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dimanche 3 mars 2019

Mass Hysteria à Boulogne-sur-Mer

Mass Hysteria à Boulogne-sur-Mer
14 février 2019



Salle: Carré Sam, Boulogne-sur-Mer (France)

Introduction:


Il fallait que je vous en touche un mot, tellement c'est surréaliste: je me suis retrouvée à un concert de Nu Metal. C'était une expérience!

Pas d'équivoque: la date correspond à l'événement. Il s'agissait bien de mon cadeau de Saint-Valentin, LOL! Christian-le-retrogameur-occasionnel a toujours réussi à me surprendre. En fait, il s'est fait plaisir pour notre Saint-Valentin, on peut le dire comme ça. Il a bien préparé le terrain en me faisant écouter quelques morceaux plusieurs mois en amont. Il est fin, très fin, le bougre. Et puis, fatalement, on s'est retrouvés à Boulogne, vu que j'avais trouvé que Mass Hysteria, ben c'était loin d'être dégueulasse... Déjà, en écoutant l'album "Matière Noire", j'avais pris une claque musicale dans la tronche (et c'est marrant, dit comme ça, on dirait que c'est tout mignon, on imagine des petites gifles de triples croches toutes légères). En concert, j'avoue, je suis carrément passée dans une autre dimension!

Comme nous avions un bon bout de route à faire, nous sommes partis en milieu d'après-midi (histoire de bien profiter des bouchons à Lille) et nous avions prévu de nous restaurer avant le concert. Pas de restau raffiné cinq étoiles, c'était quand même pas la Saint-Valentin... ah si, en fait, zut! LOL! En tout cas, on a atterri complètement au hasard dans un petit restau turc à l'angle d'une rue hyper pentue... et ce détail a son importance, je vais y revenir. On s'est régalés! On commençait à avoir faim, l'assiette est arrivée à point nommé, elle était énorme et j'ai mangé le meilleur köfte au monde! Le patron était super sympa, ce qui ne gâchait rien.
Là où ça s'est un peu compliqué, c'est en sortant. Vous vous souvenez de l'histoire de la rue pentue? Oui? Alors, on y est: qui dit grosse descente à l'aller, dit grosse montée au retour. Après avoir mangé l'assiette köfte de ta vie. Alors que t'as encore des frites au fond du gosier. ET QU'IL FAUT SE MAGNER PARCE QUE MINE DE RIEN, LE CONCERT COMMENCE DANS MOINS DE VINGT MINUTES ET T'AS 1,4 KM A FAIRE AU PAS DE COURSE EN MODE DIGESTION ACCELEREE SUR UNE SALOPERIE DE COTE A 85%!!!! Mass Hysteria, ça se mérite. 
Nous sommes arrivés tout juste! Les premières notes du groupe Tang, qui assurait la première partie, retentissaient au moment pile où nous finissions de mettre nos bouchons d'oreille, aux portes de l'ANTRE.    

La salle:


Le Carré Sam, à Boulogne-sur-Mer. Petite salle, quasiment les pieds dans l'eau. En gros, il vous reste une ou deux rues à parcourir et vous êtes sur le sable. Plutôt fun, non?
C'est effectivement une salle que je vais qualifier d'intimiste, le genre où même si vous êtes tout au fond, vous voyez super bien les artistes. Nous n'étions pas tout à fait au fond, mais nous n'étions pas au bord non plus, car nous n'avions pas envie de nous faire envoler par un convoi de fans en liesse. Si vous avez déjà assisté à ce genre de concerts, vous voyez ce que je veux dire. (Il faut que vous sachiez que j'ai une double hernie discale, c'est déjà une épreuve et surtout un exploit pour moi de rester debout pendant plusieurs heures, alors le pogo c'est pas pour moi). D'ailleurs, si vous regardez la vidéo qui va suivre un peu plus bas, je précise que quand ça se met à bouger tout seul à 1.59, ce n'est pas Christian-le-retrogameur-occasionnel qui danse en rythme sur la musique, c'est le sol qui bouge tout seul! Ouais, ouais, ouais... et ça fait tout drôle! C'est pas pour rien que les fans de Mass Hysteria sont surnommés affectueusement "les furieux et les furieuses". Quand je vous disais que j'avais vécu une expérience...

