vendredi 28 mai 2021

Iza-ware souffle ses 10 bougies: Jeu 2

 QCM: Bouts d'affiches de séries


Pour fêter les dix ans de mon blog (en avril dernier), j'ai publié un article, puis un premier jeu quelques jours plus tard. Le jeu était un classique dans son genre, puisqu'il s'agissait de trouver le nom de séries ou de films d'après une seule capture d'écran. Il n'est d'ailleurs pas trop tard pour y jouer ;)

Aujourd'hui, je vous propose un second jeu. C'est également un grand classique puisqu'il s'agit cette fois-ci de trouver le titre de dix séries en ayant pour seul indice un morceau d'affiche. Il y a même des pièges, tout ça, tout ça.

Il n'y a rien à gagner, si ce n'est quelques minutes de détente.

Je vous souhaite un bon amusement !

Et ça se passe par ici:

https://view.genial.ly/60afc944c4fa6d0db34dbb0c/interactive-content-quiz-affiches


A très bientôt!






IZA, le 28 mai 2021

mercredi 5 mai 2021

Iza-ware souffle ses 10 bougies: Jeu 1

 QCM: Captures d'écran

Vous le savez peut-être, mon blog a fêté ses 10 ans (10 ans !!) le 17 avril dernier.

Pour fêter ça, j'ai décidé tout d'abord de publier un article. Bon, ça, c'est chose faite.

Je voulais également jalonner le mois de mai de petits jeux pour prolonger un peu la fête. Alors, voilà: je vous propose le premier d'entre eux aujourd'hui.

Il s'agit d'un grand classique. Parmi les captures d'écran proposées, retrouvez le drama ou le film dont celles-ci sont issues. Attention, il y a peut-être des pièges !

Bon amusement !

Et ça se passe par ici:

https://view.genial.ly/608d796e4206fc0d0e5e3fd6/interactive-content-qcm 

A très bientôt !







IZA, le 5 mai 2021

vendredi 30 avril 2021

Waters

 

Blanche-Neige et les sept hôtes

(... et accessoirement: Happy Bloganniv' to me !)

Titre original: ウォーターズ

Année: 2006

Réalisation, Scénario, etc. : Ryo Nishimura, Shunpei Okada, Takuro Shiraishi, Takuro Fukuda

Musiques: ?

Durée: 110 minutes

Pays: Japon

Genre: Comédie dramatique

Avec: Shun Oguri =Ryohei

Toshinobu Matsuo = Naoto

Takamasa Suga = Yuki

Shingo Katsurayama = Shintaro

Yusuke Kirishima = Masahiko

Hiroyuki Hirayama = Teppei

Ryoji Morimoto = Kenta

Riko Narumi = Chika

Le début:

Ils étaient: artiste de rue, businessman, banquier, chef cuistot, décorateur d'intérieur (marié et père de famille, qui plus est) et joueurs de basket. Ils sont tous au creux de la vague et n'ont pas d'autre choix que celui de devenir "hosto" pour subvenir à leurs besoins, car ce travail paie bien. Tous ont été recrutés pour ce petit talent qui leur vient de leur ancienne activité professionnelle et qui pourra être exploité à nouveau, et tous autant qu'ils sont se sont merveilleusement faits rouler dans la farine.

Où est l'arnaque? Lors de leur entretien d'embauche, on leur a dit qu'ils devaient payer une sorte de caution s'ils voulaient le poste (et le montant de la caution est conséquent !). Ce n'est pas la seule mauvaise surprise: en arrivant sur les lieux de leur nouveau travail, le propriétaire du bar leur apprend que le manager s'est cassé avec l'oseille...

Chika, la petite fille du propriétaire, suggère alors que les septs garçons deviennent les patrons de ce nouveau club. Et vous savez quoi? Ils ne sont même pas au bout de leurs surprises et surtout de leurs peines... Bienvenue au "Dog Days" !

Mes impressions:

Eh bien voilà, nous y sommes, c'était en avril 2011. Le 17, pour être précis: Iza-ware souffle ses dix bougies !

Dix ans, mes enfants !

Pour fêter l'événement, je me paie une soirée avec sept hôtes... enfin, cette soirée ne va pas me coûter trop cher, ça va !

 ***

J'ai déjà vu ce film il y a très longtemps. J'en avais gardé un très bon souvenir, alors pour fêter les dix ans du blog, j'ai joué la carte de la nostalgie: me faire plaisir avec une valeur sûre.

