jeudi 31 mai 2018

Tenshi no Tamago



Tenshi no Tamago




Titre original : 天使の卵
Année : 2006
Réalisation, Scénario, etc. : Shin Togashi, Masako Imai, Yuka Murayama
Durée : 114 minutes
Pays : Japon
Genre : Drame

Avec : Hayato Ichihara = Ayuta Ipponyari
Manami Konishi = Haruhi Godo
Erijka Sawajiri = Natsuki Saito

Le début :

Quatre ans après avoir rompu, Natsuki et Ayuta se retrouvent par le plus grand des hasards. Ayuta se destinait à une carrière de dessinateur, mais suite à un drame qui est survenu dans sa vie, il pense qu’il est désormais incapable de dessiner. Natsuki est persuadée du contraire et est déterminée à le lui faire comprendre.




Mes impressions :

Alors, bien sûr, il s’agit d’un film d’ambiance, mais je le dis et le redis : ce n’est pas ennuyeux du tout.
C’est le genre de film auquel j’accroche tout de suite parce qu’il y a une ambiance particulière, la musique est envoûtante, elle ne parasite pas l’intrigue mais vient au contraire jouer un rôle elle aussi. C’est toujours le même morceau, mais il tombe toujours à pic et il est si beau…
Le dessin est mis à l’honneur et c’est très intéressant car différentes techniques sont montrées, on nous montre des gros plans, des esquisses, on ne sait pas trop où tout cela va nous amener ni ce que l’on va trouver une fois le dessin achevé et, ma foi, c’est complètement à l’image de l’intrigue. C’est là où c’est très fort : on se doute un peu de ce qui va se passer, on sait dès les premières minutes que quelque chose de dramatique a eu lieu, on nous ressert le sempiternel triangle amoureux mais ce n’est pas gênant car plein de choses inattendues viennent se greffer, viennent compléter et enrichir les contours du départ et le résultat final est plus que satisfaisant. Ce n’est peut-être pas un chef d’œuvre, mais ce film est prenant et nous parle car il traite de thèmes universels et indémodables tels que le deuil, la reconstruction de soi, le sentiment d’impuissance et de culpabilité et le fait de faire la paix avec soi-même et les autres, les difficultés que représentent de telles quêtes, etc.




Je n’ai pas pleuré au moment du dénouement, encore que les âmes très sensibles pourraient très bien y arriver. Je ne veux pas dire par là que j’ai un cœur de pierre, bien au contraire, mais j’ai ressenti un réel apaisement en voyant défiler les dernières images (sublimes !) et même si mon cœur s’est serré, on en est restés là lui et moi.
J’ai adoré absolument – presque – tous les personnages (oui, car il faut noter la présence d’un triste sire parmi eux, un type qui m’a absolument dégoûtée, mais à part ça, ça allait… ) et les rôles sont joués avec justesse (y compris celui du triste sire, pour le coup).
Enfin, ce film a un autre atout de taille : son esthétisme. J’ai fait plein de captures d’écran tellement c’est beau, tellement les plans sont fins, très beaux et tellement les couleurs sont magnifiques… et je pourrais utiliser encore tout un tas de qualificatifs positifs !

En conclusion :

Un très beau film, pas du tout drôle, mais qui se termine, comme souvent dans ce genre de film, par une petite touche positive, un sentiment bienvenu d’apaisement.
Je suis restée très vague à dessein au niveau de l’histoire : il faut vraiment que vous découvriez le reste par vous-mêmes.










IZA, le 31 mai 2018

samedi 28 avril 2018

Akumu-Chan – The movie


« Dreaaaams are my realityyyy... » (ahem...)


Titre original : 悪夢ちゃん Theovie

Année : 2014
Réalisation, Scénario, etc. : Noriyoshi Sakuma
Musiques : Masaru Yokoyama
Durée : 119 minutes
Pays : Japon
Genre : Comédie dramatique

Avec : Keiko Kitagawa = Ayami Mutoi
Manatsu Kimura = Yuiko Koto
Marius Yo = Kanji Shibui
Fumiyo Kohinata = Bannosuke Koto
Gackt = Takashi Shiki
Yuka = Kotoha Hirashima
Ryuta Sato = Kosuke Shibui

Le début :

Akumu-Chan – The movie est la suite du drama éponyme, alors je vous fais un petit résumé des épisodes précédents, en évitant cependant de spoiler :
Yuiko (Manatsu Kimura) a un grand-père (Fumiyo Kohinata) peu ordinaire. En effet, il est l’inventeur d’une machine qui permet de visualiser et convertir les rêves en données, puis de les récupérer sur des « cartes de rêves ». Yuiko a le pouvoir de lire l’inconscient des personnes qu’elle croise. Les mauvais pressentiments de ces personnes deviennent les cauchemars de Yuiko et ce n’est pas tout : ces cauchemars deviennent réalité. La petite fille, terrifiée, ne veut plus aller à l’école par crainte de causer des ennuis à ses camarades de classe. Heureusement, elle peut compter sur le soutien de Ayami-Sensei (Keiko Kitagawa), qui peut la comprendre, mais je ne vous dirai pas pourquoi ;)

