Inu wo Kau to iu Koto
Année : 2011
Réalisation, Scénario,
etc. : Toshio Terada, Katsuhide Motoki, Mitsutaka Endo, Nobuyuki Takahashi
Durée : 9 épisodes de 48 minutes
(en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie
dramatique
Avec : Ryo Nishikido = Yuji
Hongo
Asami
Mizukawa = Sachiko Hongo
Kokoro
Kuge = Mako Hongo
Ryutaro Yamasaki =
Masaru Hongo
Le chien, Loulou de Poméranie
de son état (^^) = Sky
Tetta Sugimoto = Soichi
Narahashi
Shigeru Izumiya =
Matsuo Kubota
Junnosuke Taguchi =
Katsuhiko Hotta
Le début :
La jeune Mako se prend d'affection pour une
petite chienne qui s'est échappée de la maison de ses anciens maîtres et qui
passe ses journées assise bien sagement sous un banc devant une supérette. La
présence du chien dérange le gérant du magasin qui demande un jour à la
fourrière d'intervenir. Mako assiste à la scène, décide de sauver la petite
chienne et demande à ses parents l'autorisation de la garder. D'abord
réticents, ils finissent par accepter et ils se rendent compte que la présence
de l'animal consolide les liens familiaux et apaise les tensions.
Mes impressions :
Ce
drama, je peux vous dire que je lui ai tourné autour pendant un bon moment! Je
n'arrivais pas à me lancer car je sentais bien que ce n'était pas le genre où
l'on se tenait les côtes en permanence - je préfère de loin une bonne comédie
bien déjantée à un tire-larme - et puis, que voulez-vous... la curiosité l'a
emporté et j'ai fini par me lancer...
Pourtant,
à la base, je ne suis pas une inconditionnelle des acteurs Ryo Nishikido et Asami
Mizukawa. Ce n'est pas que je ne les aime pas (je les ai même plutôt
appréciés dans Orthros no Inu), mais
je ne me jette pas non plus sur les dramas où ils apparaissent. Alors, comme il
faut bien élargir un peu ses horizons, c'était également l'occasion de les
retrouver.
***
Laissez-moi
vous présenter la famille Hongo! Commençons par le père: Yuji (Ryo Nishikido)
travaille dans un Service de Ressources Humaines et il s'occupe du sale boulot:
en gros, il passe son temps à demander à genoux aux salariés qui sont sur la
sellette de démissionner. Ce travail ne le passionne pas, loin s'en faut, et on
peut le comprendre. Il nourrissait d'autres rêves, il aurait plutôt voulu faire
carrière en tant que musicien mais la vie en a voulu autrement. Arrive le jour
où il ne supporte plus ce travail et où un changement radical va se produire...
Alors,
Ryo Nishikido en père de famille, c'est une première pour moi et ma foi, il va
falloir que je m'en remette. Je sais que je vais me faire un tas de copines sur
ce coup-là, mais tant pis! Il est aussi peu crédible dans ce rôle que Junichi
Okada en flic de choc... et pourtant, j'adore Junichi Okada, c'est dire! Ryo
Nishikido, je trouve qu'il est fait pour des rôles de types pas nets et ici, je
l'ai bien aimé au début, lorsqu'il "emprunte" de l'argent dans la
Sainte Cagnotte de la famille et qu'il a ce regard sombre. A part ça, ben...
j'ai eu un peu de mal avec son personnage. Cela dit, si vous me suggérez des
dramas qui sont susceptibles de me faire changer d'avis sur lui, n'hésitez pas,
je ne suis pas hermétique! (^^) Ah... et je vous vois venir pour certains: je
ne regarderai pas Ichi Rittoru no Namida,
pas la peine de suggérer celui-là! xp


L'épouse
de Yuji, Sachiko (Asami Mizukawa), élève leurs deux enfants tout en travaillant
à mi-temps à la supérette du coin, la fameuse supérette devant laquelle Mako va
trouver le chien. Dès qu'elle en a l'occasion, elle alimente la "boîte à
rêves", la cagnotte dont je viens tout juste de parler et qui doit
permettre à terme à la famille de s'offrir des vacances à Hawaii. Sachiko
surveille de très près les finances du foyer, l'argent semble être au cœur de
ses préoccupations et elle n'hésite pas à se sacrifier pour "la boîte à
rêves". Ce n'est pas que cette famille manque d'argent, mais les Hongo
veulent épargner afin de s'acheter une maison et partir en vacances. A l'instar
de Yuji, elle avait d'autres ambitions, mais voilà : on ne fait pas
toujours ce que l'on veut.
Là,
pour le coup, j'ai plutôt apprécié de voir Asami Mizukawa incarner une mère de
famille. Elle est crédible (elle!). J'ai remarqué que cette actrice avait eu
des rôles dans un nombre impressionnant de dramas!
Sachiko
et Yuji ont deux enfants: Masaru et Mako. Masaru est l'aîné. Il ne travaille
pas très bien à l'école et est un peu turbulent, mais il est loin d'être bête.