J'avais oublié pas mal de détails et donc ce fut une redécouverte. Et elle fut plaisante, cette redécouverte.

Pour servir la comédie, tous les codes des bars à hôtes sont détournés. Pour commencer, les photos qui présentent les hôtes et qui sont sensées faire envie vont du ridicule à l'effrayant. Ensuite, les déformations professionnelles de nos garçons refont surface et s'expriment aux moments les moins opportuns. Nous pouvons également retenir que leurs caractères et leur manque flagrant d'expérience participent également de la veine comique: nous avons l'hôte complètement mal à l'aise et  timoré, celui qui - de par son passé de sportif - ne boit pas d'alcool, le cuisinier qui ne supporte pas que l'alcool commandé par la cliente ne soit pas bien accordé avec son choix de repas.

Les clientes, qui sont pour leur part des habituées de ce genre d'endroit, s'ennuient très vite et c'est à la fois stressant et jubilatoire d'assister à une telle scène, car on se demande comment et quand cette situation va dégénérer pour de bon.

Autre élément qui vient servir la comédie: la déco, qui est d'un mauvais goût absolu mêlé à du kitsch de seconde zone. Une vraie caricature du kitsch. Le bar ne ressemble même pas à un bouge, non, non. C'est juste que l'on a l'impression qu'ils se sont appliqués à essayer de faire cohabiter tout ce qui n'est pas destiné à cohabiter en temps normal: une armure, une Vénus de Milo en plastique, des décos de Noël pas très fraîches, bref: il ne manque plus que quelques boules à neige Tour Eiffel pour parfaire le tout... un carnage, vous dis-je !

Ce film n'est pas que succession de gags, situations embarrassantes ou rocambolesques, ce serait très réducteur de dire cela. Si tous ces garçons se retrouvent là, ce n'est pas par gaieté de coeur et les lendemains qui chantent... ben, ils déchantent ! Le "Dog Days" et sa déco douteuse font partie du réseau métaphorique: ils sont à l'image de ces garçons mal assortis, en décalage par rapport à cette situation. Ils n'ont rien à faire là et détonnent dans cet endroit. Heureusement, la déco va changer !!

L'intrigue est jubilatoire. La fin est complètement dingue. On a l'impression de se retrouver tour à tour entre le rêve et le cauchemar ou dans un genre de conte moderne, il est d'ailleurs fait mention à plusieurs reprises de Cendrillon ou de Blanche-Neige. Chika se compare volontiers à Blanche-Neige (et ses 7 hôtes). D'ailleurs, Chika et son papi, je n'en parle pas à dessein. Il faut les découvrir par vous-mêmes, ces deux-là ! Je vais simplement vous dire que c'est Riko Narumi qui prête ses traits à Chika et elle a le chic pour incarner des rôles complètement frappadingues et je l'adore pour ça ! J'avais oublié qu'elle jouait dans ce film, mais quelle joie de la retrouver, vraiment !

La météo a également son importance dans ce film. Quand il fait soleil, tout va bien, mais il y a parfois des typhons. Alors, il faut se serrer les coudes. Oui, se serrer les coudes, car dans les thématiques principales, nous avons bien entendu l'amitié. Et il y a aussi de l'amour...

En conclusion:

Quel plaisir de retrouver cette joyeuse bande ! Ce fut une agréable soirée placée sous le signe de la nostalgie.

***

Nous n'allons pas nous cantonner à cela en termes de festivités, rassurez-vous!

J'ai prévu des jeux au mois de mai, conformément au résultat du sondage que j'ai lancé il y a plusieurs semaines de cela sur "Cui-cui" et vous avez majoritairement voté pour un article et des jeux. Je finis toujours par tenir mes promesses (même si des fois il faut patienter, c'est vrai !), alors on va s'amuser en mai, que diantre !!

Je terminerai en vous remerciant d'être encore là au bout de dix ans. Je n'ai rien vu passer ! En tout cas, le plaisir est intact.

Merci mille fois !!


IZA, le 30 avril 2021
















mercredi 31 mars 2021

This is not what I expected

 

 Je vais au restaurant par procuration !



Titre original: 喜欢你

Année: 2017

Réalisation, Scénario, etc. : Derek Hui

Musiques: ?

