On tient une perle, les amis, on tient une perle!
Année : 2010
Réalisation, Scénario, etc. : Seiichi Nagumo, Hiroshi Yoshino, Taketo Kiuchi, Kazuhiko Yukawa
Durée : 10 épisodes de 46 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie dramatique
Avec : Miho Kanno = Saki Ogiwara
Himeka Asami = Saki enfant
Shosuke Tanihara = Mitsuteru "Kou-Chan" Aida
Hiromi Nagasaku = Riko Hasumi
Takashi Tsukamoto = Masato Sakamoto
Le début :
Elle a tenté le concours pour devenir avocate 9 fois de suite sans succès. Pourtant, Saki ne se décourage pas et veut aller au bout de son rêve: elle essaie une fois de plus de décrocher ce concours, peu importe ce que les autres pensent... y compris Masato, son petit ami, qu'elle ne veut pas épouser tant qu'elle n'aura pas atteint son but.
Saki rencontre un jour Riko dans un supermarché, une camarade de classe qu'elle n'a pas vue depuis 15 ans. Riko semble être l'exact opposé de Saki: c'est une mère au foyer en apparence comblée, elle est un peu superficielle, plutôt enjouée, etc. Saki rencontre également Mitsuteru. Il occupe une place de chef dans la police. C'est un beau parleur, blagueur et surtout dragueur invétéré...
La petite vie (trop) bien réglée de Saki va peu à peu se mettre à changer, suite à ces deux rencontres: elle n'a jamais eu d'amis auparavant.
Mes impressions :
Au début, je m'attendais à un scénario assez prévisible. En fin de compte, j'ai eu mon lot de surprises et j'ai été bien stressée jusqu'au bout! Il faut dire que plus on avance dans l'intrigue, plus c'est stressant... mais également incroyablement passionnant. Magerarenai Onna, c'est avant tout une belle histoire d'amitié entre trois personnes, trois caractères que tout semblait opposer au départ. Mais en amour comme en amitié, les opposés ne seraient-ils pas faits pour s'attirer?
Comme c'est souvent le cas, les personnages ne sont pas ce qu'ils paraissent. C'est particulièrement le cas pour Riko et Mitsuteru. Riko vit dans une maison extraordinairement belle, a deux beaux enfants, son époux gagne bien sa vie... mais, car il y a un "mais", elle n'a aucune emprise sur son quotidien: sa belle-mère vit chez elle et régit tout à sa guise... Riko peut à peine approcher ses enfants! Comme si cela n'était pas suffisant, son mari la trompe. Riko est une femme courageuse qui sourit tout le temps, ne montre surtout pas son chagrin et sort en ville se défouler en dépensant de l'argent en achats compulsifs. Là, elle a une paix royale. Bien sûr, elle n'est pas heureuse pour autant, en témoignent les fringues et les chaussures de marque qui s'accumulent façon montagne dans un placard et semblent destinés à y rester: les paquets ne sont pas défaits. Bref, Riko se sent terriblement seule et se met à coller Saki. Quelquefois c'est drôle, quelquefois c'est émouvant, car la solitude de Riko est vraiment palpable.
On ne le découvre pas immédiatement, mais Mitsuteru (ou "Kou-Chan", si vous préférez...) est également seul. Pour commencer, il n'a personne dans sa vie et accumule les conquêtes d'un soir. Il n'a pas non plus d'amis parmi ses collègues... il a d'ailleurs un sérieux problème vis-à-vis de son travail. Il semble n'être que frivolité, mais il peut également se montrer on ne peut plus sérieux et bienveillant et il est toujours là pour disputer Saki lorsqu'il le faut. Bien sûr, il est là aussi pour les bons moments!
Saki est une femme froide en apparence. En fait, elle a beaucoup de mal à nouer des liens. Elle trimballe un lourd passé, une tragédie qui s'est déroulée devant ses yeux étant enfant et pour couronner le tout, elle n'arrive pas à communiquer avec sa mère. Elle est obsédée par ce fichu concours. Masato, son petit ami, la soutient depuis presque 10 ans, mais il commence sérieusement à atteindre ses limites et du coup, il n'est pas là pour Saki alors qu'elle a besoin de lui et il se conduit de manière maladroite lors des moments importants de la vie de Saki. Etant donné que cette dernière est têtue et fière, elle ne lui avoue pas sa détresse. Gros blocage!
L'appartement où elle vit ressemble à une bibliothèque. C'est une maniaque dont la vie est réglée comme du papier à musique. Elle reprend ses interlocuteurs sur leur langage et leurs manières et elle s'impose une discipline de fer: elle a décidé qu'elle ne mangerait pas de fromage tant qu'elle n'aurait pas réussi ce fichu concours, quand bien même elle adore le fromage. De même, elle achète tous les ans une bouteille de vin... qu'elle n'ouvrira pas tant que le jour qu'elle attend ne sera pas arrivé. (Entre nous: bonjour la cuite si elle réussit!)
Et c'est à peu près tout. Trois âmes seules se rencontrent et vont partager leurs peines, leurs défaites, leurs victoires et leurs joies. C'est une histoire simple, mais très joliment racontée. Les personnages sont humains, ils ont leurs faiblesses, leurs défauts et leurs bons moments. Chacun grandit au contact des autres. De ce fait, il y a beaucoup de passages émouvants... mais également des moments où l'on sourit, parce que Shosuke Tanihara est né pour faire le pitre et ses facéties viennent fort heureusement détendre l'atmosphère.
Le thème de l'amitié entre adultes me rappelait tout d'abord Love Shuffle. Et puis, la présence de Miho Kanno dans la distribution, la relation entre son personnage et celui de sa mère et un petit quelque chose dans l'ambiance et l'histoire m'ont fait penser à Koi Ga Shitai Koi Ga Shitai Koi Ga Shitai et il semble que j'ai eu du nez: dans l'épisode 4, il y a un clin d'œil à ce drama. En effet, Saki porte une caisse d'oranges et la pose bien en évidence devant la caméra. Or, dans Koi Ga Shitai Koi Ga Shitai Koi Ga Shitai, le personnage qu'incarne Miho Kanno se prénomme Mikan (qui signifie "orange" en japonais). Apparemment, ce n'est pas un hasard, mais une sorte de clin d'œil: Kazuhiko Yukawa a participé à l'écriture de ces deux dramas! Bon, c'est vrai que c'est un détail, mais j'avais trouvé ça amusant...
Question musique, les morceaux instrumentaux ne sont pas envahissants et sont tous très beaux. Et puis... lorsque Saki a besoin de se motiver pour potasser, elle écoute des chansons de Michael Jackson et des Jackson 5, ce qui est surprenant au départ, mais finalement assez cocasse... surtout lorsque Saki reprend les mêmes pas de danse. L'ending, Modorenai Ashita, est interprété par Aiko.
En conclusion :
Voilà, c'est le genre de drama où j'ai eu envie d'applaudir à la fin, tellement c'est beau et fin. Bon, je n'applaudis pas, ça serait vraiment bizarre... et un peu glauque aussi, non? ^^' Comme je l'annonçais dans le titre: c'est une perle.
Je remercie de tout cœur Katzina et Kerydwen qui m'ont fait découvrir ce drama il y a un moment de cela et qui en ont parlé de manière très juste! <3 J'ai vraiment eu envie de voir Magerarenai Onna après avoir lu leur avis et je ne l'ai regretté à aucun moment!
IZA, le 13 septembre 2011