***

Le film démarre très fort : Yuiko est en proie à l’un de ses fameux cauchemars. Dans ce mauvais rêve, Ayami-Sensei l’accuse de manipuler ses camarades de classe et lui impose de montrer ses vrais sentiments à tout le monde. Un garçon débarque de nulle part sur le dos d’une bestiole ailée que personne – ni vous, ni moi, ni aucun des personnages – n’a vue auparavant (sinon, c’est qu’il est grand temps de consulter!). Ce garçon est poursuivi par l’assistant du grand-père de Yuiko : notre ami Takashi (Gackt) sur son fidèle cheval… ailé lui aussi, cela va de soi. Il s’ensuit une bataille épique qui ne dure que quelques secondes, car la fillette se réveille enfin. Ouf !
Il s’agit d’un cauchemar prophétique, une chose courante chez la fillette : le lendemain à l’école, Ayami-Sensei présente un nouveau garçon (Kanji, Marius Yo) à la classe et il se trouve qu’il ressemble comme deux gouttes d’eau au garçon du mauvais rêve de Yuiko. Chose encore plus étrange : Ayami-Sensei et tous les camarades de classe de Yuiko ont également rêvé de Kanji la nuit précédente…



Mes impressions :


Le 17 avril 2011, Iza-ware voyait le jour (si tant est que l’on puisse accoucher d’un blog...). Depuis, mon blog existe toujours, mais avec une cadence d’écriture très pépère, puisqu’au fil des ans, j’ai été obligée de m’imposer un rythme de publication : « Iza, tu publies au minimum un article par mois, sinon c’est pas la peine de continuer ». A mon grand regret, je n’arrive que rarement à publier davantage. Bien entendu, c’est uniquement par manque de temps et cela me laisse avec une frustration sans nom car j’adore écrire et partager des choses avec vous. C’est tout juste si j’arrive à faire un tour sur les réseaux sociaux une fois par jour, c’est vous dire.
Chose carrément inédite cette année : je n’ai absolument pas eu le temps de publier d’article le jour même de l’anniversaire de mon blog, chose que j’avais réussi à respecter jusque-là. Certaines années avaient même été plus fastes que d’autres, puisque j’avais eu le temps de préparer un petit jeu pour marquer le coup. Alors, je me donne pour mission de réussir à le faire l’année prochaine, parce que c’est toujours sympa de retrouver son lectorat le temps d’un jeu. Bref, je vais revenir au film dont j’ai voulu vous parler aujourd’hui, mais avant cela, je tenais à vous remercier chaleureusement de me lire encore au bout de sept ans.

***

Donc : Akumu-chan – The movie. Vaste dossier ! Je vais commencer par les points positifs, ce sont ceux qui me reviennent en tête le plus facilement.
J’ai vu le drama il y a longtemps, alors ce fut tout d’abord sympa de revoir tout le monde. Il y a forcément quelques nouvelles têtes, et parmi elles, il y a celle de Ryuta Sato et c’est toujours un plaisir de le voir apparaître dans un drama ou un film. Je trouve qu’il a une bonne tête, un sourire amical, bref... un bon capital sympathie.
Dans la série des bonnes têtes, nous retrouvons également celle de Keiko Kitagawa qui rempile et endosse de nouveau son costume de Sensei. J’ai trouvé que le personnage était moins intéressant que dans la série, mais je pense que cela est dû au scénario qui est beaucoup moins centré sur elle que dans le drama. En effet, l’accent est plutôt mis sur Yuiko et ses camarades de classe, la puberté, les problèmes de famille, etc. En tout cas, l’interprétation est toujours aussi propre : Keiko Kitagawa n’est pas née de la dernière pluie, elle a une liste de séries et de films impressionnante à son actif.


Les effets spéciaux, on en parle ? Bon, alors, je les mets quand même dans les points positifs, car à défaut d’être complètement réussis, ils sont drôles (souvent malgré eux, je pense). Ce sont des effets spéciaux… assez spéciaux, dirons-nous. Oui, je sais, vous voulez des exemples :



Ah… et puis il faut que je vous touche un mot des deux affiches. Je les adore. Je ne savais pas trop laquelle mettre en début d’article, j’ai vraiment hésité, elles sont tellement jolies toutes les deux. Du coup, je vous montre la seconde affiche ici :