Le décor et le concert:

Le décor, quel décor? On a besoin d'un décor? LOL. Allez, juste une affiche tout au fond et basta. C'est un concert de Metal, pas une comédie musicale, b**del!
Le concert débute presque à l'heure, ils se font désirer juste ce qu'il faut. Le ton est donné dès l'intro (cf. la vidéo). Pas de temps mort.
Le spectacle est à la fois sur scène et dans la salle. Et je précise bien "spectacle", car c'est un spectacle. Familial. Oui, vous lisez bien. J'ai vu tous les âges! Hallucinant. Je me suis marrée en écoutant les commentaires du public. Et là, il faut que je vous donne quelques explications. Il arrive que l'on dise à propos de tel ou tel artiste qu'il est proche de son public. C'est une expression qui tient quasiment du lieu commun, mais croyez-moi, ce n'est pas exagéré de dire que Mass Hysteria est proche de son public. La preuve par les exemples:
- Ils se pointent avec leur glacière. Cette dernière est pleine de binouze et de petites bouteilles de flotte: distribution généreuse de houblon et de H2O au public par intervalles réguliers.
- Mouss (Moustapha, le chanteur) invite ceux qui le veulent à venir rejoindre le groupe au bar après le concert-spectacle! On l'aurait bien fait, mais le concert s'est terminé vers 23h30 et nous avions plus de deux heures de route, une bonne douche à prendre en rentrant et le lendemain, on se levait tôt...
- Mouss (le chanteur, le même que tout à l'heure) parle aux gens entre les morceaux. Il parle vraiment, il ne fait pas genre: alors, le morceau qui va suivre a été composé un jour où je me suis coincé un doigt dans une porte, etc.
- Mouss (le chanteur... oui, bon, j'arrête) se retrouve à un moment donné AU BEAU MILIEU DU PUBLIC en train de chanter pendant que les fans avertis tournent tout autour de lui. NANDE?!
Alors, pour revenir à mon histoire de spectacle marrant: au début du concert, Mouss dit: "Yann (le lead guitarist) est content, il a vu la mer". Et, fatalement, quelqu'un lui a posé la question que vous voyez certainement venir: "Il a vu ma mère?". Mouss se fend la poire et répond par la négative.
Musicalement parlant, Mass Hysteria se nourrit de plusieurs influences, mais sur ce point, c'est Christian-le-retrogameur-occasionnel qui va vous en parler un peu plus bas. C'est lui ZE spécialiste ès Mass Hysteria. En tout cas, j'ai bien aimé, ça bouge bien, on se laisse porter, et pas uniquement littéralement. Les musiciens savent se servir de leurs petits doigts musclés, ils ont un bon jeu de scène et le chanteur a un charisme incroyable. On peut se vanter d'avoir un super groupe de Metal en France, et trop méconnu.


Conclusion:

J'ai vécu la plus originale de mes Saint-Valentin, mais mon Chéri est tellement imprévisible que je me demande ce qu'il va nous trouver pour l'année prochaine! J'ai hâte d'y être! En attendant, on a tellement aimé qu'on va se faire une petite piqûre de rappel en avril lors du BetiZFest à Cambrai et puis une autre en décembre à Paris.

C'était une folle journée qui laissera un souvenir impérissable. Merci encore!
Je confie la rédaction de la fin de l'article à Christian-le-retrogameur-occasionnel.
Je vous laisse avec la vidéo de l'intro et du premier morceau intitulé "Reprendre mes esprits".


A la prochaine, les amis!

