dimanche 17 avril 2016

Swing Girls

Happy birthday, Iza-ware !! 5 ans déjà... (^^)


Titre original : スウィングガールズ 
Année : 2004
Réalisation, Scénario, etc. : Shinobu Yaguchi
Musiques : Hiroshi Kishimoto, Mikki Yoshino
Durée : 105 minutes
Pays : Japon
Genre : Comédie

Avec : Juri Ueno = Tomoko Suzuki
Yuta Hiraoka = Takuo Nakamura
Shihori Kanjiya = Yoshie Saito
Yuika Motokariya = Kaori Sekiguchi

Mais également : Yukari Toyoshima = Naomi Tanaka
Asuka = Chika Kubo
Chise Nakamura = Emiko Okamura
Fumiko Mizuta = Yuka Yamamoto
Madoka Matsuda = Yumiko Shimizu
Nagisa Abe = Reiko Shimoda
Naoto Takenaka = Tadahiko Ozawa
Miho Shiraishi = Yayoi Itami

Le début :

Tomoko doit assister aux cours de rattrapage d'été. Elle s'ennuie ferme et trouve un bon moyen d'échapper à l'un des cours : suite à un concours de circonstances, elle se porte volontaire avec ses copines pour livrer les bentos destinés à l'orchestre du lycée qui est parti encourager leur équipe de base-ball. Le problème, c'est que les jeunes filles s'endorment dans le train, ratent leur arrêt, traînent en route et les bentos arrivent avariés à destination, ce qui a pour fâcheuse conséquence une belle intoxication alimentaire au sein de l'orchestre et les dommages collatéraux et peu ragoûtants que l'on imagine !
Takuo est le seul membre de l'orchestre à ne pas être tombé malade. Il comprend très vite la cause de l'intoxication et demande aux filles de remplacer les membres de l'orchestre au pied levé, sinon il les dénoncera. Les filles acceptent, mais Takuo n'est pas au bout de ses peines : aucune d'entre elles n'est capable de jouer correctement d'un instrument…

Mes impressions :

Voilà, c'est annoncé dans le titre : mon blog a 5 ans aujourd'hui et je voulais marquer le coup avec un film japonais que j'ai vu et revu plusieurs fois et dont je ne me suis toujours pas lassée.

***

Si le nom du réalisateur vous dit quelque chose, c'est peut-être parce vous avez vu le film Water Boys, sorti quelques années avant Swing Girls. Eh oui, c'était déjà Shinobu Yaguchi qui était à l'origine du scénario et de la réalisation. D'ailleurs, ces deux films se ressemblent sur de nombreux points.
Water Boys a eu beaucoup de succès, au point qu'une série comprenant deux saisons, ainsi qu'un SP de deux épisodes ont permis aux fans de prolonger le plaisir. En revanche, je ne connais pas d'adaptation particulière à Swing Girls et j'ai lu beaucoup moins d'articles et de critiques à son sujet sur la blogosphère, alors je voulais tenter de lui rendre un peu justice aujourd'hui car c'est un film de très bonne facture. L'intrigue se déroule sur plusieurs mois. L'histoire commence en plein été avec le chant des cigales et se termine en hiver, avec la neige qui tombe à gros flocons.
C'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé cette joyeuse bande de super nanas qui vont – on le devine très vite – se prendre au jeu et faire bien plus que remplacer l'orchestre de leur lycée pour quelques jours ! Elles ne veulent pas se l'avouer au départ, mais la passion les gagne et elles vont former un jazz band (les « Swing Girls ») et vont être confrontées à plusieurs difficultés. Après s'être familiarisées avec leurs instruments respectifs, elles devront trouver l'argent nécessaire pour acheter leurs propres instruments, dès lors que les membres de l'orchestre seront remis sur pied. Elles vont devoir se débrouiller seules et se serrer les coudes, le tout dans la bonne humeur et grâce à la patience de Takuo (Yuta Hiraoka) qui va les aider, puis les rejoindre. Elles recevront également l'aide assez insolite et inattendue d'un autre personnage… ;) Tout cela va les mener très loin et bien plus loin que ce qu'elles avaient imaginé au départ !
Ce charmant petit groupe est emmené par Juri Ueno qui incarne une Tomoko espiègle, dynamique et un peu distraite. C'est dans ce film que j'ai découvert Juri Ueno, je l'ai tout de suite adorée et elle reste à ce jour l'une de mes actrices favorites. Elle est aussi douée dans les comédies que dans les comédies dramatiques ou les drames. Le rôle de Tomoko reste tout de même à ce jour celui que je préfère, c'est un personnage enthousiasmant.


