Histoire
d'un homme dont l'estomac est un trou sans fond...
Année : 2000
Réalisation,
Scénario, etc. : Toya
Sato, Hidenobu Hosono, Ryuichi Inomata, Atsuya Yamazaki
Durée : 11
épisodes de 46 minutes (en moyenne)
Pays :
Japon
Genre :
Comédie dramatique
Avec : Tsuyoshi
Kusanagi = Mitsuru Ihara
Kyoko Fukada
= Manami Tamura
Rie Miyazawa
= Sayaka Miyasono
Shiro Sano =
Kyosaku Miyasono
Kaoru
Yachigusa = Yuuko Miyoshi
Kimura
Takuya = Kutaro
Le début :
Mitsuru
Ihara est un champion un peu particulier: il a gagné 9 fois consécutives le concours de bouffe qui est
organisé de manière clandestine dans le sous-sol de l'entreprise où il est
employé à temps partiel en tant que balayeur. Cela lui permet de gagner
beaucoup d'argent et d'acheter des vivres. Le tout est destiné à l'orphelinat
où il a grandi. Le problème, c'est que son patron ne veut plus qu'il gagne. Il
propose à Mitsuru une enveloppe remplie de pognon, un poste plus gratifiant et
un CDI si celui-ci perd sciemment lors de son prochain "combat"...
Mes impressions :
Un
éclairage tamisé, un endroit secret dans un sous-sol un peu glauque, deux
hommes qui se livrent une lutte sans merci et sur qui un public restreint mise
beaucoup d'argent sur fond de musique de circonstance... euh, attendez un peu,
ça me dit quelque chose... ah oui! Bloodsport!!
Comment ça, c'est pas Bloodsport?
Pourtant, c'est pareil, non? Bon, je blague, mais je vous assure qu'il y a de
ça dans l'ambiance lorsque Mitsuru se mesure à ses adversaires.
Alors
justement, parlons-en un peu de notre ami Mitsuru: il est épais comme une
épingle à nourrice, mais il vide assiette après assiette et gagne contre des
adversaires motivés tout en restant svelte malgré la quantité phénoménale de
bouffe qu'il est capable d'ingérer, cela va de soi. Ce n'est pas crédible du
tout, je sais, mais de toute façon rien n'est crédible là-dedans! (^^) C'est à
voir pour le fun, hein! Si je vous en parle aujourd'hui, c'est parce que vous
savez très bien que mon blog est le blog des causes perdues - entre autres - et
que lorsque l'on tombe sur une pépite pareille, on ne la garde pas pour soi, on
la partage! Revenons-en à Mitsuru: personne à l'orphelinat (à part Yuta, un
petit pensionnaire nouvellement arrivé) n'est au courant de la manière dont
Mitsuru s'y prend pour ramener ses cartons de nourriture. Il fait croire que
c'est un don de l'entreprise (quelque part, c'est vrai) et il cache aussi le
fait qu'il ne soit qu'un simple balayeur. Il arrive toujours à l'orphelinat en
costume style salaryman pour faire croire qu'il a réussi dans la vie et il ne
dit pas non plus que les dons d'argent viennent de lui. L'intérêt (pour moi) de
ce drama est de montrer les différentes facettes de Tsuyoshi Kusanagi. Il faut savoir que ce type s'en sort dans
n'importe quel rôle. Alors oui, ce n'est peut-être pas le bisho de service,
mais c'est un acteur très talentueux et dès que j'ai l'occasion de le dire, je
le dis! (Ce drama n'est certes pas celui où il brille le plus, car ici il faut
sauver les meubles et c'est pas gagné, mais je ne saurais que trop vous
conseiller de le voir dans Ninkyo Helper
ou Narita Rikon.)