Il a de mauvaises fréquentations, ce qui lui vaut quelques tracas. L'arrivée du
chien dans la famille va lui apprendre le sens des responsabilités.
Mako
est sa petite sœur. Malgré son jeune âge et contrairement à Masaru, elle a déjà
le sens des responsabilités et s'occupe du chien à merveille, un peu comme si
elle était une petite maman. Mako n'a pas toujours la vie facile à l'école, car
ses idées fantasques font rire ses petits camarades et surtout, la peste de la
classe lui pourrit la vie à la moindre occasion.
Mako
est une gamine un peu rêveuse, elle est fascinée par la Tokyo Sky Tree. Je
précise ici que le drama fait la part belle à la Sky Tree: elle est
omniprésente, elle est le témoin des prières de la famille dans les moments de
tristesse et en cas de coup dur et bien sûr... c'est à elle que le chien doit
son nom: Sky.
Parmi
les personnages secondaires, notez la présence de Tetta Sugimoto qui incarne ici un vétérinaire ronchon, mais qui
devient la gentillesse incarnée dès lors qu'il s'aperçoit que Sky sera bien
traitée chez les Hongo.
Il y a également Shigeru Izumiya dans le rôle de Matsuo Kubota, un collègue de Yuji.
Dans un premier temps, leurs relations sont un peu houleuses, mais Matsuo va
devenir une sorte de grand-père de substitution. En effet, pour une raison qui
est expliquée assez tard, mais que l'on devine de bonne heure, les enfants ne
connaissent pas leurs grands-parents.

Je
ne vais pas y aller par quatre chemins: j'ai le sentiment d'avoir passé 7h30 à
regarder une série où il ne se passe pas grand chose et je me suis royalement
ennuyée. A mi-drama, on devine le dénouement et la fin est fastidieuse à suivre
car les deux derniers épisodes auraient très bien pu être condensés en un seul,
il n'y aurait rien eu de choquant à cela. En gros, le message véhiculé est que
la vie est faite de petits miracles de tous les jours. Certains miracles se
produisent, d'autres non mais au fond, ce n'est pas grave car la vie continue,
et gna gna gna... ah oui, parce que c'est également niais, ça dégouline de bons
sentiments. N'en jetez plus, la cour est pleine! Dommage, il a manqué un petit
quelque chose pour que ça décolle et au départ, j'étais plutôt enthousiasmée
par la manière dont on nous présentait cette famille. La famille Hongo est
banale, donc elle n'est pas parfaite. L'aîné des enfants est turbulent, il
ramène des mauvaises notes, tandis que le père épargne vole l'argent de
la cagnotte pour aller boire un pot, tout allait bien, ça changeait un peu de
l'ordinaire... et puis, c'est parti en sucette. Je ne me souviens plus vraiment
du moment où ça a dérapé, c'est un processus très lent, un changement de ton qui
s'installe pépère, un atterrissage en douceur au pays des Bisounours. En
parlant de Bisounours, le plus insupportable fut cette relation toute guimauve et
pas crédible entre le gentil médecin (incarné par Junnosuke Taguchi) et Sachiko. Il est prêt à donner sa chemise pour
la famille Hongo, il est toujours là lorsqu'on a besoin de lui et il a en toute
circonstance son air de premier de la classe, le brushing impeccable et le
sourire ravageur. Je n'ai rien contre l'acteur, mais le personnage, je dis:
non! Là encore, on aurait pu - je ne sais pas, moi - avoir davantage de scènes
un peu plus intéressantes, voire marrantes (si c'était pas trop demander) car
le début était bon: les voisines commençaient à jaser en voyant ce bel homme
ramener Sachiko chez elle dans une belle voiture, il y avait un bon filon à
exploiter, quelques gags, juste quelques-uns... ça n'aurait fait de mal à
personne et ça aurait mis un peu d'animation.
Ceci
dit, ma crainte d'avoir choisi un tire-larme ne s'est pas confirmée: même s'il
y a quelques passages assez tristes, le drama n'est pas livré avec un
pluviomètre et il y a même quelques scènes plutôt amusantes, à l'image de
celles où la famille se réunit avec le véto et le papi pour partager un
sukiyaki.
Pour
votre information, les musiques sont signées Kan Sawada et l'ending est "My Home" par les Kanjani8.
En conclusion :
Inu
wo Kau to iu Koto ne fera pas partie de mes dramas favoris. Je me suis pas
mal ennuyée, il y a beaucoup trop de bons sentiments et moi, à partir d'une
certaine dose, je sature. De plus, j'ai déploré le fait que les bonnes idées
n'aient pas été suffisamment creusées, si bien que le drama me laisse un goût
d'inachevé. Dommage, il avait pourtant du potentiel. Il plaira peut-être aux
fans des acteurs principaux. Pour ne pas terminer sur un point négatif, je
soulignerai encore une fois la prestation d'Asami Mizukawa, très convaincante
en mère de famille économe.
*
IZA,
le 20 octobre 2012