vendredi 24 juin 2016

Pulp' Orange à Martinsart

Pulp' Orange à Martinsart

18 juin 2016


Salle : Restaurant "Croque-Notes", Martinsart (France)

Introduction :

Le groupe Pulp' Orange est composé de cinq musiciens qui interprètent des classiques du rock, de la pop, du rhythm and blues et de la country. Un concentré de bonne humeur (le chanteur n'est pas avare en histoires drôles et autres calembredaines) et de talent. Une soirée mémorable… et c'est pas « Simone », la ménagère de moins de 50 ans sur l'affiche, qui semble penser le contraire ! (^^)

Le lieu :

Le "Croque-Notes" - toujours bien nommé - à Martinsart, près de Seclin, à une quinzaine de kilomètres au sud de Lille. La déco a été refaite, mais le portrait de Django est toujours là, ouf ! Les instruments de musique aussi, re-ouf ! La photo des différents groupes, chanteurs, humoristes qui viennent régulièrement transpirer sur scène trône sur les murs et c'est impressionnant de voir le nombre d'artistes de sensibilités différentes qui viennent ici !
Question repas, vous avez le choix, vous pouvez :
- manger, puis repartir tranquilou chez vous,
- venir uniquement pour le spectacle,
- manger puis assister au spectacle… et c'est, je pense, ce qu'il y a de mieux à faire ;)
Le menu est sympa, ambiance brasserie, c'est bon, c'est ni trop, ni trop peu.

Le décor et le concert :

Pas besoin de décor. La salle a une capacité réduite, il faut d'ailleurs réserver, c'est ambiance intimiste et c'est très bien comme ça. Place au spectacle !
Les Pulp' Orange ont fini de se restaurer, ils entrent sur scène sous des applaudissements plutôt nourris (des inconditionnels bruyants se sont déplacés en masse ^^)
Ils proposent un juke-box à la carte. Oui, oui ! Le programme a été distribué en amont sur chaque table, vous faites le tour des titres qu'ils interprètent, vous annoncez votre choix, vous vous rendez compte par la même occasion du nombre impressionnant de titres qu'ils jouent et surtout de la variété des styles musicaux ! Ils ont débuté avec « Oye Como Va » de Santana et ont clôturé avec « Andy » des Rita Mitsuko, en passant par « Black Night » (Deep Purple), « It's probably me » (Sting), « Hey Jude » (The Beatles), « Kashmir » (Led Zep), « Nothing else matters » (Metallica), « Paranoid » (Black Sabbath) et j'en oublie plein car ils ont joué sans entracte pendant TROIS HEURES !


Le gros dilemme est de faire un choix. Ensuite, il faut donner de la voix pour imposer son choix. Heureusement, nos titres ont été retenus, Christian-le-retrogamer-occasionnel a une voix sévèrement burnée quand il s'y met, gné hé hé hé. Alors, nous avions choisi : « Rough Boy » (ZZ Top), « Wild World » (Cat Stevens) et « Black Night » (Deep Purple). Comme certains clients avaient du goût (LOL!), j'ai eu la grande joie d'entendre également « We will rock you » (Queen). J'ai pété mes cordes vocales sur le refrain, mais c'est pour la bonne cause !
Ils jouent en rythme : le bassiste et le batteur sont des surdoués ! (A un moment donné, le batteur s'est d'ailleurs lancé dans un solo de folie.) Le chanteur est une pile électrique et il avait l'air de pouvoir continuer jusqu'au bout de la nuit. Il était frais comme un gardon, même après s'être donné à 200 % pendant trois heures. Le guitariste a de l'or dans les doigts et a livré une belle série de solos et de riffs à vous filer la chair de poule. De plus, il a une très belle voix. Le claviériste n'était pas en reste : il nous plongeait avec aisance aussi bien dans les années 60 que dans les années 80 et on s'y croyait ! Ils sont multi-intrumentistes. Bref, on en avait pour notre pognon !





