Le
château de Gratot
Iza-ware, le blog d'Iza Dramafana! On y trouve: des dramas, des films (asiatiques pour la plupart), du retrogaming, des livres... et plein d'autres choses encore! Venez découvrir mes passions, vous êtes les bienvenus et n'hésitez pas à me laisser vos commentaires! Bonne visite (^^)
samedi 30 septembre 2017
mardi 29 août 2017
La brocante Nakano
par
Hiromi
Kawakami
Titre
original :
Furudogu
Nakano Shoten
Auteur:
Hiromi
Kawakami
Pays:
Japon
Genre:
Roman
Nombre
de pages :
342
Année
de première parution :
2005
N°
ISBN:
978-2-8097-0090-9
Le
sujet :
Ce
roman traite essentiellement de la vie et des relations entre les
quatre personnages évoluant au sein de la brocante Nakano : le
patron, sa sœur et les deux employés.
La
plupart des clients sont atypiques, à l’image des objets que l’on
peut trouver dans cette brocante...
Contenu
et impressions :
Petit
aparté pour commencer. Si
ce livre était adapté en drama, ce serait un drama d’ambiance,
comme on dit dans ces cas-là. D’ailleurs, j’aimerais bien le
voir adapté en drama, je suis sûre que l’on pourrait en faire
quelque chose de bien. Enfin… un drama court, disons deux ou trois
épisodes. Ce serait amplement suffisant. Pour
tout vous dire, j’ai lu ce roman en « drama-style » :
j’avais les acteurs, j’avais le décor,
j’avais
tout. « Ma »
boutique s’inspirait
largement de
la librairie de livres anciens que l’on peut voir dans Tokyo
Bandwagon.
Par
contre, mon petit
casting
à
moi
n’était pas le même, encore qu’à la réflexion, et
même si je n’avais pas pensé à elle dans un premier temps, à
présent je
vois très bien
Mikako Tabe
incarner ici Hitomi, la
narratrice.
A voir…
Parlons
justement des personnages un peu plus en détails. La
narratrice est donc
Hitomi. Elle
travaille
comme
employée dans la brocante de Monsieur Nakano. Hitomi nous livre ses
réflexions, ses peurs, ses impressions sur tout et en particulier
sur Takeo, l’autre employé, qui est chargé d’effectuer les
récupérations d’objets. Takeo
est
un peu mystérieux, et
pas uniquement pour la narratrice, car
c’est un taiseux. Il n’en demeure pas moins attachant, tout comme
les autres personnages,
d’ailleurs !
Monsieur
Nakano est le patron. C’est un quinquagénaire
qui
a
un gros point faible : la gent féminine. Nous faisons
d’ailleurs la
connaissance
de Sakiko, qui est l’une de ses maîtresses ! Sakiko
est
un personnage secondaire très intéressant. Le
chapitre dans lequel Hitomi lit un manuscrit écrit par Sakiko est
très drôle, car elle le lit sur une matinée, et comme le contenu
est… bon, je ne vais pas vous le dire, mais Hitomi est plongée
dans sa lecture et à cause du contenu, elle est surprise tout à
coup lorsqu’un client entre
soudain
dans
la boutique et
du
coup, elle
réagit bizarrement. Hitomi,
de toute façon, je l’adore. C’est à elle – et un peu à
monsieur Nakano – que je dois tous ces sourires pendant la lecture,
comme par exemple ce passage où elle est inquiète car la personne
pour qui elle commence à développer des sentiments ne l’appelle
pas et elle se met à énumérer toutes les raisons pour lesquelles
il n’appelle pas… et ça va loin ! Et
d’ailleurs, on a tous et toutes éprouvé cela un jour, c’est ça
et tous ces autres petits riens qui font que l’on se sent proche
des personnages.
Masayo,
la sœur de Monsieur Nakano, ne travaille pas à la boutique, mais
elle vient régulièrement
rendre visite à son frère. Son activité professionnelle consiste à
fabriquer et vendre des poupées. Curieusement, lorsqu’elle vient
à la boutique,
son
aura fait que
le chiffre d’affaires augmente sensiblement. Masayo va tisser un
lien particulier avec Hitomi. Les deux femmes vont devenir des
confidentes, ou
du moins ce qui s’en rapproche le plus.
Tous les personnages vont d’ailleurs tisser des liens et
c’est
tout l’intérêt de ce roman tout en finesse et subtilité.