Tomoko croise la route de l'irrésistible Yoshie(Shihori Kanjiya) qui va se mettre à la trompette et venir à bout d'une manière inattendue et amusante de LA note qui pose problème. A la batterie, on trouve Naomi (Yukari Toyoshima) qui m'a bien amusée avec son stoïcisme à toute épreuve et sa propension à manger tout le temps. Les voici toutes les trois, assistant à un match de base-ball pas très palpitant, mais dont Yoshie (au centre) se souviendra certainement… 


Les protagonistes sont drôles, insouciantes et bon sang, cette fraîcheur et cette joie de vivre font un bien fou ! Si le film dure quasiment deux heures, on ne voit pas le temps passer.



La musique est bien évidemment mise à l'honneur. Il s'agit donc de jazz et c'est un genre qui me parle. A chaque fois que je regarde la scène finale, j'ai les larmes aux yeux et la chair de poule, pas parce que la fin est triste, mais parce que les notes ont une résonance particulière pour moi. Les filles (et Takuo!) se font plaisir en jouant, ils s'échangent des regards complices et même si ces regards sont scénarisés, il est impossible de ne pas ressentir le plaisir de jouer. Lorsque l'on sait que tous les morceaux sont interprétés par les acteurs, que certaines des filles n'avaient jamais joué d'un instrument auparavant et qu'elles ont appris à jouer pour le film en suivant la méthode Yamaha, on ne regarde pas Swing Girls de la même manière et cela contribue au fait que plus je regarde ce film (à peu près une fois par an!) et plus je l'aime.
Des grands noms du jazz sont cités, notamment Duke Ellington, que je vénère ! Les filles lui font honneur et bossent « Take The A-Train » en y mettant tout leur cœur ! Une fois initiés, les personnages se rendent compte que le rythme du jazz bat partout, et ça, de vous à moi, c'est un truc de ouf car c'est une expérience que je vis souvent. Si vous me lisez régulièrement, vous connaissez l'importance de la musique pour moi, même si je ne passe pas mon temps à vous raconter ma vie.
Comme il s'agit avant tout d'une comédie, il y a quelques scènes hilarantes comme la scène de la cueillette des champignons qui pouvait virer au cauchemar, mais qui a des conséquences inattendues et bienvenues (sur fond de Louis Armstrong, un autre grand nom !) ou encore la scène de la bataille de boules de neige sur le toit du lycée. Ah, cette scène ! Une scène de toute beauté qui commence sagement par la répétition de « In The Mood » dans la neige… et, tiens, tant que j'y suis à parler de jolies scènes, je citerai pour finir cette scène où Tomoko joue du saxe ténor sur une berge et se rend compte que Takuo joue du piano sur la berge opposée !


En conclusion :

Je voulais absolument vous parler de ce film aujourd'hui. J'ai galéré pour écrire mon article, car je voulais qu'il soit aussi bien rédigé que possible et qu'il vous donne envie de voir ce film.
Swing Girls est l'un de mes films favoris. Il me ramène à mes années lycée – mes meilleurs souvenirs scolaires – et à la musique, sans me rendre nostalgique. C'est un film esthétique, qui fait du bien et qui divertit du début à la fin.
Je vais terminer sur une note pas objective, mais tant pis. C'est mon bloganniv', alors je me fais plaisir : Juri Ueno SAIKOOOO !








IZA, le 17 avril 2016


jeudi 31 mars 2016

Tengoku no Honya Koibi

Une bibliothèque pas comme les autres...


Année : 2004
Réalisation, Scénario, etc. : Tetsuo Shinohara, Kyoko Inukai
Durée : 111 minutes
Pays : Japon
Genre : Comédie dramatique

Avec : Yuko Takeuchi = Shoko Hiyama / Kanako Nagase
Tetsuji Tamayama = Kenta Machiyama
Karina = Yui
Hirofumi Arai = Satoshi
Teruyuki Kagawa = Takimoto
Yoshio Harada = Yamaki

Adaptation des nouvelles de Atsushi Matsuhisa et Wataru Tanaka

Le début :

Kenta, pianiste de son état, vient de perdre son emploi suite à une interprétation très personnelle de « La Truite » lors d'un concert. Dépité, il se prend une bonne cuite et se réveille dans une bibliothèque... au Paradis !
On lui explique que les êtres humains ont cent ans à vivre. Tous ceux qui n'atteignent pas cet âge vont au Paradis. Ils y passent leur temps jusqu'à ce qu'ils deviennent centenaires, puis retournent dans le monde des vivants pour commencer une nouvelle vie et ne gardent aucun souvenir de ce qu'ils ont vécu au Paradis.
Dans cette bibliothèque, Kenta rencontre Shoko, une pianiste qu'il a vue jouer lorsqu'il était enfant. C'est en assistant à un récital de Shoko que Kenta a voulu devenir musicien. Il garde un souvenir très précis et ému de cette première rencontre. Il demande à Shoko de jouer un morceau pour lui, mais Shoko ne veut plus jouer du piano depuis qu'elle est arrivée au Paradis : elle est morte en laissant une composition inachevée...