Comme je suis gentille, j'ai scanné pour vous le fameux programme qui va bien, avec toutes les infos utiles concernant le groupe :




Et, tant qu'on y est, je vous donne également le lien vers le site du « Croque-Notes » : http://www.lecroquenotes.com

Conclusion :

Ce n'était pas la première fois que nous allions passer une soirée là-bas, c'était en fait une récidive ! Nous y retournerons, c'est sûr !
Alors, messieurs de Pulp' Orange, je vous remercie tout d'abord pour cette super soirée.
Ensuite, je pense que vous recevez régulièrement des demandes de titres. Puis-je vous proposer d'ajouter un peu de Fleetwood Mac ? (« Go your own way » et « The Chain » sont des titres sympa, non?) Et… ça vous dirait d'inclure aussi « I feel you » (Depeche Mode) et, soyons fous, un peu de Sex Pistols? Ah… Simple Minds aussi, siouplé ? (« Don't you forget about me » et/ou « Someone, Somewhere in Summertime ») Il y a de quoi gratter, taper et pianoter !
Enfin, question subsidiaire : Vous revenez quand au « Croque-Notes » ? (^^)

IZA, le 24 juin 2016

jeudi 23 juin 2016

Kogure Shashinkan

Les fantômes du passé


Titre original: 小暮写眞館
Année : 2013
Réalisation, Scénario, etc. : Kei Kunii, Izuru Kumasaka, Kentaro Moriya
Durée : 4 épisodes de 50 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie dramatique
Adaptation du roman éponyme de Miyuki Miyabe paru en 2010

Avec : Ryunosuke Kamiki = Eiichi Hanabishi (« Hana-chan »)
Riko Narumi = Junko Kakimoto
Ken Ishiguro = Hideo Hanabishi
Yuki Matsushita = Kyoko Hanabishi
Amon Kabe = Hikaru Hanabishi (« Pika-chan »)
Arata Horii = Tsutomu Tanako (« Tenko »)
Miu Arai = Fuko Hanabishi
Toru Shinagawa = Kogure Yasujiro
Takashi Sasano = Sudo-san

Le début :

La famille Hanabishi est en train d'emménager dans le quartier. Quelques voisins curieux (pléonasme! ^^) assistent à l'arrivée des meubles et chacun y va de son petit commentaire. Certains sont un peu perplexes et d'autres sont même inquiets : cet endroit a la réputation d'être hanté par son ancien propriétaire, Kogure-san !
Un événement mystérieux a lieu dès le soir de l'emménagement : un ami de la famille est persuadé que le fantôme d'une jeune fille est venu sonner à la porte. Ce phénomène sera très vite expliqué, mais une chose beaucoup plus étrange va se produire par la suite et Eiichi – l'aîné des enfants – va se sentir investi d'une sorte de mission : trouver l'identité d'un fantôme tout triste apparaissant sur une photo de famille. (Petit jeu : mais où se trouve donc le fantôme sur la photo?) (^^)


Mes impressions :

Avant l'ère du numérique, on allait se faire tirer le portrait et on portait nos pellicules à développer chez le photographe du coin. Les plus beaux « spécimens » étaient même exposés dans la vitrine, LOL !
C'est dans ce type d'établissement que la famille Hanabishi vient d'élire domicile. Il ne reste plus grand-chose de cette époque, tout au plus quelques vestiges de déco. Du coup, cette maison n'est pas banale. Par exemple, le salon est installé dans une pièce qui servait autrefois de studio. Franchement, c'est classe et original :


Hideo (le père) n'est ni photographe, ni commerçant. Il voulait simplement emménager dans une grande maison, si possible hantée. (Si, si!)
Je l'ai immédiatement trouvé sympathique. Pourquoi ? Allez, je vous aide avec une petite image :


Hideo (Ken Ishiguro) et son épouse Kyoko (Yuki Matsushita) sont des gens charmants. Ils ont eu trois enfants. L'aîné est Eiichi (Ryunosuke Kamiki). Ado typique sans histoire, Eiichi (ou « Hana-chan ») est lycéen. L'emménagement au Kogure Shashinkan va pimenter son quotidien, puisque c'est là que la fameuse photo a été développée. Il va donc s'improviser détective et tenter de trouver l'identité des personnes et du fantôme apparaissant sur la photo. Ses recherches vont le conduire dans un premier temps dans l'étrange Jardin de la Vérité, un lieu de culte un peu spécial et pas forcément rassurant. Cette énigme à élucider ne sera pas la seule. Eiichi va devenir LE détective spécialiste des photos de fantômes ! (^^)
C'est la première fois que je vois jouer Ryunosuke Kamiki. Il n'a que 23 ans, mais il a déjà un nombre impressionnant de séries et de films à son actif, ce qui n'est pas si étonnant car il est talentueux. Son jeu est juste, il possède toute une palette d'expressions, bref : il est crédible, inspiré et il nous emmène dans ses aventures.