***


Salut, c'est Christian. Vu ce qu'Iza a noté plus haut je n'ai pas d'autre choix que de vous faire part de mes impressions. Tout d'abord, je ne suis pas ZE spécialiste de Mass Hysteria, je n'écoute plus assez de musique pour arriver à ce niveau.
Mass Hysteria, je connaissais ce nom depuis bien longtemps mais je n'avais jamais écouté jusque l'année dernière où je suis tombé par hasard sur l'album "Le Trianon" en accompagnant Iza à la médiathèque. Curiosité oblige, nous sommes repartis avec. Dès la première écoute, une claque d'énergie positive en pleine figure ! Sans exagération aucune. Je connais très bien la musique Metal depuis fort longtemps, oserais-je dire depuis les années 80 ? (Gare au petit malin qui ferait une remarque déplacée sur mon age, hein !) Bref, à l'époque j'ai écouté longuement d'excellents groupes de Metal comme Napalm Death et Slayer pour n'en citer que deux. Donc, après la claque, j'ai voulu mieux connaître et j'ai écouté leurs albums depuis le début, et honnêtement, à part un album que je trouve un peu plat (on peut pas toujours être au top), il y a vraiment quelque-chose dans les morceaux de ce groupe, j'irai même jusqu'à affirmer qu'il y a quelque tubes, même si Mouss a déjà prétendu qu'il ne savent pas en faire. Évidemment il y a une évolution dans leur musique et personnellement je perçois deux ruptures, une avec l'album "Matière Noire", s'il n'y en avait qu'un à faire connaître au grand public, c'est celui-là, et une deuxième rupture avec le dernier album "Maniac", qui est certainement moins accessible aux néophytes en la matière, mais qui parle à mes vieilles oreilles : par moments, j'ai eu l'impression d'une forte inspiration de Napalm Death et/ou Slayer, surtout en étant présent physiquement au concert : ça décoiffe ! La vache. La particularité de ce bijou national c'est de chanter en français, les chants sont emprunts d'un style un peu rap mais ça s'intègre parfaitement avec la musique, c'est un peu la façon de chanter de Napalm Death mais en français, ça donne un style unique et explosif.
Je serais bien en mal de devoir vous dire mon morceau préféré. Les textes sont pleins de bon sens pour qui sait les écouter et à notre époque tout le monde devrait écouter attentivement au moins une fois l'album "Matière Noire".
Que dire de plus, je leur souhaite une longue vie pleine de réussite et de créativité.






IZA et CHRISTIAN, le 3 mars 2019


     








jeudi 31 janvier 2019

The Glenn Miller Memorial Orchestra à Lille

The Glenn Miller Memorial Orchestra à Lille
27 janvier 2019


Salle: Théâtre Sébastopol, Lille (France)

Introduction:


C'est chose faite depuis longtemps sur les réseaux sociaux, mais pas sur Iza-ware et il me reste juste quelques heures pour le faire... alors, vite, vite: je vous souhaite une très bonne année 2019! Tout d'abord, la santé, car c'est ce qu'il y a de plus important et de plus précieux. Sans elle, on ne peut rien faire. Ensuite, je vous souhaite la réalisation de tout ce que vous voulez: réussite dans vos projets, tout plein d'amour au quotidien, des moments d'amitié inoubliables.

Mon premier article de 2019 est dédié à la musique, et pas n'importe laquelle. Il y a quelques jours, j'ai eu l'immense plaisir d'assister à un concert de jazz. Je n'avais pas spécialement l'intention de rédiger un article au départ, mais il se trouve qu'aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'une personne très importante pour moi, qui était saxophoniste et clarinettiste, à qui je dois mon amour pour le jazz, cette musique magnifique et exigeante. Il m'a donnée mes premières leçons de saxe alto. Il n'est plus là aujourd'hui, mais je pense à lui tous les jours... voilà, c'était la séquence émotion. Voici donc mon article-hommage, mais pas de pleurnicheries, car cette personne aimait rire et était joyeuse, donc on y va dans la joie!



La salle:


Le théâtre Sébastopol, à Lille. Jolie petite salle à l'architecture originale nichée en plein coeur de la capitale des Flandres, ambiance cosy, fauteuils très confortables. C'est la couleur rouge qui domine largement, on s'y sent à l'aise tout de suite. Question ambiance, ça change un peu des concerts en pein air, dans les stades. C'est bien aussi, mais on aime bien son petit confort! Bref... j'ai déniché sur le Net des photos du fameux théâtre:

 Source: Internet


Source: Internet

Le décor et le concert:

C'est un concert de jazz, donc tout l'espace est occupé par les pupitres du Jazz Band. Pas de fioritures inutiles, donc.
L'été dernier, lorsque j'ai vu que le prestigieux Orchestre allait passer dans le Nord, je me suis jetée sur les places et j'ai été récompensée, car on était au premier rang et quasiment au milieu. Dans ces cas-là, c'est le pied, car vous avez vraiment l'impression que les musiciens ne jouent que pour vous. C'est une expérience à vivre. Il m'est arrivée d'acheter des places suffisamment tôt pour être bien placée, mais jamais au premier rang.