Mes impressions :

Quel endroit étrange, le Paradis, à commencer par cette bibliothèque. Le début du film est assez déroutant, on se pose plein de questions, à l'instar de Kenta (Tetsuji Tamayama) qui débarque suite à la murge de la veille et qui ne comprend pas grand-chose à ce qui lui arrive.


Les gens empruntent des livres - bien entendu ! - mais ils viennent également et principalement pour qu'on leur fasse la lecture. A l'accueil, on y trouve Yui (Karina), une jeune femme mélancolique qui refuse de lire et qui déteste les livres, car ceux-ci sont remplis d'amour et d'espoir. (Hum… j'aurais deux ou trois propositions de lecture à lui faire qui pourraient bien la faire changer d'avis :D)


Les gens qui sont de passage au Paradis gardent l'apparence qu'ils avaient lorsqu'ils sont décédés. (Donc, vous croisez un gars à qui vous donnez la vingtaine, alors qu'il est âgé en « réalité » de 70 piges !) Ils peuvent tomber amoureux, mais ne peuvent pas avoir d'enfants. De même, il est impossible de croiser les personnes décédées dont ils étaient proches. Petite particularité : toutes les personnes qui sont au Paradis ne sont pas nécessairement des personnes décédées . En effet, il existe quelques cas rares, qui sont simplement de passage pour accomplir une mission.
Autre particularité, les gens travaillent, mais l'argent n'existe pas (!!). Le plus important, ce qu'il faut retenir, c'est qu'ils peuvent mettre à profit la durée de leur séjour au Paradis pour changer et grandir ou bien ils peuvent rester ce qu'ils étaient avant…
Parallèlement à cela, sur Terre, c'est l'été et la vie continue. Cela fait plus de dix ans que Shoko est décédée. Kanako, sa nièce, veut organiser un feu d'artifice. Elle aimait tant les regarder avec sa tante Shoko ! Monsieur Takimoto, l'artificier de la société qu'elle contacte, et qui est spécialiste d'un certain type de fusées très belles mais très dangereuses, n'exerce plus ce métier, suite à un accident qui est survenu par sa faute. Kanako est déterminée à le faire changer d'avis. C'est Yuko Takeuchi qui incarne à la fois le rôle de Shoko et celui de Kanako et elle est bluffante, car ces deux personnages ont des caractères différents, des attitudes qui leur sont propres. Shoko est pensive, ne parle pas beaucoup, vit recluse, sourit peu, alors que sa nièce est toujours entourée de plein de monde, elle est souriante, expressive, parle et sourit tout le temps.


Très vite, on se doute qu'il y a un lien entre les événements qui se déroulent simultanément sur Terre et au Paradis, mais je ne vais pas trop rentrer dans les détails, ce serait vraiment dommage de trop en dire.
Il s'agit d'une très belle histoire, les protagonistes doivent parvenir à faire la paix avec eux-mêmes. L'intrigue est potentiellement très triste, mais le dénouement laisse un sentiment d’apaisement plutôt qu'une envie de pleurer car il est surtout, malgré tout, teinté d'espoir. Le fait que plusieurs scènes soient un peu trop empreintes de mélodrame à mon goût n'ont pas gâché mon plaisir. Les images sont très belles et le Paradis, bien qu'étant un endroit calme, paisible, etc. ne donne pas non plus envie d'y séjourner pour l'éternité, ce que j'ai trouvé judicieux. Il s'agit bien d'un endroit où l'on reste temporairement car on a quelque chose de bien précis à accomplir.


Les musiques sont magnifiques. Elles sont signées par Masataka et Yumi Matsutoya.

En conclusion :

Un rien déroutant pendant les premières minutes, parfois un peu trop mélo à mon goût, mais une intrigue très originale avec une héroïne incarnée par une actrice talentueuse sur fond de musique très agréable, ce film est particulier, mais vaut vraiment le coup d’œil.








IZA, le 31 mars 2016





mercredi 24 février 2016

Goen Hunter

Amour toujours...