Le petit Amon Kabe joue le rôle du petit frère de Eiichi. Il se prénomme Hikaru, mais tout le monde l'appelle Pika-chan. Le personnage porte bien son nom. Il est vif, curieux et intelligent. Très mature pour son âge, doté d'un bon sens de la logique et de l'observation, c'est un détective en herbe et c'est lui qui fournit la première piste à Eiichi pour enquêter sur la photo ! La complicité entre les deux frères est fraîche et attendrissante.



Pika-chan fait l'objet d'une attention toute particulière : sa grande sœur, Fuko (Miu Arai), est décédée sept ans auparavant à l'âge de quatre ans à cause d'une encéphalite, une grippe qui a très mal tourné. Du coup, dès que Pika-chan s'enrhume, sa mère panique. ll est impossible d'ignorer le petit autel installé dans le séjour. Les Hanabishi n'oublient pas leur petite Fuu-chan.



Outre la souffrance liée à la perte de son enfant, Kyoko a subi les accusations de sa famille, des mots stupides et terribles tels que : « Tu es une mauvaise mère et c'est de ta faute si ta fille est morte, etc. » Néanmoins, Kyoko est une femme forte, dévouée et qui affiche un généreux sourire. Suite à cet événement tragique, les Hanabishi ont coupé les ponts avec leur famille. Ce drame familial et ses conséquences va devenir le sujet principal de l'histoire au détriment des enquêtes de Eiichi et c'est ce qui est bien dommage. Ce n'est pas le fait que l'intrigue ait évolué en ce sens qui est déplaisant, mais le fait que la tournure devienne pénible à supporter : j'avais l'impression de regarder un drama traitant de la culpabilité, avec toujours les mêmes scènes en flashback.
Ce drama commence pourtant très bien, finement et brillamment. Le spectateur est mené en bateau dans l'épisode d'exposition, car certaines scènes sont filmées un peu comme dans les films ou séries qui font flipper. Par exemple, prenons cette scène troublante où Eiichi quitte le Jardin de la Vérité : on voit Eiichi de face, il a très envie de quitter les lieux (et comme je le comprends!), son pas s'accélère d'abord imperceptiblement puis de manière plus marquée. En arrière plan, le bâtiment devient plus flou et plus petit, mais trop lentement proportionnellement à l'allure à laquelle le protagoniste se met à marcher. Ce décalage fait que le spectateur a l'impression qu'il ne va jamais réussir à sortir de ce foutu Jardin ! Même lorsque la caméra s'immobilise et que notre Eiichi s'est finalement mis à courir, on le voit de dos, il semble petit, alors que les arbres au-dessus de lui paraissent gigantesques et malgré le fait que le Soleil brille, le décor apparaît sombre et lugubre à ce moment précis. Eiichi pourrait presque se faire engloutir. L'atmosphère de ce lieu de culte trop calme est étouffante.


Ce sentiment est renforcé par son regard inquiet (et il est crédible!) et par la musique, qui est un peu flippante à ce moment-là. D'ailleurs, les musiques sont également brillantes. Non seulement elles sont très belles, mais en plus, elles viennent à chaque fois souligner l'action d'une manière appropriée. Les musiques accompagnant les scènes qui se déroulent en famille à la maison sont gaies, charmantes, rassurantes. Les moments plus tendus – comme celui dont j'ai parlé il y a quelques lignes – sont accompagnés d'accents qui inspirent le trouble. Merci au compositeur. Je ne sais pas de qui il s'agit, je n'ai malheureusement pas trouvé l'info sur le Net et c'est bien dommage. Si vous avez l'info, n'hésitez pas à me la transmettre ! Il faut rendre justice à cette personne.
Il y a un signe qui ne trompe pas lorsque je regarde un drama ou un film. Lorsque je le trouve esthétique, j'ai tendance à faire plein de captures d'écran. Eh bien, en regardant Kogure Shashinkan, j'ai probablement battu un record perso du nombre de captures ! Les images sont très belles. Ce sont tous ces moments délicats, ces petits riens, ces détails esthétiques, qui donnent également beaucoup de finesse et de charme. C'est le cas, par exemple, de la porte de la chambre noire avec ses lettres jaune pâle, sa poignée dorée et sa peinture aux couleurs claires (et, soit dit au passage, son charme désuet). Si je vous dis « chambre noire », peut-être que vous l'imagineriez avec une porte banale.