Durée: 106 minutes

Pays: Chine

Adaptation du roman de Lan Bai Se intitulé 终于等到你 (Finally I get you)

Genre: Comédie romantique

Avec: Takeshi Kaneshiro = Jin Lu

Dong Yu Zhou = Sheng Nan Gu

Sean Sun = Xiao Meng

Tony Yang = Zi Qian Cheng

Le Bull Terrier = Lao Ban (Patron)

Le début:

Sheng Nan est en train de s'employer à rayer copieusement et avec application la voiture du goujat qui vient de laisser tomber son amie. Elle n'est pas du genre à abandonner les copines et il faut la voir y mettre du coeur à l'ouvrage, sauf que... ah mince, ce n'est pas la bonne voiture ! Vous l'avez compris: Sheng Nan, c'est un peu la dauphine de la Reine de Poisseland. (Oui, parce que la Reine, c'est moi !)

En effet, ce véhicule appartient à un certain Jin, le genre businessman TRES difficile en affaires en costard-cravate-tiré-à-quatre-épingles-et-le-brushing-impeccable. Jin est à la tête de tout plein, tout plein, tout plein d'hôtels qui coûtent très cher. En d'autres termes, Sheng Nan vient de commettre une très grosse boulette.

Et comme si ce n'était pas suffisant, histoire de pimenter un peu plus l'intrigue, Jin est précisément en route vers l'hôtel où travaille notre sympathique Sheng Nan, chef en cuisine de son état, en vue d'un éventuel rachat. Une drôle de joute culinaire s'engage... 

Mes impressions:

Il s'agit d'un film qui fait la part belle à la cuisine, donc on ne lésine pas sur les bruits de cuisson amplifiés, les gros plans sur les ingrédients, la grande histoire ou la petite anecdote concernant telle ou telle recette, les ralentis sur la tomate qui va bientôt être tranchée ou la fourchette qui vient mourir dans la bouche grande ouverte, les yeux mi-clos ou fermés qui traduisent la jouissance du moment, sans oublier la petite larme qui coule à la fin - toujours au ralenti - sur la joue et les yeux quasi exhorbités qui témoignent de cette expérience culinaire orgasmique. Oui, orgasmique. Bref, si t'as faim, ne regarde pas ce film tout de suite. Mange et reviens, sinon tu vas crever !

Il s'agit de la sempiternelle histoire du Prince Charmant très riche et puissant qui s'entiche de la bergère, sauf que cette fois, ça se passe dans la cuisine d'un grand hôtel à Shanghai et non pas au milieu des bois avec un château à l'arrière-plan. Je veux dire par là que la fin est prévisible et on le sait dès le départ, mais on passe tout de même un bon moment car c'est distrayant et il y a quelques trouvailles intéressantes au niveau de la réalisation.


Bon, j'avoue, il y a juste un genre de twist qui vient gâcher un peu l'ensemble et qui amène une incohérence par rapport aux standards du protagoniste, mais ce bémol n'est pas bien méchant et l'impression globale de ce film reste vraiment très positive. C'est une comédie romantique réussie, avec un bon dosage de comédie et de romantique.


J'ai eu l'occasion de retrouver (même que ça n'était pas fait exprès, je le jure !) Takeshi Kaneshiro qui incarne donc le protagoniste, le faux méchant par excellence. Je l'ai découvert très récemment et je n'avais pas choisi ce film en raison du casting. C'est la bouffe qui m'y a amenée.

Pour lui donner la réplique, nous avons Dong Yu Zhou qui prête ses traits à Sheng Nan, un personnage que j'ai immédiatement beaucoup aimé. Sheng Nan est naturelle, entière, généreuse, et sa cuisine le reflète bien. Elle a plutôt la poisse dans la vie, y compris en amour. Est-ce que ça va durer ?  

En conclusion:

This is not what I expected divertit et fait saliver. Même les nouilles instantanées ont l'air divinement exquises, c'est dire ! Moi qui avais jusqu'à présent vu des séries et films japonais qui traitent de la nourriture (Osen, Kui-Tan, Food Fight, je ne cite qu'eux, mais il y en a tant d'autres !!), je me rends compte qu'en Chine aussi, on sait vraiment mettre la nourriture à l'honneur.

Je vous recommande ce film et je le range résolument dans ma petite catégorie de feel-good films !