Du côté des choses moins réjouissantes, j’ai tout d’abord été un peu désarçonnée au début du film, car il n’était pas toujours évident de déterminer s’il s’agissait d’un rêve ou si je me trouvais dans la réalité des protagonistes. Je suis quasiment certaine que c’est voulu, mais je n’ai pas trop apprécié cette masturbation cérébrale.
Ensuite, on se pose beaucoup de questions sur Kanji, quasiment tout l’intérêt du film repose d’ailleurs là-dessus, et puis, en fin de compte, une fois que tout commence à se démêler, on se dit : « Ah… tout ça pour ça, en fait ... ».
J’ai également déploré pas mal de longueurs. Le film a un démarrage poussif et il faut attendre qu’un quart du temps se soit écoulé avant que l’on arrive non seulement à rentrer dans l’histoire, mais qu’en plus on y trouve un quelconque intérêt. En fait, j’avais l’impression que tout avait été dit à la fin du drama et je ne voyais pas trop l’intérêt de faire un film après cela, d’autant plus que la dernière partie de la série m’avait beaucoup moins séduite que le reste. Du coup, j’étais très curieuse de savoir ce que ce film allait réserver comme surprises… ben, j’ai été déçue.
Je vais m’arrêter là, car donner davantage de détails risque de vous spoiler le truc, étant donné que c’est la suite directe de la série. En fait, c’est plutôt une aventure supplémentaire, mais il y a des choses dont je ne peux pas vous parler, si d’aventure vous aviez tout de même envie de vous lancer dans le visionnage de ce film.

En conclusion :

Clairement, le film est un cran en-dessous du drama. Le seul intérêt est de retrouver tout le monde et c’est à peu près tout, car la boucle était déjà bouclée à la fin du drama et le film n’apporte rien de nouveau ou de spécial.

 




IZA, le 28 avril 2018








vendredi 30 mars 2018

Simple Minds à Paris


Simple Minds à Paris

17 février 2018


Salle : Pleyel, Paris (France)

Introduction :

Oh la la. Un mois et demi que l’événement a eu lieu et je n’ai toujours rien posté dessus. Cela vous donne une idée du temps que j’ai à consacrer au blog en ce moment. Hélas. Trois fois hélas.
Le mois prochain, c’est mon bloganniv et je sais déjà que je n’aurai pas le temps de marquer le coup comme je l’ai fait l’année dernière et ça m’attriste, mais je m’égare ! Revenons à Simple Minds.
A quelques jours près, cela faisait trois ans que je ne les avais pas vus et ça m’avait manquée, parce que j’avais passé un super moment.

Le lieu :

Salle Pleyel, Paris. La grande classe. Une acoustique délirante, des sièges confortables, l’Arc de Triomphe deux rues plus loin. What else ?:D Pour l’anecdote (et pour des raisons diverses), je voulais plutôt aller les voir le 18 à Bruxelles, mais figurez-vous que les billets se sont vendus en quelques minutes – j’étais pourtant au taquet – donc il a fallu se « rabattre » sur Paris.
Du coup, avec Christian-le-retrogamer-occasionnel, nous avons endossé nos costumes de touristes (^^) et en avons profité pour visiter un peu la capitale. Nous avions du temps à tuer, car nous sommes arrivés en fin de matinée. (C’est le genre de journée qui coûte un bras, mais, voyez-vous, on ne vit qu’une fois… depuis, on se serre la ceinture, LOL!). Bref…



Il faisait beau, les amis. Génial ! Ben oui, c’est important, on avait quand même prévu de passer la majeure partie de la journée dehors !

Le décor et le concert :

Pas de grosses fioritures dans la salle en elle-même, mais un mur de LED derrière le groupe qui en jetait un max et qui nous en faisait voir de toutes les couleurs. Une animation magnifique, DE OUF comme on dit maintenant :D J’ai particulièrement aimé ce moment où l’on voyait Maman (pas la mienne, mais la Terre) comme si l’on était à bord de l’ISS et le groupe était devant, ça donnait l’impression qu’il faisaient de la musique dans l’espace, tranquilles, en dansant sur notre planète. Et ça suit tellement bien avec la majeure partie de leurs morceaux !
Le concert en lui-même était très original à la fois au niveau du fond et de la forme. En fait, je n’avais nullement prêté attention au texte sur l’affiche : « exclusive 3 part show with live interview ». Eh ouais, ça s’est déroulé comme suit : nous avions le droit à deux interviews ET à leur dernier album dans son intégralité (si, si) ET une série de morceaux plus anciens (c’est le moment où plus personne n’est assis…). De mémoire, j’en cite quelques-uns : «Waterfront », « Don’t you (forget about me) », « Someone, somewhere in summertime » et bien sûr « Alive and kicking ». Bref, on en a eu pour notre pognon.
J’aime beaucoup leur dernier album à présent, même si – et je le dis comme je le pense – je n’ai pas été super fan tout de suite (sauf pour « Magic » et « The signal and the noise » qui ont des mélodies efficaces et très accrocheuses. Comment vous expliquer ? C’est du Simple Minds de l’époque au goût du jour. Une très bonne sauce.). L’album s’intitule « Walk between worlds » et voici la pochette :


La photo est un peu déroutante : on dirait qu’ils ont utilisé une vieille photo de Jim Kerr. Même aujourd’hui, j’ai le doute. Remarquez, pourquoi pas ? Ce serait raccord avec le nom de l’album et la mire qui nous propulse à une autre époque.

Conclusion :

Une journée qui a passé trop vite – et le concert, j’en parle même pas – gros cafard le soir dans la voiture en regagnant nos pénates. Des chansons plein la tête, Paris by night pour finir. On en veut encore !






IZA, le 30 mars 2018