Tous ces points forts font que l'on suit très facilement (pendant 1 épisode et demi) le déroulement de l'intrigue qui est somme toute assez banale. C'est la manière dont elle est racontée qui est intéressante. Les photos étranges que Eiichi a l'occasion de voir et les énigmes qui découlent de cela sont un prétexte : ce sont autant de fantômes du passé qui vont d'une part, amener les protagonistes (ainsi que certains personnages secondaires et ce, qu'ils soient directement concernés ou pas par ces photos) à réfléchir à leur propre histoire, au drame familial qui les a frappés et, d'autre part, poser également la question de l'importance de la famille et de la réconciliation avec son passé.


Avant de conclure, j'aimerais vous parler brièvement de trois personnages dont je n'ai pas encore parlé jusqu'à présent : Junko, Sudo-san et « Tenko ».
Junko est incarnée par Riko Narumi. Je constate que cette actrice a interprété pas mal de rôles bizarres et marginaux. (^^) Junko travaille à l'agence immobilière qui a vendu le Shashinkan aux Hanabishi.


Sudo-san (Takashi Sasano) est quant à lui le directeur de l'agence immobilière. C'est un personnage intéressant de par sa sagesse et les propos qu'il tient. C'est également un homme qui peut s'avérer éminemment drôle avec ses mimiques. Il est heureux que les Hanabishi aient repris le Shashinkan et surtout qu'ils l'aient laissé tel qu'il était. Pika-chan insiste dès le début auprès de son père pour laisser l'enseigne à tout prix… et tant pis si cela induit les gens en erreur.


Enfin, Tsutomu (Arata Horii), « Tenko » pour les intimes, est le meilleur ami de Eiichi. C'est un gars sympa, souriant, un peu farceur et d'humeur égale. Un second rôle parfait pour ce genre de série.


En conclusion :

Kogure Shashinkan aurait pu être un gros coup de cœur ! Malheureusement, j'ai été plutôt déçue dès la seconde moitié de l'épisode 2, à cause de ce sentiment de culpabilité généralisé et de ces flaskbacks trop présents, même si je peux comprendre ce que les protagonistes ressentent. C'est juste que c'est trop appuyé, trop lourdingue.
Ce drama a tout de même beaucoup de qualités : les protagonistes et les seconds rôles sont intéressants, les acteurs sont inspirés et la musique est ravissante.
A vous de vous faire votre opinion. Pour Christian-le-retrogamer-occasionnel, c'est sans appel : « La prochaine fois, évite de me faire regarder un drama comme celui-là, merci ! » :D




 




IZA, le 23 juin 2016
 
 
 
 

mercredi 25 mai 2016

Saiko no Jinsei no Owarikata - Ending Planner

Ending Planner


Titre original: 最高の人生の終り方~エンディングプランナー~
Année : 2012
Réalisation, Scénario, etc. : Chiho Watanabe, Yasuharu Ishii, Ryutaro Kawashima, Daisuke Yamamuro
Musiques : Takefumi Haketa
Durée : 10 épisodes de 46 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie dramatique

Avec : Tomohisa « Yamapi » Yamashita = Masato Ihara
Nana Eikura = Yuki Sakamaki
Atsuko Maeda = Haruka Ihara
Yuri Chinen = Hayato Ihara
Takashi Sorimachi = Kento Ihara
Tsutomu Yamazaki = Itsuo Iwata
Ito Ono = Momoko Ihara

Le début :