Autre satisfaction, plus petite quand même: la moyenne d'âge du public étant über élevée, je suis prête à parier que je faisais partie des plus jeunes dans la salle... ce qui est triste quand même quand on y réfléchit, car j'ai peur que ça disparaîsse à terme. Non, non, non, le jazz est immortel, Iza!
Il s'agissait d'un nouveau spectacle, dédié aux années swing. La première partie était un hommage à Frank Sinatra. Deux chanteurs, Paul Wood et Fiona Paige, ont interprété avec brio, en solo ou en duo, les plus grands succès de Frank Sinatra, ainsi que certains morceaux très connus d'Ella Fitzgerald et Peggy Lee.
Après un court entracte de quinze minutes, c'est reparti de plus belle avec une nouvelle série de pépites, majoritairement des succès de Glenn Miller, mais pas uniquement. Dire que les musiciens ont tous du talent est un affreux euphémisme. Il y a eu quelques moments forts, notamment lors du traditionnel solo de batterie pendant "Sing, Sing, Sing", l'un de mes morceaux favoris. Le batteur, c'est bien simple, c'est le Dieu de la batterie. Il a été dignement applaudi!
Autre tradition fort agréable et amusante: à la fin du rappel, tous les musiciens, sauf le batteur, pour des raisons de logistique (mwaaa ha ha ha, que je suis drôle) se lèvent et vont jouer "In the Mood" parmi le public. Le spectacle était parfaitement équilibré, entre morceaux instrumentaux et chantés. C'était la première fois que je voyais Miss Fiona Paige et j'ai été enthousiasmée par son sourire permanent, son énergie et son plaisir de chanter.
Chaque morceau est brièvement introduit par le Chef d'orchestre, avec le sourire et toujours la petite anecdote intéressante à la fois pour les amateurs de jazz éclairés et les néophytes. 

Conclusion:

J'ai eu l'occasion de visionner un DVD du Glenn Miller Memorial Orchestra. Je n'ai pas mémorisé la date, mais je pense qu'il a été enregistré il y a une dizaine d'années en Avignon. C'était le même Chef d'orchestre, il y avait déjà Paul Wood au chant et je crois que le batteur était également le même que l'autre soir à Lille. J'avais passé un super moment, confortablement installée dans mon fauteuil et je m'étais dit à l'époque - j'avais déjà mes billets - que la soirée du 27 janvier augurait quelque chose de grandiose. Maintenant, je peux vous dire que les voir et les écouter dans une bonne salle, qui plus est au premier rang, a surpassé tout ce que j'aurais pu espérer!
Je termine en vous invitant à regarder un film japonais dont j'ai déjà parlé sur mon blog. Il s'agit de "Swing Girls", un film magnifique qui met le jazz à l'honneur.
A bientôt et vive le jazz!


Source: Internet




IZA, le 31 janvier 2019


     








dimanche 8 juillet 2018

Depeche Mode, Arras 2018


Depeche Mode à Arras

7 juillet 2018




Lieu : Main Square Festival, Arras (France)

Introduction :

Cette fois, contrairement à la dernière fois, je ne vais pas laisser passer des semaines avant de parler du dernier concert auquel j’ai assisté ! Bon, déjà, c’est mon second jour de vacances, donc j’ai (ENFIN!!!!) un peu plus de temps à consacrer à Iza-ware et j’ai plein de choses sur le feu, notamment deux dramas en cours de visionnage. Je m’étais dit que je ne regarderais plus jamais plusieurs dramas en même temps, mais la fièvre des dramas a repris en même temps que les vacances et ce genre de fièvre, c’est TROP BON !

Le lieu :

Il s’agit de la 14ème édition du Main Square Festival qui a lieu à la citadelle d’Arras, un lieu inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, excusez du peu ! Au moment où j’écris ces lignes, le festival n’est pas encore terminé. Il dure trois jours. La partie qui m’intéressait – Depeche Mode, donc – c’était hier soir, lors du second jour…
Festival oblige, tout est fait pour que vous puissiez passer beaucoup d’heures sur le site… y compris un gros tuyau d’arrosage rotatif accroché à un arbre qui a fait du bien à beaucoup de gens, parce qu’on a beau être dans les Hauts-de-France, en ce moment il ne fait pas froid du tout par chez nous ! Ressenti de la température extérieure = 50° (ajoutez facilement 20° à la fin du concert, vers 23h30, lol).