De
prime abord, ce que l’on peut lire en quatrième de couverture
n’incitera peut-être pas le lecteur à se jeter sur ce roman (par
peur de se lancer dans une lecture ennuyeuse, peut-être), mais il
vaut vraiment le coup ! C’est certain qu’il n’y a pas de
rebondissements qui s’enchaînent, de l’action à tire-larigot,
mais qu’est-ce que cette histoire est belle et surtout, qu’est-ce
que j’aime ce style si simple, mais si subtil ! Chaque
chapitre est centré sur un objet, qui est un point de départ pour
raconter des petits riens, mais qui au total font un grand tout !
Combien de fois me suis-je sentie impliquée au point de vouloir me
retrouver avec eux dans l’arrière-boutique ou en compagnie de
Masayo et Hitomi à manger
des pâtisseries !
Etant
donné que ce sont des petites bribes de la vie quotidienne, on peut
lire ce roman tranquillement,
chapitre
après
chapitre, à raison d’un chapitre par soir, on peut même laisser
passer plusieurs soirs et retrouver tout le monde sans devoir se
dire : « Au
fait, il se passait quoi déjà quand j’ai quitté tout ce beau
monde la dernière fois ? »).
En
ce qui me concerne,
j’ai été tellement charmée que je l’ai dévoré.
J’ai
eu un peu peur que la fin ne soit pas satisfaisante, qu’elle tombe
un peu à plat ou qu’elle soit banale, mais je n’ai pas été
déçue, c’est un sans faute, et c’est
typiquement
le
genre de petit univers et de personnages que je
suis
triste de quitter une fois le livre terminé et refermé pour la
dernière fois.
En
conclusion :
Comme
je l’ai dit plus haut, j’ai dévoré ce roman. Je faisais un tour
à la médiathèque de ma ville, sans chercher de livre en
particulier, lorsque je suis tombée sur celui-ci et j’ai tout de
suite été attirée par la couverture, qui est magnifique.
Je
vais retourner très prochainement à la médiathèque pour voir s’il
n’y aurait pas d’autres pépites du même genre par Hiromi
Kawakami. J’ai lu Les années douces par le passé, mais
dans sa version BD. Si je pouvais trouver le roman, je serais
comblée. Affaire à suivre ?
Un
petit mot sur l'auteur :
Hiromi
Kawakami
est
une romancière et écrivaine japonaise née le 1er
avril 1958 à
Tokyo.
Son
premier roman (Kamisama)
a paru en 1994. Elle est très populaire au Japon. En France, elle
est surtout connue pour son roman Les
années douces
(paru en 2001 au Japon et en 2003 en France),
qui a été adapté en bande dessinée par Jiro
Taniguchi
en 2008 (paru en France en 2010). Son
œuvre a été traduite dans plus de vingt langues. Elle a reçu de
nombreuses récompenses, notamment le
prestigieux prix
Tanizaki en 2001 pour son roman Les
années douces.
Source
renseignements sur l'auteur: site Wikipedia et
http://bokmenntahatid.is/hiromi-kawakami-2/
Source
photo de l'auteur:
https://www.japantimes.co.jp/culture/2017/05/27/books/book-reviews/record-night-brief-hiromi-kawakami-uncoils-lifes-mysteries-exploration-dreams/#.WaAt-VGkLRY
IZA,
le 29
août
2017
jeudi 6 juillet 2017
Sprout
Le
titre me fait rire, pas vous ? (OK, je sors…)
Titre
original: スプラウト
Année :
2012
Réalisation,
Scénario, etc. : Kentaro
Moriya, Hayato
Kawai, Kojiro Hashimoto, Yuko
Matsuda
Durée :
12 épisodes de 23
minutes (en moyenne)
Pays :
Japon
Genre :
Comédie romantique
Adaptation
du shojo manga éponyme de Atsuko
Nanba
Avec :
Yuri Chinen = Souhei Narahashi
Aoi
Morikawa = Miku Ikenouchi
Fujiko
Kojima = Miyuki Ozawa
Jesse
Lewis = Hayato Katagiri
Ryosuke
Hashimoto = Naoharu Takigawa
Mayuko
Kawakita = Kiyoka Taniyama
Ritsuko
Tanaka = Hiroko Ikenouchi
Keisuke
Horibe = Tsuyoshi Ikenouchi
Le
début :
Ce
drama commence par un flashback : Miku est emmenée à
l’infirmerie de son lycée par un garçon dont elle ne distingue
pas le visage. Tout ce dont elle est capable de se souvenir, c’est
cette sensation éprouvée lorsqu’il lui a pris la main pour
l’aider à se lever…
Depuis
ce jour, Miku en est sûre : ce garçon est le garçon de ses
rêves et elle attend le jour où elle croisera à nouveau son
chemin. (Miku, manifestement, croit qu’elle vit dans un shojo ^^ !)