A
part ça, ben... j'ai un gros reproche à faire. En règle générale, je supporte
plutôt bien le schéma typique et classique: 1 épisode = 1 souci à régler, mais
là, c'est carrément toujours la même chose au sein de chaque épisode. Parmi les
éléments qui reviennent invariablement et à quelques rares exceptions près,
nous avons:
- un gamin
de l'orphelinat ou un personnage plus ou moins lié à l'orphelinat a un
problème,
- Mitsuru
veut tout faire pour l'aider,
- parallèlement
à cela il a un adversaire à affronter,
- il
rencontre ce dernier et discute avec lui sans savoir dans un premier temps que
c'est son prochain adversaire,
- la femme
du patron se rend au domicile de Mitsuru pour lui donner des tuyaux sur son
prochain adversaire et elle en profite pour essayer de l'allumer,
- c'est
l'adversaire qui prend systématiquement le dessus au début de chaque
affrontement culinaire parce que Mitsuru réfléchit au problème du jour, puis il
trouve une solution, se réveille et avale ses plats comme s'il n'avait pas
mangé depuis deux semaines,
- il finit
par gagner et ne quitte jamais les lieux sans asséner la phrase qui tue,
histoire d'enfoncer le clou: "Mon estomac est grand comme l'univers"
- l'adversaire s'écroule en ayant les dents du fond qui baignent - et
accessoirement, Mitsuru règle le problème de l'innocente victime.
La
seule nuance, c'est que les adversaires sont de plus en plus forts... comme
dans Bloodsport :D Et voilà! Simple, efficace... (^^)
Il
y a aussi des incohérences, l'une des plus flagrantes étant l'épisode 4 - tout
un poème, cet épisode - car je me demande quand même comment le patron a
procédé pour recruter l'adversaire de Mitsuru. On a un semblant d'explication à
la fin de cet épisode, mais c'est tiré par les cheveux et c'est surtout bidon!
De toute manière, plus on avance dans le drama et plus on rencontre
d'incohérences et de grosses ficelles. La fin est plutôt surprenante et je suis
restée un peu bête devant la dernière image... je ne savais pas quoi penser de
cette fin.
Sinon,
les fans de Kimura Takuya ne sont
pas oubliés, car il fait des apparitions sporadiques:
Non,
je ne me suis pas trompée de photo! Oui, bon, j'ai oublié de dire que c'était LA
VOIX uniquement de Kimura Takuya qui serait utilisée ici. En effet, il prête sa
voix à ce superbe mainate qui répond au nom de Kutaro. A cette occasion,
j'aimerais ajouter que Kutaro est particulièrement intelligent. Il ne se
contente pas de répéter ce qu'il entend, il vous fait carrément la conversation
et ça, c'est du lourd! Autre détail amusant: il a franchement la classe avec
son nœud pap'! En tout cas, c'est un personnage à part entière et pas seulement
un animal qui fait partie du décor et qui fait joli. De plus, on se surprend à
le trouver sympathique et amusant - c'est dire si l'on en prend un coup aux
neurones en regardant ce drama! :p
Le petit monde de Mitsuru, c'est donc cet orphelinat, avec à sa tête Madame Miyoshi. Mitsuru la voit comme une bienfaitrice et a décidé de devenir le généreux donateur anonyme de l'orphelinat pour la remercier de s'être occupée de lui et de l'avoir aidé. On le devine dès le premier épisode, Mitsuru n'a pas eu une enfance heureuse...
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Il
me reste à vous parler du patron et de son épouse. Ces deux-là forment un
couple antipathique au possible. L'épouse a un gros faible pour Mitsuru et elle
essaie d'en faire son quatre heures, mais Mitsuru se soucie d'elle comme de
l'an 40. Ce qui est amusant, c'est qu'il a capté le fait qu'elle avait des
sentiments pour lui et il en joue. Quant au patron, c'est au final un pauvre
type qui ne sait pas trop quoi faire de son fric, sa femme ne l'a probablement pas
épousé par amour, bref: il est peut-être plus à plaindre qu'autre chose. En
tout cas, Shiro Sano est convaincant
dans le rôle de l'ordure de première. Il a le chic pour dégotter les
adversaires de Mitsuru: ils sont tous plus tordus les uns que les autres.