Le décor et le concert :

Excellent dosage, comme d’habitude : des morceaux récents et plus anciens, toute une carrière passée en revue, toutes les époques, tous les styles, avec des arrangements aux petits oignons pour faire de tous ces petits bijoux de véritables joyaux de la couronne scénique. Certains morceaux sont judicieusement plus rapides que les originaux, calibrés pour la scène (par exemple : « A pain that I’m used to ») tandis que d’autres sont tout aussi judicieusement plus lents (comme « I just can’t get enough »). Les artistes étaient tous très bons, mais j’ai envie d’insister sur trois d’entre eux.
Tout d’abord, Christian Eigner est à mes yeux un génie car il garde TOUJOURS le rythme et c’est phénoménal. J’imagine que c’est très difficile de faire ça en concert et c’est une chose à laquelle je suis hyper sensible. En concert, dans certains groupes, il arrive parfois que le batteur accélère ou bien ralentisse et cela a le don de m’irriter (Lars Ulrich, si tu m’entends… ). Mais là, avec lui, je suis sur le cul à chaque fois ! Et tiens, soit dit au passage, la p’tite Cherisse Osei (qui a rejoint Simple Minds relativement récemment) se débrouille également très bien en concert avec ses baguettes.
Ensuite, Dave Gahan ne cesse de me bluffer : il envoie du bois du début à la fin, il se fout de la chaleur, il a un charisme étonnant et il est habité. Oui, il vit les chansons, il ne s’économise pas, il donne tout, il donne l’impression d’être partout à la fois, virevolte, joue avec le public et sa voix est toujours aussi envoûtante.


Enfin, Martin Gore apporte cette touche de sensibilité qui lui est propre et a, cette fois encore, livré un « Somebody » à vous donner le frisson. Frisson également lorsqu’il a joué « Personal Jesus » dans un autre registre. « Personal Jesus » est l’une de mes chansons favorites de Depeche Mode, voire MA favorite, alors je suis particulièrement exigeante avec ce morceau, surtout en concert. De toute façon, c’est une chanson parfaite pour les concerts.



Ils ont emporté avec eux les clips que l’on a eu l’occasion de voir lors du « Global Spirit Tour » pendant l’interprétation de « In your room », « Enjoy the silence », « Cover me », « Walking in my shoes » et dont on ne se lasse pas car il y a de tout dans ces histoires : c’est esthétique, sexy, émouvant, intriguant… c’est Depeche Mode.

Conclusion :

I just can’t get enough ! Oui, je l’avoue, je pense que je suis en train de devenir une véritable « Depeche Mode devotee ». Hâte d’avoir de nouveau l’occasion de les voir !
Un concert de Depeche Mode, c’est vraiment une sacrée expérience à faire et refaire sans modération !




IZA, le 8 juillet 2018

vendredi 30 mars 2018

Simple Minds à Paris


Simple Minds à Paris

17 février 2018


Salle : Pleyel, Paris (France)

Introduction :

Oh la la. Un mois et demi que l’événement a eu lieu et je n’ai toujours rien posté dessus. Cela vous donne une idée du temps que j’ai à consacrer au blog en ce moment. Hélas. Trois fois hélas.
Le mois prochain, c’est mon bloganniv et je sais déjà que je n’aurai pas le temps de marquer le coup comme je l’ai fait l’année dernière et ça m’attriste, mais je m’égare ! Revenons à Simple Minds.
A quelques jours près, cela faisait trois ans que je ne les avais pas vus et ça m’avait manquée, parce que j’avais passé un super moment.

Le lieu :

Salle Pleyel, Paris. La grande classe. Une acoustique délirante, des sièges confortables, l’Arc de Triomphe deux rues plus loin. What else ?:D Pour l’anecdote (et pour des raisons diverses), je voulais plutôt aller les voir le 18 à Bruxelles, mais figurez-vous que les billets se sont vendus en quelques minutes – j’étais pourtant au taquet – donc il a fallu se « rabattre » sur Paris.
Du coup, avec Christian-le-retrogamer-occasionnel, nous avons endossé nos costumes de touristes (^^) et en avons profité pour visiter un peu la capitale. Nous avions du temps à tuer, car nous sommes arrivés en fin de matinée. (C’est le genre de journée qui coûte un bras, mais, voyez-vous, on ne vit qu’une fois… depuis, on se serre la ceinture, LOL!). Bref…



Il faisait beau, les amis. Génial ! Ben oui, c’est important, on avait quand même prévu de passer la majeure partie de la journée dehors !