Titre original: ご縁ハンター
Année : 2013
Réalisation, Scénario, etc. : Noriko Goto, Tomochika Kasaura, Yuki Nakashima
Durée : 3 épisodes de 58 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie dramatique

Avec : Alisa Mizuki = Rika Hasumi
MATSU = Eikichi Sakamoto
Nene Otsuka = Etsuko Kiyota
Ayako Imoto = Chiho Inoue
Yoko Asaji = Tomoko Hasumi
Yasufumi Terawaki = Musubu
Kenji Mizuhashi = Shinji

Le début :

Rika a toujours fait passer sa carrière avant sa vie affective. Aujourd'hui, elle a 37 ans, elle est célibataire et elle le supporte de moins en moins : elle a l'impression de stagner et il lui manque un mari et des enfants pour avoir le sentiment d'être une femme accomplie. Elle se laisse convaincre par une amie d'assister à un speed-dating, mais l'expérience n'est pas du tout concluante.
Parallèlement à cela, la mère de Rika – qui est veuve – annonce qu'elle a rencontré un homme sur un site de rencontre et qu'ils projettent de se marier. Sans grande conviction, Rika s'inscrit à son tour sur ce fameux site et se prend peu à peu au jeu de la chasse au mariage…


Mes impressions :

La quête de l'âme sœur est donc le thème central de ce drama composé de 3 épisodes d'une durée approximative de 60 minutes chacun.
Peut-on trouver l'homme ou la femme de sa vie sur Internet, sur un site de rencontre ? Cela est bien évidemment l'une des questions qui sont posées dans cette série, mais le véritable motif sous-jacent est d'amener les protagonistes à se demander d'une part pourquoi ils sont seuls – donc les amener à se remettre en question – et d'autre part, à se donner les moyens de changer pour espérer trouver le bon partenaire.
Le succès ou non de cette quête / chasse dépend de la bonne volonté et de l'implication des protagonistes. Ils vont essuyer des revers, vont avoir des épreuves à surmonter : vaincre leur timidité pour certains, avoir davantage confiance en soi pour d'autres, etc. La recherche d'un partenaire ne se fait pas exclusivement sur le site, les protagonistes assistent à des séances de coaching, des soirées à thème et du speed-dating et ils multiplient également les activités de groupe, ce qui donne une belle dynamique à la série. Chacun avance à son rythme, fait des rencontres heureuses ou pas, et comme des liens d'amitié se nouent aussi lors des différents événements, certains finissent par encourager leurs camarades, tandis que d'autres se lancent des défis et se disputent parfois. J'ai adoré le coach Musubu (Yasufumi Terawaki) et sa manière de remettre les participants à leur place avec le sourire, et parmi eux il y a surtout Rika qui, de vous à moi, en a bien besoin!


Ces moments sont toutefois assez peu fréquents et c'est plutôt le type sérieux, qui fait des remarques pertinentes et qui met en avant certains problèmes de société : les gens se vendent comme des objets et ce n'est pas une bonne chose. Les hommes mettent en avant la somme qu'ils ramènent à la maison à la fin du mois et les femmes misent tout sur leur jeunesse. Le ton est donné dès la première séance de coaching : les amis, vous êtes la seule raison pour laquelle vous n'arrivez pas à vous marier ! L'autre sujet d'actualité n'est pas un scoop : la place de la femme dans la société japonaise et son épanouissement au travail qui semble incompatible avec l'épanouissement à la maison.
L'intrigue est réaliste, dans le sens où il n'est pas du tout dit que chacun va réussir à trouver sa chacune, Goen Hunter n'est pas un conte de fées. Si cela avait été le cas, je pense que je n'aurais pas du tout apprécié ce drama. Même s'il est tout à fait possible de faire de belles rencontres sur de tels sites (l'expérience vécue par la mère de Rika le prouve), il y a surtout de fortes chances de tomber sur des personnes peu sérieuses, bizarres, etc., un peu comme « en vrai », non ?;)
L’héroïne de cette série est donc Rika, qui a pris la décision de vivre chez sa mère pour deux raisons. D'une part, sa sœur Emi s'est mariée avant elle et a quitté la maison familiale. D'autre part, le père de Rika et Emi est décédé et Rika ne veut pas laisser sa mère vieillir seule. A priori, il n'y a pas de souci à se faire pour la maman (Yoko Asaji), elle s'éclate (elle!), va au karaoke, découche, va au love hôtel avec son Jules. Elle a l'esprit plus ouvert que ses filles et est bien plus marrante !



