrive pas à construire de relation sérieuse et stable. C'est le genre de personnage que l'on a l'habitude de croiser dans les comédies romantiques, et je ne sais pas si vous l'avez remarqué ou si vous partagez mon avis, mais ils ou elles sont presque toujours présenté(e)s sous un angle tel qu'il vous est impossible de les détester. Pourtant, il y a des moments où elle le pousse, le bouchon... Dans cette histoire, Fuyumi monte également dans le grand roller-coaster des émotions et j'ai bien aimé ce qui lui arrivait au cours de l'intrigue, une fois le gros de la tempête passé.


Haruko, c'est la bonne copine qui a le cœur sur la main. Des trois amies, c'est celle qui a un moindre rôle. On la voit attentive aux autres, quasiment maternelle, elle joue aussi son rôle de grande sœur à fond. Son côté trop sérieux et rabat-joie ne l'empêche pas de paraître éminemment sympathique aux yeux du spectateur.


J'ai eu un peu plus de mal avec le docteur Kuga. Tatsuhiko Kuga travaille dans un hôpital. Il est très compétent et son travail est reconnu par-delà les frontières du Japon. Sur le plan personnel, il a connu quelques déconvenues, puisqu'il a divorcé et il est en conflit avec son ex-épouse. A priori, c'est son travail très prenant qui a eu raison de son couple. La conséquence est que, bien qu'attaché à Natsuki, on le sent réticent à l'idée de se marier à nouveau. C'est un personnage bienveillant, calme, cool, mais j'ai parfois tiqué. Ce que je ne comprends pas avec lui, c'est le fait qu'il veuille faire les choses correctement pour ne pas se planter à nouveau, mais j'estime qu'il reproduit certaines erreurs et puis je trouve aussi qu'il se fiche un peu de sa fille in fine.

 
Les personnages secondaires contribuent aussi à créer cette atmosphère chaleureuse et souvent amusante, surtout Kazuya Endo (Haruhiko Kato), un collègue de Soichiro, qui n'hésite pas à donner de la voix lorsque c'est nécessaire et c'est drôle car c'est ordinairement le compagnon idéal pour faire la fête et le gars sentimental avec sa bien-aimée.


En bref, à peu d'exceptions près, on les aime tous illico et pour la vie!
Les musiques sont très jolies: "BELIEVE", par Yuko Yamaguchi, parmi les chansons que l'on entend le plus souvent pendant chaque épisode et "Sono Speed de" interprété par the brilliant green pour le générique. Petit couac: aussi jolies soient-elles, les musiques sont à mon goût un peu trop utilisées dans chaque épisode, à tel point que j'en arrivais parfois à me dire:

Attention! Là, on arrive au moment de BELIEVE. Yes, bingo! (Oui, parce que ça ne loupait jamais, à mon grand désespoir!). 
   
En conclusion:

Over Time nous invite à réfléchir à la sempiternelle question de savoir si l'amitié entre un homme et une femme est possible. J'aime bien ces histoires aux thèmes universels. Même si je n'ai pas été séduite par la fin, mais cela n'engage que moi, j'ai trouvé que cette histoire était très jolie et emmenée par un couple de protagonistes ayant une véritable alchimie.
A voir. Une fois. Pas plus, pas moins.
  




IZA, le 27 février 2019


     








jeudi 31 janvier 2019

The Glenn Miller Memorial Orchestra à Lille

The Glenn Miller Memorial Orchestra à Lille
27 janvier 2019


Salle: Théâtre Sébastopol, Lille (France)

Introduction:


C'est chose faite depuis longtemps sur les réseaux sociaux, mais pas sur Iza-ware et il me reste juste quelques heures pour le faire... alors, vite, vite: je vous souhaite une très bonne année 2019! Tout d'abord, la santé, car c'est ce qu'il y a de plus important et de plus précieux. Sans elle, on ne peut rien faire. Ensuite, je vous souhaite la réalisation de tout ce que vous voulez: réussite dans vos projets, tout plein d'amour au quotidien, des moments d'amitié inoubliables.