Le décor et le concert :

Pas de grosses fioritures dans la salle en elle-même, mais un mur de LED derrière le groupe qui en jetait un max et qui nous en faisait voir de toutes les couleurs. Une animation magnifique, DE OUF comme on dit maintenant :D J’ai particulièrement aimé ce moment où l’on voyait Maman (pas la mienne, mais la Terre) comme si l’on était à bord de l’ISS et le groupe était devant, ça donnait l’impression qu’il faisaient de la musique dans l’espace, tranquilles, en dansant sur notre planète. Et ça suit tellement bien avec la majeure partie de leurs morceaux !
Le concert en lui-même était très original à la fois au niveau du fond et de la forme. En fait, je n’avais nullement prêté attention au texte sur l’affiche : « exclusive 3 part show with live interview ». Eh ouais, ça s’est déroulé comme suit : nous avions le droit à deux interviews ET à leur dernier album dans son intégralité (si, si) ET une série de morceaux plus anciens (c’est le moment où plus personne n’est assis…). De mémoire, j’en cite quelques-uns : «Waterfront », « Don’t you (forget about me) », « Someone, somewhere in summertime » et bien sûr « Alive and kicking ». Bref, on en a eu pour notre pognon.
J’aime beaucoup leur dernier album à présent, même si – et je le dis comme je le pense – je n’ai pas été super fan tout de suite (sauf pour « Magic » et « The signal and the noise » qui ont des mélodies efficaces et très accrocheuses. Comment vous expliquer ? C’est du Simple Minds de l’époque au goût du jour. Une très bonne sauce.). L’album s’intitule « Walk between worlds » et voici la pochette :


La photo est un peu déroutante : on dirait qu’ils ont utilisé une vieille photo de Jim Kerr. Même aujourd’hui, j’ai le doute. Remarquez, pourquoi pas ? Ce serait raccord avec le nom de l’album et la mire qui nous propulse à une autre époque.

Conclusion :

Une journée qui a passé trop vite – et le concert, j’en parle même pas – gros cafard le soir dans la voiture en regagnant nos pénates. Des chansons plein la tête, Paris by night pour finir. On en veut encore !






IZA, le 30 mars 2018

vendredi 26 janvier 2018

UB40 à Antwerpen

UB40 à Antwerpen

24 janvier 2018


Salle : De Roma, Antwerpen (Belgique)

Introduction :

Cela va peut-être vous surprendre, mais j’aime beaucoup le reggae et je n’ai pas découvert UB40 la semaine dernière, la preuve :

 
J’ai déjà eu l’occasion de le dire, mais je le redis : je suis une dingue de musique et pour moi, une journée sans musique est une journée de perdue. J’aime à peu près tous les styles de musique.
Le reggae a le pouvoir de m’apaiser et c’est une musique qui distille tellement de chaleur, de soleil, d’émotion (c’est important pour moi qui vis dans la grisaille au point d’en être carencée en Vitamine D, lol) et il est impossible de ne pas se mettre à danser lorsque l’on entend les premières mesures d’un morceau de reggae. D’ailleurs, j’ai des courbatures dans les mollets parce que j’ai dansé non stop pendant à peu près 3 heures ! En effet, il y avait un « reggae DJ » en première partie et je m’y suis mise tout de suite !
UB40 est mon groupe de reggae favori. A propos, savez-vous ce que signifie « UB40 » ? En Angleterre, c’était le nom de la carte que vous donnait le Pôle Emploi lorsque vous vous inscriviez en tant que demandeur d’emploi. Par extension, cela désignait la personne titulaire de cette carte. Voilà, c’était la minute culturelle…

Le lieu :

De Roma, à Antwerpen (Anvers). Une salle à taille humaine, très jolie, avec une entrée en forme d’arche dans une rue commerçante où l’on trouve également une pléthore de petits restos pour faire le plein d’énergie avant d’aller se dépenser (sans compter) ! Nous avons choisi l’un des plus proches de la salle et j’ai eu la bonne surprise de boire un VRAI thé à la menthe, avec des feuilles de menthe dans un verre énorme (et pas un petit sachet sans saveur à la con dans une tasse minuscule comme j’ai déjà pu le constater à d’autres endroits…)
Autre curiosité : pendant le concert, les gens buvaient de la bière dans des verres EN VERRE et il n’y a eu à ma connaissance ni casse, ni blessé. Tu vois ça en France, toi ? Pas de fouille à l’entrée, les gens sont gentils, décontractés, même si tu ne connais personne, les gens te parlent super facilement et au bout de cinq minutes, tu as l’impression de les connaître depuis des années. (J’adore la Belgique.) Dans le Nord de la France, cet esprit commence à se perdre et tout le monde fait la gueule. Bon, bref…

Le décor et le concert :

Il y a un élément de décor qui a attiré mon attention : une malle au milieu de la scène où il y a écrit : « UB40 BIRMINGHAM ». C’est amusant, parce que je trouve qu’il y a des similitudes entre Antwerpen et Birmingham, dans la mesure où il y a un mélange de cultures très flagrant. Du moins, c’était le cas lorsque je suis allée à Birmingham il y a une quinzaine d’années de cela, mais j’imagine que ça n’a pas changé.
Je suis déjà nostalgique de ce concert qui a eu lieu il y a seulement deux jours. C’était formidable. Ils ont des talents multiples : ils sont chanteurs, musiciens, ils ont du charisme et ils savent également bouger. Et ils font tout cela avec talent.


