Gachi Boy
Année : 2008
Réalisation, Scénario, etc. : Norihiro Koizumi
Durée : 121 minutes
Pays : Japon
Genre : Comédie dramatique
Avec : Ryuta Sato = Ryoichi Igarashi (« Flèche Empoisonnée »)
Saeko = Asako Asaoka
Osamu Mukai = Chihiro Okudera (« Typhon Rouge »)
Ryu Nakatani = Numa (« Prince Oeuf »)
Maiko Kubo = Etsuko Tani « Vallée Aguicheuse »)
Takeshi Ogura = Toshi Okubo (« Visage Démoniaque »)
Daijiro Kawaoka = Masaki Sada (« Drop Kick Satan »)
Masafumi Nishida = Toru Hino (« Hino Hémorroïdes »)
Daisuke Miyagawa = Yoshinobu Kimijima
Riisa Naka = Akane Igarashi
Shigeru Izumiya = Tsuneo Igarashi
Adaptation de la pièce « Igarashi den – Igarashi wa moete iru ka » par Ryuta Horai.
Le début :
A l'université de Hokkaido, le club de catch est dans le creux de la vague : le catch est un sport qui n'est pas très populaire, le club a perdu sa figure emblématique et est menacé de fermeture, faute d'un nombre suffisant d'adhérents. L'arrivée d'un nouveau membre, Ryoichi Igarashi (alias « Flèche Empoisonnée »), va lui donner un second souffle grâce à sa marque de fabrique : l'improvisation...
Mes impressions :
Une affiche de film un peu délirante aux couleurs vives qui sent la loufoquerie, mais qui s'avère trompeuse au final ! Si certains passages sont effectivement drôles, on ne passe pas non plus deux heures à se tenir les côtes, loin de là ! Bon, rassurez-vous, on ne verse pas non plus toutes les larmes de son corps.
L'intrigue n'a rien de bien original à offrir, elle est finalement assez classique pour un film de ce genre. Par contre, niveau émotion et stress, on en a pour son pognon ! C'est simple, j'ai passé les 20 dernières minutes à m'éplucher le bout des doigts, je n'avais plus aucun ongle à ronger. J'exagère à peine. Outre le match final (qui apporte son lot de stress!), j'ai vraiment flippé lorsque Ryoichi s'est endormi au moment où il ne fallait surtout pas...
Je ne suis pas spécialiste en la matière, mais je trouve que les combats sont bien arrangés, sympathiques à voir et le match final n'a rien à envier à ce que l'on peut voir quelquefois du côté de la W.W.E. Messieurs Orton, Henry et Sheamus, vous pouvez aller vous rhabiller, la fête est finie !
![]() |
« Whaaaat ?! »* |
Euh... non, j'déconne ! ^^'
Ryoichi (Ryuta Sato) est un personnage un peu étrange : il ne quitte jamais son carnet de notes qu'il noircit à longueur de temps et il prend énormément de photos. On se doute très vite que quelque chose cloche chez lui et l'explication est donnée assez rapidement : suite à un accident, il souffre de séquelles qui se traduisent par des troubles importants de la mémoire. Pour ne pas perdre le fil de sa vie, il remplit des cahiers entiers de ses expériences passées, de ce qu'il ressent et l'on comprend mieux le sens et surtout l'utilité de ce carnet de notes et de ces photos : il s'est fait un emploi du temps très détaillé et prend en photo les gens qu'il côtoie et les endroits qu'il fréquente pour ne pas se perdre. Il est admirable et touchant, car il ne veut pas laisser ce handicap lui pourrir la vie et il décide donc de se faire plaisir en adhérant au club de l'université : la H.W.A. (Hokkaido Wrestling Association), suite à un match auquel il a assisté l'année précédente et qui a éveillé son intérêt pour le catch. Il s'y fait des amis, il peut mettre momentanément ses problèmes de côté et surtout – et c'est en cela que c'est émouvant – la douleur consécutive aux coups qu'il reçoit est inscrite dans son corps et l'aide à se souvenir qu'il est bien vivant ! Et ça, c'est ce qui rend le film intéressant et absolument poignant, même si l'on n'est pas à la base un aficionado du catch. Le rôle sied parfaitement à Ryuta Sato, j'ai vraiment apprécié sa prestation... et sa coupe de cheveux – bien qu'il n'y soit pas pour grand chose – une coupe normale qui change un peu de la touffe hirsute. (^^)
On peut clairement distinguer deux parties dans ce film. La première a une ambiance bon enfant, Ryoichi débarque à la H.W.A. et lui redonne ses lettres de noblesse. Il enchaîne match après match et il met le feu grâce à ses improvisations. On ne voit pas tous ses combats, on a juste le résultat. Ce que je préfère dans cette première partie, c'est « l'ambiance campus » qui apporte une fraîcheur certaine : la bande d'étudiants qui deviennent amis grâce à une passion commune, les sorties, la bonne humeur et surtout l'accueil qui est fait à Ryoichi et qui donne l'impression qu'il a toujours fait partie de la H.W.A. Ses compères ne posent pas trop de questions malgré le fait que Ryoichi prenne des notes comme un fou et ils s'étonnent à peine qu'il n'arrive pas à mémoriser les prises les plus basiques. Soit. Les noms de scène sont cocasses. (« Vallée Aguicheuse », « Prince Œuf », « Visage Démoniaque », etc. et mon préféré en matière de nom de scène, l'arbitre : « Hino Hémorroïdes » !) On découvre le monde et les coulisses d'un club de catch, les combats arrangés, les répétitions, mais ce n'est jamais rébarbatif : le catch n'est ni anecdotique (on assiste à quelques combats), ni trop présent (c'est bien l'histoire de Ryoichi qui est mise en exergue).
Vient ensuite la seconde partie (qui n'est ni mieux, ni moins bien que la première) et où l'on observe un changement d'humeur. Il y a tout d'abord un petit incident, puis viennent les scènes les plus émouvantes et stressantes du film avant un final en apothéose. Désolée de rester dans le vague, mais c'est nécessaire... Pour synthétiser, je dirais que la première partie montre que Ryoichi parvient à s'intégrer dans un groupe à force de persévérance et d'efforts, tandis que la seconde partie met en évidence le fait que ce n'est pas facile tous les jours et que sa vie entière est un match !
En conclusion :
Gachi Boy est une belle histoire. Même si le catch ne fait pas partie de vos passions, essayez tout de même ce film, il vaut le coup d’œil et donne une belle leçon d'optimisme et de persévérance !
J'ai failli nommer cette capture « morceaux choisis », mais je me suis ravisée ^^.
En fait, j'aurais beaucoup de choses à dire, mais je vais m'abstenir, OK ? =D
![]() |
« Euh... je peux avoir une bière ? » |
IZA, le 29 décembre 2011