Le père de Masato dirige une entreprise de services funéraires. Masato déteste l'entreprise familiale, mais il prend tout de même la décision de la diriger lorsque son père décède, car il ne veut pas laisser son frère et ses sœurs dans la mouise. L'aîné de la fratrie – qui devait initialement reprendre les rennes de l'entreprise – a quitté le foyer sans donner d'explications et ne donne que rarement de ses nouvelles.
Masato démissionne du poste qu'il occupait jusque-là et commence l'apprentissage de son nouveau métier, tout en faisant de son mieux pour que l'entreprise ne fasse pas faillite et aussi pour que la fratrie soit unie, ce qui est loin d'être le cas pour l'instant…


Mes impressions :

S'il est vrai que je me décide à regarder ou pas un drama jusqu'au bout après en avoir vu les dix premières minutes, il est vrai également que je donne parfois une seconde chance à certains dramas initialement commencés puis laissés rapidement de côté. Ending Planner est l'un d'eux ! J'ai fait une première tentative il y a longtemps et je me souviens, je n'avais pas du tout accroché, peut-être parce qu'un funérarium faisait partie du décor, allez savoir ! Il y a des moments dans la vie où vous n'avez pas envie de voir certaines choses…

***

Masato (Tomohisa « Yamapi » Yamashita) est un personnage complexe. Il a un bon fond et un grand sens des responsabilités et du devoir, tout ça, tout ça… mais il est un peu taciturne, le genre de personnage que vous imaginez se balader avec un petit nuage gris en permanence au-dessus de la tête.
Tout gamin, il était fier de ce que faisait son père, mais parce que ses camarades de classe ont appris que son père dirigeait une entreprise de pompes funèbres, il est devenu la cible de harcèlement. Les gamins peuvent parfois être méchants… Résultat : Masato s'est mis à détester le travail de son père et le cadre dans lequel il a grandi avec ses frères et sœurs.

 
Il sourit rarement (et là, les mauvaises langues vont dire : « Oui, ben... c'est Yamapi, rien de nouveau sous le soleil ! » ^^') mais pour sa défense, je peux comprendre le fait qu'il tire la tronche : la nature même du job peut justifier cette mine peu réjouie, je n'ai jamais vu les gars des pompes funèbres débarquer avec un chapeau pointu en balançant des confettis et des serpentins multicolores un peu partout en chantant « Les Sardines ». Ce n'est pas ce que j'ai à lui reprocher ici.
Ce qui ne va pas, à mon sens, c'est son jeu, qui est loin d'être parfait et je l'ai trouvé terriblement mou du genou dans les premiers épisodes. Certes, le personnage qu'il incarne n'est pas épanoui, il vient de perdre son père, l'ambiance n'est pas à la fête à la maison et il doit faire de son mieux pour mener sa barque, mais même lorsqu'il se met à crier pour mettre fin à l'une des nombreuses disputes entre ses frangins, il est tellement mou que ça en devient énervant. Heureusement, il faut patienter un peu, il s'améliore à partir de l'épisode six et il était GRAND temps, car je commençais à me demander comment il avait pu décrocher un prix pour ce rôle !


Kento (Takashi Sorimachi) est l'aîné. Il a pris l'habitude de quitter périodiquement le foyer sans rien dire mais cette fois, son absence est beaucoup plus longue que d'habitude.
Kento est en fait le demi-frère de Masato et des plus jeunes : il n'a pas la même mère. On sait très peu de choses sur lui dans les premiers épisodes, mais on le voit de temps en temps et il faut attendre la seconde moitié du drama pour en découvrir davantage sur lui et pour que son personnage prenne davantage d'importance.


Haruka (Atsuko Maeda) est l'aînée des filles. Au début, c'est la seule qui soit vraiment impliquée dans les affaires familiales puisqu'elle travaillait déjà aux côtés de son père. Elle souffre d'un léger handicap, suite à un accident. Elle est douce, mais elle peut parfois se mettre vraiment en colère.


Hayato (Yuri Chinen), le petit rebelle de la famille, donne l'impression d'être un voyou en puissance, mais au fond il n'est pas méchant. Cela n'excuse pas pour autant les bêtises qu'il commet, mais personne n'est parfait en ce bas monde ! C'est un personnage somme toute anecdotique.


Momoko (Ito Ono), la benjamine, est un peu comme Masato au début : elle déteste l'entreprise familiale. C'est le personnage que j'ai le moins aimé, car elle fait souvent enrager sa sœur à cause de son handicap et cela cause d'ailleurs maintes disputes. Elle est égoïste et l'épisode qui apporte un peu plus de lumière sur ce personnage ne suffit pas à la rendre quelque peu sympathique à mes yeux. C'est également un personnage de moindre importance.