Vous remarquerez que nous étions bien placés :).
Il a fallu moins de trois morceaux pour que la salle finisse de se chauffer. Il faut dire qu’ils ont attaqué directement dans l’efficace. Toute leur carrière a été passée en revue, ils ont joué des morceaux très anciens de leurs premiers albums, « pour les fans hardcore », comme l’a dit très justement Robin Campbell. J’en fais partie ! Je les remercie d’ailleurs d’avoir interprété « Love is all is alright », ainsi que d’autres petites pépites qui avaient été un peu mises de côté. Il y a deux ou trois chansons que j’adore et qui n’étaient pas sur la set list, mais comment leur en vouloir ? Le groupe existe depuis 1978 ! Il aurait fallu que le concert dure beaucoup plus longtemps. Ils ont bien sûr terminé avec « Kingston town », qui est probablement – avec « Red, red wine » – leur morceau le plus connu.

 
L’ambiance était bon enfant, décontractée, Brian Travers (le saxophoniste, au centre sur la photo ci-dessus) s’amusait à lancer des bouteilles d’eau bien fraîches qui étaient les bienvenues, parce qu’on n’avait pas froid !

Conclusion :

En résumé, que tu soies carencé en Vitamine D ou pas, vas applaudir UB40 s’ils passent pas loin de chez toi ! Tu ne le regretteras pas. Merci UB40, revenez vite !
Je vous laisse avec une photo de Duncan Campbell ;)




IZA, le 26 janvier 2018

vendredi 2 juin 2017

Depeche Mode à Lille

Depeche Mode à Lille

29 mai 2017


Salle : Stade Pierre Mauroy, Lille (France)

Introduction :

Depeche Mode et moi, c’est une longue histoire, ça remonte au lycée. A l’époque, mes camarades de classe étaient folles de Dave Gahan (le chanteur) et de Martin Gore (principalement à la guitare, mais qui fait les chœurs et qui pousse aussi la chansonnette sur les balades et les chansons planantes).
Cet engouement des lycéennes de mon bahut était à un point tel que j’ai commencé à saturer. Certaines furieuses se prenaient même la tête à essayer de déterminer qui, entre Dave et Martin, était le meilleur des deux. Par contre, elles se fichaient complètement d’Andy Fletcher, les vilaines. Pourtant, s’il n’avait pas été là, il aurait quand même manqué un p’tit quelque chose, non ? Bref, passons.
J’appréciais le groupe simplement pour la musique et les paroles et à l’époque, il ne fallait même pas me demander le nom des gars, je m’en fichais un peu, j’aimais juste leur musique et leurs voix. Et puis c’était à peu près tout.
Le temps a passé, j’ai depuis découvert d’autres univers musicaux, etc., et puis, un beau jour, Christian-le-retrogamer-occasionnel a ressorti le fameux 101 et là, ma passion musicale pour Depeche Mode a repris furieusement et c’était encore meilleur parce que j’avais l’impression de les redécouvrir… et puis, il n’y avait plus la meute de lycéennes hystériques XD !
Je me suis remise à suivre leur actualité, à écouter et aimer leurs albums plus récents et, ô joie, j’ai appris à l’automne 2016 qu’ils allaient sortir un nouvel album (Spirit) en mars 2017 et qu’une tournée allait suivre ! Il fallait que j’en sois, nom d’un petit bonhomme !
L’album est bon, j’ai tout de suite aimé les titres Where’s the revolution, Going backwards, So much love et Cover me. Le groupe a d’ailleurs interprété ces titres l’autre soir à Lille.

Le lieu :

Le stade Pierre Mauroy, à Villeneuve d’Ascq, c’est-à-dire à un pet de mouche de Lille. C’est un stade relativement récent, je n’y avais jamais mis les pieds auparavant.


Tout autour et à l’intérieur, il y a largement de quoi se restaurer (c’est important!) et j’ai bien apprécié également la disposition des gradins, bien en pente, qui permettent de voir même si vous avez un grand baraqué devant vous ! J’ai eu l’occasion d’aller dans des salles où ce n’était pas le cas et j’appréhendais un peu. Je ne suis pas petite, mais j’ai le chic pour me retrouver avec un grand, voire un très grand bonhomme devant moi ! Je suis une poissarde.


