samedi 26 décembre 2015

La Folle Histoire de l'Espace

« And may The Schwartz be with you... »


Titre original : Spaceballs
Année : 1987
Réalisation, Scénario, etc. : Mel Brooks, Thomas Meeham, Ronny Graham
Durée : 92 minutes
Pays : USA
Genre : Science-fiction

Avec : Bill Pullman = Yop Solo (VO : Lone Star)
Daphne Zuniga = Princesse Vespa (VO : Princess Vespa)
John Candy = Beurk (VO : Barf)
Rick Moranis = Lord Casque Noir (VO : Dark Helmet)

Le début :

La planète Spaceball n'a plus d'atmosphère : elle a été dilapidée par ses habitants. Ses dirigeants ont échafaudé un plan à la hauteur de leur méchanceté et de leur bêtise : détruire Druidia, la planète voisine, en lui volant son atmosphère.
Sur Druidia justement, la princesse Vespa est sur le point d'épouser le prince Valium. L'horrible Lord Casque Noir a pour mission d'enlever la princesse Vespa, afin de faire pression sur son père, le roi Roland, et le contraindre à sacrifier leur belle planète. Un événement inattendu vient compliquer les choses : la princesse se fait la malle alors que la cérémonie commence à peine car elle n'est pas du tout amoureuse du prince Valium… et ma foi, on peut la comprendre !
Pour la retrouver, le roi Roland fait appel à Yop Solo et son fidèle Beurk, une créature mi-homme, mi-chien...

Mes impressions :

A l'heure où l'on nous bassine avec la sortie de l'Episode 7 de Star Wars, je viens vous parler d'un vieux film qui parodie cette saga. Que voulez-vous, j'ai toujours voulu vivre en décalage ! (^^) En fait, ce film est doublement d'actualité : le gaspillage des ressources d'une planète, la bêtise humaine, etc. est tragiquement raccord avec la COP 21. La planète Druidia ressemble à s'y méprendre à notre belle planète bleue.
Le fait que je vous parle aujourd'hui de ce film n'est qu'un (heureux?) concours de circonstance. J'ai regardé ce film cet été, dans le cadre de mon projet « 1 samedi = 1 vieux film drôle et/ou kitsch » - cf. Flash Gordon - et je voulais placer cette critique pour clore 2015 sur une note de folie et de bonne humeur, histoire de conjurer cette année qui fut bien pourrie si l'on considère tous les événements tragiques qui ont eu lieu.
Comme cet article sera le dernier de cette année, j'en profite pour vous souhaiter, mes chers blogpotes, un joyeux Noël (un peu en retard) et une excellente fin d'année. Mon prochain article est prévu courant janvier et je peux d'ores et déjà vous dire qu'il sera consacré à un Jdrama !

***

Je vais commencer par un point négatif. Oh, rien de bien méchant, mais quand même... pourquoi, mais pourquoi avoir traduit le titre original (Spaceballs) par : La Folle Histoire de l'Espace ?! Moi, je dis NON, les gars ! Vous avez déconné, là ! Quand on a un titre pareil, soit on le garde, soit on le traduit ! Regardez le film, il y a des allusions aux roubignoles partout, ainsi que de multiples allusions au fait que les méchants de service soient des crétins finis. Je ne vous parle même pas des dialogues ! Bon, pour les dialogues traduits je ne sais pas, mais en VO, c'est le cas !
Ah, cet excès de pudibonderie me file des boutons ! Je ne sais pas, moi, il y avait pourtant de quoi faire : L'Attaque des Boules, L'invasion des Trouducs, Les Roupettes de l'Espace, etc. Bref, le réalisateur n'y est pour rien de toute façon quant à la traduction du titre de son œuvre.
Cela mis à part, je n'ai pas grand-chose de négatif à souligner. Il s'agit d'un film parodique, donc si vous êtes allergiques au genre, passez votre chemin, ce film n'est pas pour vous. Plus précisément, et il est aisé de le deviner en voyant l'affiche, il s'agit d'une parodie de Star Wars et de tout ce qui se faisait à l'époque en matière de films de science-fiction… entre autres ! On notera également un clin d’œil à Lawrence d'Arabie, La Planète des Singes, Alien, Indiana Jones et le Temple Maudit, etc. Yop Solo (Bill Pullman) est un mélange de Futé et Looping, deux figures de L'Agence Tous Risques. Bref : tous les gros succès de l'époque y passent ET qui dit gros succès dit merchandising. Vous pouvez notamment emmener Spaceballs aux wa-wa :


Je ne vais pas passer tous les gags en revue, il y en a une dizaine à la minute – et j'exagère juste un peu – et cela commence dès le générique où l'on nous annonce qu'il s'agit de l'épisode 11 (^^) et que l'intrigue se déroule « dans une galaxie très, très, très, très lointaine » ! Le texte d'introduction (« à la Star Wars », bien entendu!) se termine ainsi : « Si vous avez réussi à tout lire, c'est que vous n'avez pas besoin de lunettes ». Voilà, le ton est donné ! Je ne résiste pas au plaisir de vous donner la phrase culte de Lord Casque Noir : « I am your father's brother's nephew's cousin's former roommate ». J'aime aussi le fait que pour une fois, les doubleurs aient leur minute de gloire, y'a pas de raison, ils contribuent aussi au succès du film ! :D


Le scénario tient la route. Il ne s'agit pas uniquement d'un enchaînement de gags et de jeux de mots. Le budget était quant à lui conséquent et il a été habilement utilisé. Ce film a beau être une grosse bouffonnerie, la réalisation est de bonne facture, les effets spéciaux sont tout à fait corrects. Ceux qui sont carrément ratés le sont à dessein. Les costumes sont une réussite, dans le sens où ils participent à cette grosse bouffonnerie. Mon costume préféré est celui de Lord Casque Noir. Le casque est trois fois trop grand ! Le personnage est campé par un Rick Moranis en très grande forme. Il imite Vador à la perfection lorsque son casque est en version intégrale et il retrouve une voix ordinaire dès qu'il relève son espèce de visière.



Les protagonistes sont presque tous des caricatures des héros de Star Wars. Leurs noms sont à la fois drôles et ridicules. Mon patronyme parodique préféré est « Pizza The Hut » (« Pizza Rico » en VF) et j'ai même mis une photo de côté, rien que pour vous, bande de veinards. Voici la version déjantée de Jabba the Hutt :


Histoire d'aller au bout des choses, les musiques sont majoritairement des détournements de musiques de films archi-connus, tels que Les Dents de la Mer, etc.

En conclusion :

Ambiance déjantée, gags en série, personnages tous plus drôles, ridicules et frappadingues les uns que les autres… voilà les ingrédients de cette bonne vieille comédie qui n'a pas pris une ride. Assurément à voir et à revoir sans aucune modération !




 



IZA, le 26 décembre 2015

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