Rika a été fiancée lorsqu'elle avait la vingtaine, mais son fiancé voulait des enfants et Rika avait la passion de son travail. Cette passion a eu raison de son couple. Elle aime toujours son métier et a un poste à responsabilités dans une société de vente de produits de beauté par correspondance, mais elle se rend compte à l'aube de la quarantaine que cela n'est plus suffisant. Le personnage est campé par Alisa Mizuki, une actrice qui m'était totalement inconnue. Que dire d'autre à propos de Rika ? Elle est belle, classe et s'est donnée les moyens d'arriver au poste qu'elle occupe. On la voit sur son lieu de travail : elle est efficace et a le sourire en toutes circonstances, même si c'est un travail stressant. Voilà pour le côté positif du personnage. Oui, car Rika peut avoir une haute opinion d'elle-même et des standards beaucoup trop élevés. Revoir ses critères à la baisse et adoucir l'image qu'elle renvoie sera un gros morceau de sa quête. Le mur de glace fond peu à peu et la femme de fer baisse sa garde, montre ses faiblesses, s'ouvre aux autres et apparaît plus amicale et attachante, mais ce ne sera pas mon personnage favori pour autant.



En fait, je me rends compte maintenant que n'ai pas vraiment eu de personnage favori… à part peut-être Eikichi (MATSU). Les autres ont bien un petit quelque chose d'attachant, mais j'ai surtout focalisé sur leurs défauts. Alors, pour vous situer Eikichi, vous prenez Densha Otoko, mais vous lui enlevez son côté pleurnichard et là, tout de suite, c'est le gars qu'on va avoir envie de soutenir ! Non ? Ah bon…
Plus sérieusement, Eikichi semble avoir une bonne situation professionnelle, il travaille dans un institut de recherche dans le domaine de l'agro-alimentaire. Son gros souci, c'est sa timidité : il n'ose pas aborder les jeunes femmes pour leur proposer un rendez-vous. Ceci dit, malgré le fait qu'il soit le roi des coincés, il va donner une jolie claque (au sens figuré, rassurez-vous!) à Rika-la-diva, à qui il va reprocher le manque de sérieux et d'implication. C'est précisément pour cette raison qu'Eikichi se rapproche de ce que l'on pourrait appeler un personnage favori ! (^^)


Parmi les participants, nous trouvons également Chiho (Ayako Imoto), qui a à peu près le même problème que Rika, mais pas pour les mêmes raisons : elle a 29 ans (comprenez par là : elle flirte dangereusement avec sa « date de péremption ») et elle est donc toujours célibataire. Vendeuse de chaussures de son état, elle s'ennuie royalement, n'a pas du tout confiance en elle, se trouve moche, inintéressante, passe son temps à se rabaisser et… Caliméro, sors de ce corps !!!!


Et puis, il y a aussi Etsuko (Nene Otsuka), la prof de yoga et amie de Rika. C'est elle qui convainc Rika d'assister à ce fameux speed-dating. Pour Etsuko, Rika est une femme accomplie, vu qu'elle a une super situation professionnelle. Là, j'ai bloqué…
Pour finir ce tour d'horizon des protagonistes, je vous parlerai brièvement de Shinji (Kenji Mizuhashi). Shinji est divorcé. Son mariage a échoué à cause de son mode de vie en décalage dû à une activité professionnelle très contraignante : il se lève bien avant l'aube car il est artisan, il fabrique du tofu. Difficile pour lui de vivre « normalement », car il se couche de très bonne heure et passe sa vie dans sa boutique.


Goen Hunter se laisse regarder, mais il ne révolutionne pas le genre et ne fera pas partie de mes dramas favoris. J'ai pas mal tiqué, notamment lorsque le coach insiste sur le fait que Rika doive changer de style et arrêter de porter des vestes noires : il paraît que ça fait fuir les hommes ! Les couleurs reflètent notre personnalité et même si dans le cas de Rika, c'est un problème, pourquoi ne peut-elle pas porter de veste noire si ça lui chante ? En plus, cette couleur lui va bien. Ne peut-on pas rester soi et être aimé pour ce que l'on est ?


Et puis, la soirée masquée où l'on devine tout de suite qui est qui et ceux qui font style « Oh, c'est vous ?! » lorsque vient le moment de retirer le masque ou les autres qui jouent les étonnés : NON !! C'est vrai, quoi, on croise tout le temps les mêmes !
Par contre, j'ai bien aimé les musiques ! Elles sont signées : Ryota Komatsu.

En conclusion :

Goen Hunter est court et c'est pour cette raison que je l'ai suivi jusqu'au bout. Il manque un petit quelque chose pour que les personnages soient attachants et au bout du compte, je me suis dit : « Ah bon ? Tout ça pour ça ? ».
Son seul mérite est de ne pas sombrer dans la niaiserie. C'est déjà ça…






IZA, le 24 février 2016