Le décor et le concert :

La première partie commence pile à l’heure. Le groupe The Horrors investit la scène pour une heure. Leur musique est sympa. Je ne connaissais pas ce groupe.
21H pétantes : les premières notes d’un synthé retentissent, mais c’est une feinte. Il est remplacé par le début de Revolution des Beatles. Clin d’œil aux aînés ? XD ... et surtout référence à Where’s the revolution et puis, ça y est, ça démarre vraiment, avec Going backwards. Et là, lorsque Dave entre sur scène j’ai l’impression que mes lycéennes se sont toutes données rendez-vous, avec leurs copines (et leurs mecs), au stade ! Je vois une mère de famille pas très loin de moi bien rangée en apparence qui, sans crier gare, se met à pousser des cris d’orfraie (enfin… c’est ce que ça m’inspire). Facile à comprendre, tout compte fait : il a un charisme comme on en voit rarement et il ne s’économise pas, il est toujours en mouvement, il joue avec le public, il danse, si bien que vous vous dites : mais Dave, il est à plusieurs sur scène, non ?
J’ai lu à plusieurs reprises qu’un concert de « Déhème », c’était particulier. Au début, je me disais que ce n’étaient que des paroles de fans et qu’il fallait prendre du recul… ben croyez-moi, c’est vrai ! Il y a une p***** d’ambiance, il se passe vraiment quelque chose que je n’arrive pas à expliquer et que je n’ai jamais vécu auparavant lors de concerts. En tout cas, c’est à vivre. Cette ambiance de fête a d’ailleurs commencé aux abords du stade, quelques heures avant le concert. Nous avons vu une fan venue de Belgique, tatouée 100 % Depeche Mode, qui se promenait autour du stade avec une cape de roi et une couronne sur la tête, exactement comme dans le clip « Enjoy the silence ». J’ai appris plus tard une chose hallucinante : elle serait allée les voir en concert 65 fois! (Des fois, les fans font peur…)
Musicalement parlant, les morceaux que j’ai l’habitude d’entendre sont comme transformés, sublimés sur scène, c’est comme s’ils étaient réinventés. On redécouvre des vieux morceaux à la sauce 2017 et c’est le pied ! ZE BIG PANARD. Ils jouent et chantent juste, à peine si leurs voix ont changé, c’est un truc de ouf.
Ils ont tout enchaîné sans entracte, mais j’ai trouvé qu’il y avait quand même deux parties assez distinctes : la première où des morceaux récents et très récents ont permis de chauffer la salle (si tant est que cela fut nécessaire, cf. plus haut!) et une seconde où ils ont interprété des morceaux plus anciens avec, tout le long, un bon équilibre entre des titres qui bougent bien (Barrel of a gun, I feel you, Wrong, Personal Jesus - ma préférée, toutes époques confondues, imaginez mon état quand j’ai reconnu les premières mesures - Everything counts, Never let me down again, So much love et j’en passe !) et d’autres plus lents, histoire de se remettre de nos émotions (Somebody, Home - où j’ai même un peu chialé comme une grosse débile au début et je ne sais même pas pourquoi, j’étais tout sauf triste… émotion quand tu nous tiens ! - A question of lust, In your room, etc.). Le spectacle a duré deux heures, rappel y compris. C’était parfait.
Question décor, ils n’ont pas lésiné et ils ont bien fait leurs devoirs : des jeux de lumière à profusion, des séquences filmées sur écran géant calées impeccablement avec la musique. Pendant le rappel, ils ont rendu un bel hommage à David Bowie en interprétant Heroes. Là aussi, c’était parfait.


Conclusion :

Christian-le-retrogamer-occasionnel a eu une réflexion amusante entre deux chansons : « On se croirait à la messe ». Et c’est vrai : on se levait et on s’asseyait en bloc par intermittence en écoutant cette drôle de « (Black) celebration »… jusqu’au moment où plus personne ne s’est assis, parce que ce n’était plus possible : Dave, Martin et les autres avaient mis le feu au stade.
Assurément, une expérience à revivre ! Et je pense que les ex-lycéennes seraient de mon avis ;)
Des fans ont mis des vidéos du concert sur « Tutube ». Certaines valent le coup d’œil.


 IZA, le 2 juin 2017