IZA, le 31 mars 2021













dimanche 28 février 2021

Lavender

 Des anges et des hommes




Titre original: 薰衣草

Année: 2000

Réalisation, Scénario, etc. : Riley Yip Kam-Hung

Musiques: Ronald Ng Luk-Sing

Durée: 102 minutes

Pays: Hong Kong

Genre: Comédie dramatique

Avec: Kelly Chen = Athena Chen

Takeshi Kaneshiro = Angel

Eason Chan = Chow Chow

Le début:

Par une nuit de forte tempête, Athena (Kelly Chen) découvre un ange blessé (Takeshi Kaneshiro) sur sa terrasse. D'abord épouvantée à la vue de cette créature, elle finit néanmoins par accepter qu'il reste chez elle jusqu'à ce qu'il soit rétabli, mais elle ne le fait pas par charité: il doit contribuer aux tâches ménagères et lui servir d'assistant au travail.

Elle souhaite également qu'il emporte quelque chose avec lui au Paradis lorsqu'il sera en mesure de voler à nouveau...  

Mes impressions:

Je viens donc de regarder Lavender dont le résumé attisait ma curiosité. Ce film a reçu plusieurs récompenses (méritées) lors du Hong Kong Film Award en 2001. L'intrigue promettait une rencontre entre deux univers qui n'ont rien en commun, le tout teinté de fantastique. Intéressant, tout ça... 

En effet, le contraste est frappant et c'est d'ailleurs tout l'intérêt de ce film. Angel ne connaît pas les us et coutumes de ces drôles d'humains et s'émerveille tel un enfant et s'étonne de tout ce qu'il découvre. Etant un ange, il est toujours de bonne humeur (mais on imagine difficilement qu'un ange tire la tronche toute la journée) et comme il est plutôt bien fait de sa personne, il émoustille la gent féminine, mais il a aussi du succès auprès du voisin de palier d'Athena, un drôle de zigue dont j'aurai l'occasion de reparler un peu plus tard. La plastique d'Angel rend parfois le travail d'Athena un peu compliqué, vu qu'il lui arrive d'utiliser le corps d'Angel pour enseigner à ses clientes la science du massage aux huiles essentielles (on n'a pas idée non plus...)

C'est la candeur et la simplicité d'Angel qui le rend à la fois adorable et attachant. Le film ne bascule jamais dans le sirupeux et l'insupportable car il n'en fait jamais trop inutilement. Angel est un être qui débarque dans un lieu inconnu aux habitudes complètement différentes des siennes et il se prête volontiers aux plaisirs de la découverte et comme c'est un ange, il n'a pas la notion du Bien et du Mal et la mort ne le rend pas triste. L'amour étant sa seule nourriture (littéralement), Angel a des occupations nocturnes qu'il ne trouve pas choquantes, contrairement à Athena.

A l'opposé d'Angel, il y a donc Athena, une taiseuse qui a perdu un être cher et pour qui tous les jours se ressemblent tristement. Elle survit un peu en automate, fait les mêmes gestes tous les jours à la même heure et plus rien ne l'émerveille. Elle est froide comme un glaçon et, comme dit son voisin de palier, il y a des toiles d'araignée sur sa porte d'entrée.

Tout ce qui a pu avoir un jour quelque chose de joyeux dans son appartement est caché ou semble avoir disparu. L'intérieur des placards fait peur et le logement est rempli de flacons d'huiles essentielles qui, loin d'apaiser Athena, la rendent plus triste encore. Vu son chagrin, on peut imaginer qu'elle ne tienne plus vraiment à la vie. Pourtant, une chose ténue, un tout petit espoir, la retient encore, une chose qui pourtant lui cause beaucoup de peine. 

Son voisin de palier - Chow Chow (Eason Chan) - est un type qui s'avère drôle et très sympathique au cours du film. C'est grâce à lui qu'Angel en apprend beaucoup sur Athena. Chow Chow connaissait très bien l'être cher qui manque tant à Athena et souffre également de cette perte car c'était un ami d'enfance.

Les discussions qu'il a avec Angel persuadent ce dernier à vouloir aider Athena à retrouver le sourire et il va déployer des trésors de créativité pour tenter d'y parvenir.

Quant à Chow Chow, qui est plutôt une créature nocturne, il enseigne à Angel certains plaisirs de la vie la nuit... et d'autres choses encore que je vous laisse découvrir si j'ai réussi à vous convaincre de regarder ce film... des choses que l'on imagine inattendues, disons inhabituelles pour un ange, mais qui participent de la veine comique. Car oui, ce film est également drôle, voire très drôle.

La fin est tout à fait surprenante et très jolie. Une bonne surprise. Vraiment. 

En conclusion:

Lavender est à ranger dans le tiroir des bluettes atypiques, mais très agréables à regarder. Et même pourquoi pas plusieurs fois.