Mon premier article de 2019 est dédié à la musique, et pas n'importe laquelle. Il y a quelques jours, j'ai eu l'immense plaisir d'assister à un concert de jazz. Je n'avais pas spécialement l'intention de rédiger un article au départ, mais il se trouve qu'aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'une personne très importante pour moi, qui était saxophoniste et clarinettiste, à qui je dois mon amour pour le jazz, cette musique magnifique et exigeante. Il m'a donnée mes premières leçons de saxe alto. Il n'est plus là aujourd'hui, mais je pense à lui tous les jours... voilà, c'était la séquence émotion. Voici donc mon article-hommage, mais pas de pleurnicheries, car cette personne aimait rire et était joyeuse, donc on y va dans la joie!



La salle:


Le théâtre Sébastopol, à Lille. Jolie petite salle à l'architecture originale nichée en plein coeur de la capitale des Flandres, ambiance cosy, fauteuils très confortables. C'est la couleur rouge qui domine largement, on s'y sent à l'aise tout de suite. Question ambiance, ça change un peu des concerts en pein air, dans les stades. C'est bien aussi, mais on aime bien son petit confort! Bref... j'ai déniché sur le Net des photos du fameux théâtre:

 Source: Internet


Source: Internet

Le décor et le concert:

C'est un concert de jazz, donc tout l'espace est occupé par les pupitres du Jazz Band. Pas de fioritures inutiles, donc.
L'été dernier, lorsque j'ai vu que le prestigieux Orchestre allait passer dans le Nord, je me suis jetée sur les places et j'ai été récompensée, car on était au premier rang et quasiment au milieu. Dans ces cas-là, c'est le pied, car vous avez vraiment l'impression que les musiciens ne jouent que pour vous. C'est une expérience à vivre. Il m'est arrivée d'acheter des places suffisamment tôt pour être bien placée, mais jamais au premier rang.


Autre satisfaction, plus petite quand même: la moyenne d'âge du public étant über élevée, je suis prête à parier que je faisais partie des plus jeunes dans la salle... ce qui est triste quand même quand on y réfléchit, car j'ai peur que ça disparaîsse à terme. Non, non, non, le jazz est immortel, Iza!
Il s'agissait d'un nouveau spectacle, dédié aux années swing. La première partie était un hommage à Frank Sinatra. Deux chanteurs, Paul Wood et Fiona Paige, ont interprété avec brio, en solo ou en duo, les plus grands succès de Frank Sinatra, ainsi que certains morceaux très connus d'Ella Fitzgerald et Peggy Lee.
Après un court entracte de quinze minutes, c'est reparti de plus belle avec une nouvelle série de pépites, majoritairement des succès de Glenn Miller, mais pas uniquement. Dire que les musiciens ont tous du talent est un affreux euphémisme. Il y a eu quelques moments forts, notamment lors du traditionnel solo de batterie pendant "Sing, Sing, Sing", l'un de mes morceaux favoris. Le batteur, c'est bien simple, c'est le Dieu de la batterie. Il a été dignement applaudi!
Autre tradition fort agréable et amusante: à la fin du rappel, tous les musiciens, sauf le batteur, pour des raisons de logistique (mwaaa ha ha ha, que je suis drôle) se lèvent et vont jouer "In the Mood" parmi le public. Le spectacle était parfaitement équilibré, entre morceaux instrumentaux et chantés. C'était la première fois que je voyais Miss Fiona Paige et j'ai été enthousiasmée par son sourire permanent, son énergie et son plaisir de chanter.
Chaque morceau est brièvement introduit par le Chef d'orchestre, avec le sourire et toujours la petite anecdote intéressante à la fois pour les amateurs de jazz éclairés et les néophytes. 

Conclusion:

J'ai eu l'occasion de visionner un DVD du Glenn Miller Memorial Orchestra. Je n'ai pas mémorisé la date, mais je pense qu'il a été enregistré il y a une dizaine d'années en Avignon. C'était le même Chef d'orchestre, il y avait déjà Paul Wood au chant et je crois que le batteur était également le même que l'autre soir à Lille. J'avais passé un super moment, confortablement installée dans mon fauteuil et je m'étais dit à l'époque - j'avais déjà mes billets - que la soirée du 27 janvier augurait quelque chose de grandiose. Maintenant, je peux vous dire que les voir et les écouter dans une bonne salle, qui plus est au premier rang, a surpassé tout ce que j'aurais pu espérer!
Je termine en vous invitant à regarder un film japonais dont j'ai déjà parlé sur mon blog. Il s'agit de "Swing Girls", un film magnifique qui met le jazz à l'honneur.
A bientôt et vive le jazz!


Source: Internet




IZA, le 31 janvier 2019