We
can be heroes !
Titre original:
イン・ザ・ヒーロー
Année:
2014
Réalisation,
Scénario, etc. :
Masaharu Take, Keiya Mizuno
Musiques: ?
Durée:
123
minutes
Pays: Japon
Genre:
Comédie dramatique
Avec:
Toshiaki Karasawa =
Wataru Honjo
Sota
Fukushi = Ryo Ichinose
Tomoka
Kurotani = Misaki Oshiba
Le début:
Wataru (Toshiaki
Karasawa) est
cascadeur. Il double notamment le héros d’un sentai intitulé Les
Quatre Dragons. Pour
arrondir ses fins de mois, il se produit parfois
en ville où il interprète
son personnage dans des
saynètes devant des groupes d’enfants.
Un jour, il est
contacté par un producteur qui veut adapter cette série au cinéma
et Wataru
est tout heureux car il va ENFIN
avoir
un « vrai »
rôle, avec son nom au
générique, tout ça, tout ça… Ah… Attendez… Non, en fait,
cette joie n’est cependant
que de courte durée, car il sera une fois encore la « simple »
doublure du héros, incarné
par un certain Ryo Ichinose (Sota
Fukushi),
une vraie tête de c**, mais j’y reviendrai.
C’était donc une fausse
joie et c’est pas sympa pour Wataru car on l’aime bien dès le
départ tellement il a l’air gentil comme tout.
Un
malheur n’arrivant jamais seul, on demande en plus à Wataru de
devenir le préparateur physique de Ryo car ce dernier est pressenti
pour jouer un rôle dans une production hollywoodienne.
Mes
impressions:
In the Hero
nous donne à voir la différence entre le monde des doublures et
autres cascadeurs, qui sont obligés de prendre un autre job pour
joindre les deux bouts, qui s’entraînent comme
des forçats et qui prennent des risques versus
les stars qui récoltent les lauriers, la coolitude, etc. alors
qu’elles
ne font pas le sale boulot, ne s’abîment pas les côtes et autres
abattis. Cette différence
dans le traitement des humains est d’autant plus visible dans le
monde du cinéma d’action. On
imagine bien que ça soit moins le cas dans une comédie romantique,
par exemple… Le tout est
traité avec une bonne dose d’humour dans la première partie du
film, puis le ton est franchement plus sérieux et c’est une très
belle surprise !

Ryo (notre
tête de c**)
ne voulait pas avoir de rôle dans l’adaptation du sentai et il le
fait bien sentir à tout le monde, à commencer par ce pauvre Wataru,
qui est – comme je l’ai déjà dit – la gentillesse incarnée.
Heureusement qu’il y a Misaki
(Tomoka
Kurotani)
pour le remettre à sa place.
Seule fille du groupe, et à
l’opposé de l’actrice qui incarne l’héroïne toute rose,
kawai, cutie pie et tout, et tout, c’est une femme forte, qui
s’énerve très
facilement et n’hésite pas à donner de la voix dès que c’est
nécessaire. Malheureusement,
elle n’apparaît que trop rarement, ce Ryo a besoin de bonnes
corrections.

Ce
film n’est pas seulement amusant et distrayant, il nous montre
l’envers du décor des films d’action et des jeux vidéo dans
une moindre mesure. On
n’apprend rien de particulier à ce propos, mais c’est toujours
intéressant de voir ce genre de choses et c’est bien aussi de
faire un film qui montre que sans ces gens, eh
ben l’acteur
qui incarne le héros est
tout de suite moins cool. Donc, ce film est également un clin d’oeil
– je l’imagine – à tous ces soit-disant acteurs-héros
qui sont grands, forts et beaux, mais qui sont en fait des petits
« Ryo » se croyant tout permis et traitant les autres
avec le plus grand mépris. Je
suis persuadée qu’il y a plus d’acteurs et actrices dans ce
style que l’on imagine. Je ne préfère pas en savoir davantage,
d’ailleurs, au risque d’être déçue, sait-on jamais !!

En
outre, on nous rappelle des choses ultra logiques mais auxquelles on
ne pense pas forcément, comme par exemple le fait qu’il ne soit
pas simple de tourner des scènes d’action dans un costume dans
lequel on ne distingue quasiment rien et où il est difficile de
simplement respirer. Bref, ce
film est un bel hommage aux films d’action et surtout à ceux qui
mouillent leur liquette tout en restant dans l’anonymat mais qui
font que ces films sont ce qu’ils sont. Les vrais héros, ce sont
eux ! Pendant le
générique de fin, diverses séquences de spectaculaires cascades
défilent et je trouve que c’est une belle idée.
Wataru
est mon personnage préféré. Sans jamais s’énerver, il essaie de
mettre un peu de jugeote et
de savoir-vivre dans la tête
de ce fichu Ryo, ce qui est plus important que
de le préparer physiquement…
lui, il n’a rien de physique à faire de toute manière, à
part mâcher son chewing-gum de
manière pas très élégante
à longueur de temps, ce qui lui donne un air vraiment bête au
possible. Et
encore… une vache qui rumine a l’air plus intelligente, c’est
dire. Je n’ai rien contre l’acteur, au contraire, il excelle dans
l’art de me faire détester le personnage qu’il incarne. Ryo
n’a pas la vie aussi facile que l’on peut s’imaginer au départ,
mais à aucun moment je n’ai réussi à le trouver
sympathico-kawai-kakoi. Du reste, mon avis n’engage que moi. J’aime
bien l’acteur sans plus. Je ne l’ai vu qu’une fois auparavant,
si ma mémoire ne me fait pas
défaut. Il incarnait Hoshio dans Starman
– Kono Hoshi no Koi
et mmm… à l’époque il
m’avait convaincue sans plus. Néanmoins, je vous recommande ce
drama, ne serait-ce que pour tout le reste.
En conclusion:
J’ai eu une
très belle surprise en regardant ce film dont je n’attendais pas
grand-chose, je vous l’avoue. C’est un film distrayant, parfois
amusant et surtout beaucoup plus profond qu’il n’en a l’air au
début.
Moi qui ai bien
besoin de me distraire
– comme beaucoup de gens en ce moment, j’imagine – eh bien ça
fait du bien de regarder un
tel film !
En gros, regardez
In the Hero sans aucune hésitation, les amis. Il fait du
bien. Beaucoup de bien.
IZA,
le 31 octobre 2020