IZA, le 28 février 2021











dimanche 31 janvier 2021

Mohican Kokyo ni Kaeru

Le Dernier des Mohicans (désolée, c'était trop facile et trop tentant à faire... )


Titre original: モヒカン故郷に帰る

Année: 2016

Réalisation, Scénario, etc. : Shuichi Okita

Musiques: ?

Durée: 124 minutes

Pays: Japon

Genre: Comédie dramatique

Avec: Ryuhei Matsuda = Eikichi Tamura

Akira Emoto = Osamu Tamura

Atsuko Maeda = Yuka Aizawa

Masako Motai = Haruko Tamura

Yudai Chiba = Koji Tamura

Le début:

Eikichi (Ryuhei Matsuda) et son groupe de punk ne vont pas très fort et les petits boulots ne suffisent pas à subvenir à leurs besoins. Yuka (Atsuko Maeda), la compagne de Eikichi, est enceinte et Eikichi veut la présenter à sa famille. Il n'a pas revu les siens depuis plusieurs années. C'est le moment de quitter Tokyo pour un temps et de changer d'air.

De retour au bercail, les retrouvailles sont tendues, mais le père de Eikichi (Akira Emoto), qui est un bien curieux personnage, ne parvient pas à cacher bien longtemps sa joie de revoir son fils et d'apprendre qu'il va bientôt être grand-père. Il décide d'organiser une petite sauterie pour fêter tout ça. Malheureusement, dans la nuit, il fait un malaise...

Mes impressions:

Eh bien, ma foi, ça commence par un extrait de concert dans une salle survoltée avec un groupe qui envoie du bois. Ils ont même un thérémine, c'est de la haute voltige. D'ailleurs - pour les amateurs du genre - le morceau qu'ils envoient est loin d'être dégueu. A la réalisation, ils ont super bien retranscrit l'ambiance des petites salles de concert. Ah, ça me rappelle un super concert auquel j'ai assisté, dans un genre musical un peu différent, mais question ambiance: voilà, on y est. Tout ça pour dire que dès le départ, ils m'ont prise par la main avec leur film. La musique a beaucoup d'importance dans ce film, surtout dans les moments cruciaux... 

L'intrigue est à la fois tragique et banale. Nul n'échappe à son destin ! Mais vous voyez, dans la vie, finalement, il y a les optimistes et les pessimistes. Le père de Eikichi est réaliste. Néanmoins, il se place résolument du côté de ceux qui voient la bouteille à moitié pleine. Il sourit, il rit, il s'énerve, il aime, il profite. Il vit presque comme si de rien n'était. La scène où il dirige son orchestre de collégiens du toit de l'hôpital (qui fait face au collège, c'est vachement pratique... ) est mémorable. Toutes ces années passées loin de son fils l'avaient rendu triste et maintenant que ce dernier vient lui rendre visite - une visite qui va se prolonger - il est le plus heureux des pères, même s'il a ce côté un peu bourru, mais personne n'y croit: il est bon comme le bon pain !

Dans ce film, il n'y a aucun déchet, aucune scène inutile. Plusieurs scènes sont des petits moments de grâce, de pur bonheur, de joie, d'émotion et pour un peu, la scène où Eikichi dirige le petit orchestre et le fait jouer à sa manière aurait pu me faire chialer, mais j'ai tenu bon.

Et puis, c'est tellement bien joué, par tout le monde et surtout par Akira Emoto, qui joue le rôle du père et qui m'a bluffée tout au long du film. Il n'en fait jamais trop, mais personne ne surjoue inutilement, c'est beau, c'est léché et c'est même tellement drôle par moments, que voulez-vous? (pour ceux qui ont vu le film, que pensez-vous de "la course à la pizza" ? :D )

Enfin, je me rends compte que j'ai toujours beaucoup de joie à retrouver des séries ou des films nippons qui se passent ailleurs qu'à Tokyo. La campagne, les côtes, la montagne, c'est tellement beau...

En conclusion:

Bien plus qu'un film qui a vocation à distraire, c'est une véritable leçon de vie: profiter des gens que l'on aime, qui nous aiment et les accompagner, autant que faire se peut.

Sous peine de le regretter.

Quant tout est fini, c'est trop tard...

Sur ce, comme je ne l'ai pas encore fait sur Iza-ware, permettez-moi de vous présenter mes vœux les meilleurs pour 2021. Prenez soin de vous.

IZA, le 31 janvier 2021