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Les
musiques se font discrètes et sont plutôt pas mal. L'ending est assez conventionnel,
il s'agit d'une chanson de SMAP ("Lion Heart"), ce qui n'est pas trop
une surprise vu que la distribution compte 1 membre (et demi!) du groupe. (^^)
En conclusion :
Ce
drama est à réserver aux fans hardcore de Tsuyoshi Kusanagi et / ou de Kyoko
Fukada... ou encore, aux curieux qui veulent voir des acteurs connus à leurs
débuts! (^^) C'est bidon du début à la fin et ce n'est pas très subtil mais
j'ai regardé jusqu'au bout parce que je voulais savoir si finalement le petit
secret de Mitsuru serait découvert (et si oui, comment?) ou s'il allait cracher
le morceau (et dans un drama culinaire, c'est le cas de le dire!!) et puis
j'avais surtout l'espoir un peu fou que le schéma changerait au bout de
quelques épisodes. (Oui, on peut appeler ça de l'acharnement! ^^) Il existe
également deux épisodes spéciaux, mais je ne les ai pas vus. En fait, je ne
suis pas sûre d'avoir envie de les voir.
***
Eh
bien dites donc, que de nourriture en ce moment sur ce blog! Antique, Antique Bakery... et maintenant Food
Fight! On frôle l'indigestion, non? (^^)
IZA, le 21 mars
2012
4 commentaires:
C'est quoi c'est obsession pour "Bloodsport" ^^.
Mais ou vas-tu chercher ces perles rares ? J'ai toutes les peines du monde à trouver des j-dramas récents et toi tu nous sors un truc de derrière les fagots complètement oufti ! Je rêve pas, y'a Kimura Takuya qui double un piaf. Je savais qu'il faisait des voix, vu que je l'avais entendu dans un Myiazaki mais là chapeau pour la trouvaille.
L'acteur principal m'intrigue, je savais que sa tête ne m'était pas inconnue (affiche de "Ninkyo Helper" avec cette drôle de coupe). Tu sais quoi, ça ne me choque pas plus que ça qu'un type tout frêle puisse être sacré plus gros mangeur de je ne sais quel aliment. Me rappelle, dans ma région, y'avait un concours de plus gros mangeur de pâté lorrain et ben c'est un japonais tout mince qui a remporté l'édition ! Il avait englouti en très peu de temps une dizaine de pâtés voir plus, ça remonte à loin dans ma mémoire ^^.
Aussi, ma soeur qui a visité le Japon y'a deux ans de ça m'a raconté que son correspondant épais comme un cintre bouffait comme 4 ! Parait qu'il était tellement rapide qu'il piochait dans les assiettes des autres qui n'avaient pas fini.
Je rêve d'avoir le même métabolisme.
Bref, je pense pas regarder ce drama car le schéma répétitif me fait penser à "Kuitan" un autre drama avec un héros glouton mais cet acteur me rend curieuse.
En effet, tu as bien lu, c'est bien le sieur Takuya qui double... enfin, 'faut être balèze pour reconnaître sa voix, c'est une voix d'oiseau (si je puis dire!). Tu m'as bien fait rire avec ton histoire de pâté lorrain... mais comment diable font-ils pour engloutir tout ça?
Je connais "Kuitan", je l'ai vu et je l'ai plutôt apprécié. C'est grotesque comme "Food Fight", mais ça ne se prend pas au sérieux, donc ça passe.
Tsuyoshi Kusanagi a vraiment de grandes qualités d'acteur. Je te recommande "Ninkyo...".
Merci Iza pour m'avoir découuvrir ce drama !! Il a l'air intéressant. Sais-tu si il existe en FR ?
Euh... intéressant... moui, 'faut voir! (^^)
Je l'ai suivi en VOSTA et je ne suis pas du tout sûre qu'il ait été traduit en français, mais il n'est pas trop difficile à comprendre. De toute façon, il s'y passe toujours la même chose, alors on peut largement se contenter de la VOSTA. (^^)
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