Voilà pour la petite famille Ihara…
Masato a souvent l'occasion de travailler avec une jeune inspectrice de police nommée Yuki (Nana Eikura). Yuki ne casse pas des barreaux de chaise et elle est presque aussi molle et aussi peu charismatique que Masato.
Néanmoins, on lui doit le peu de comique que contient la série et son personnage est davantage mis en valeur dans le dernier tiers du drama.



Pour clôturer cette rapide présentation des personnages, je citerai enfin le mystérieux Iwata-san (Tsutomu Yamazaki), dont les interventions sont intéressantes, car il débarque de nulle part, n'importe quand et vient s'installer dans le jardin des Ihara pour partager un moment avec Masato. Il n'est pas très bavard, mais il a des petites phrases percutantes qui sont censées aider Masato. On apprend plus de choses sur lui à l'approche du dénouement et l'on se rend compte en définitive que c'est un personnage plus important qu'on ne l'imaginait au départ. Je me doutais bien que l'on entendrait parler de lui à un moment donné, mais cela est fait de manière assez surprenante. Là, j'ai bien aimé !



Ce fut tout de même difficile pour moi de rentrer dans ce drama car mon genre de prédilection étant plutôt la comédie, il me fallait parfois de la motivation pour enchaîner les épisodes. J'ai traîné la patte pendant les cinq premiers épisodes, car ils avaient un schéma similaire. Tristesse et monotonie faisaient dangereusement équipe !
L'ambiance n'est pas réjouissante, il faut certes s'y attendre, mais quand même : le paternel passe l'arme à gauche et ce n'est déjà pas drôle, mais il y a pire, car la famille n'est pas unie et c'est lorsque le père n'est plus là que Masato se rend compte qu'il aimait son père et que c'était réciproque, mais qu'aucun des deux ne parvenait à exprimer ses sentiments. Masato réalise trop tard que son père a fait de son mieux pour élever ses enfants seul tout en gérant son entreprise.


On retrouve ce schéma à plusieurs reprises, tristesse et monotonie prévalent : une personne décède, on se faisait une fausse opinion d'elle et l'on se rend compte que cette personne était quelqu'un de bien. Double peine pour les proches de ces braves gens qui, à l'instar de Masato et de son père, étaient en froid. Même si cette personne est bien vue au final… ben, c'est trop tard pour faire la paix : elle est décédée ! Du coup, cela crée une ambiance peu drôle, qui laisse une impression dérangeante, voire même, qui peut filer un bon cafard.
Heureusement, on passe la moitié du drama : les épisodes font moins « copier-coller », l'intrigue décolle (c'est toujours aussi triste, voire plus triste, mais c'est l'intrigue qui veut ça)), les schémas ne sont plus les mêmes, Yamapi devient un bon acteur (c'est important!) et les vingt dernières minutes du dernier épisode sont excellentes. C'est vraiment dommage que ce drama soit aussi long à démarrer !
Un mot, pour finir, sur l'ending : « of course », c'est Yamapi qui est aux commandes ! Le titre est « I, Texas ». La mélodie est simple, mais elle fait son petit effet. Bon, ça ne vaut pas un bon « Daite Señorita », mais ça se laisse tout de même écouter.

En conclusion :

Maintenant que j'ai le recul nécessaire, je pense que je n'étais pas du tout prête pour ce drama lorsque j'ai lancé le premier épisode pour la première fois il y a deux ou trois ans de cela.
Ending Planner n'est pas un incontournable : les premiers épisodes sont un peu décevants car trop répétitifs et le personnage principal manque cruellement de peps. Dommage qu'il faille attendre d'avoir passé la moitié pour que l'intrigue soit davantage passionnante à suivre et seuls les trois derniers épisodes sont au-dessus du lot. Tout ceci fait que, selon moi, Ending Planner est un drama assez moyen. Je ne suis pas du tout sûre de le revoir un jour.



 
Reste que Yamapi, c'est quand même la bogossitude et c'est toujours ça de pris ! :)





IZA, le 25 mai 2016