En
attendant, une petite révolution a lieu chez la jeune fille :
ses parents ont pris la décision de louer à des étudiants les
chambres vacantes de leur grande maison, afin d’arrondir les fins
de mois. Parmi ces jeunes gens, il y a Souhei, qui est le garçon le
plus populaire du lycée. Un jour où Miku glisse et tombe, Souhei
lui tend la main pour l’aider à se relever et Miku reconnaît la
sensation qu’elle a éprouvée quelques mois auparavant. Elle en
est sûre : elle a retrouvé son Prince Charmant, c’est
Souhei ! Youpi ? Non, pas youpi du tout. Il y a un petit
hic : le cœur de Souhei est déjà pris ! (Finalement, il
se pourrait bien que Miku soit enfermée dans un shojo :D !)
Mes
impressions :
J’ai
essayé de faire un peu d’humour dans mon résumé, j’ai l’air
de me moquer des shojos, mais en fait je n’ai rien contre !
Qui aime bien châtie bien ! Nous avons donc affaire à une
adaptation du shojo éponyme de la mangaka Atsuko Nanba.
Sprout
est un drama qui peut se regarder rapidement, car il comprend 12
épisodes de 23 minutes.
Il
faut que je vous avoue une chose : j’ai pris Miku (Aoi
Morikawa) en grippe pendant quelques minutes, car elle fait sa
bêcheuse dans l’épisode d’exposition. En effet, MADEMOISELLE
n’est pas contente, parce qu’elle ne veut pas que des personnes
inconnues boivent dans SON verre, mangent SES sorbets, utilisent SA
baignoire ! Et je m’énerve, parce que si ses parents louent
les chambres, c’est pour que l’argent ainsi gagné permette à
MADEMOISELLE de faire des études supérieures dans une bonne fac.
Normal que je m’énerve, ou pas ?
Heureusement,
elle se rend compte de son attitude puérile et stupide un peu avant
la fin du premier épisode, faisant ainsi baisser ma tension
artérielle. En plus, ses parents (incarnés par Ritsuko Tanaka
et Keisuke Horibe) sont adorables… des vrais parents de
shojo, quoi ! J’ai vraiment eu mal au cœur pour eux en voyant
MADEMOISELLE taper sa petite crise.
Souhei
(Yuri Chinen) vient vivre chez les Ikenouchi car suite au
divorce de ses parents, le nouveau logement de sa mère se situe trop
loin du lycée. Souhei est très populaire auprès des filles. Elles
aiment sa gentillesse et sa gueule d’ange. C’est un personnage
serviable et qui a le don de mettre rapidement tout le monde dans sa
poche.
Deux
autres pensionnaires intègrent le foyer, ce sont des étudiants :
Naoharu (Ryosuke Hashimoto) et Kiyoka (Mayuko Kawakita).
Leur présence n’est pas primordiale, ils servent juste à mettre
un peu d’ambiance et ce sont des personnages hyper stéréotypés,
mais ils sont amusants… c’est déjà ça. Naoharu
(« Takki-san »), c’est le gentil otaku de service et
Kiyoka incarne la fille superficielle par excellence.
Hayato
(Jesse Lewis) est un ami de Souhei. Il vient lui prêter main
forte lors de son emménagement chez MADEMOISELLE. La particularité
de ce jeune homme est de collectionner les conquêtes… jusqu’au
jour où il tombe amoureux de quelqu’un. Pour de vrai.
Il
me reste à vous présenter Miyuki (Fujiko Kojima), la petite
amie de Souhei. Elle est (forcément!) jolie, souriante, douce,
amicale, etc. (Ah… au fait, je vous ai dit que c’était un shojo
à la base? XD). Miyuki n’est pas du tout populaire au lycée –
et le fait de sortir avec le chouchou de ces demoiselles n’arrange
rien à l’affaire. En effet, les autres filles la trouvent
ennuyeuse et l’ont affublée d’un vilain sobriquet. Seule Miku se
comporte de manière amicale avec elle.
Il
est à noter que Souhei n’est pas le premier amour de Miyuki… et,
même si cette remarque paraît anecdotique, en fait, elle ne l’est
pas ! (^^)
Sprout
n’est pas la huitième merveille, mais je n’en attendais rien de
particulier ou d’original, alors tout ce que j’ai vu me convient
tout à fait. L’histoire se passe principalement pendant les
vacances d’été et cette petite parenthèse estivale fait du bien.
Sprout est court, il se laisse regarder, il est distrayant et
pour qui aime les shojos, tous les ingrédients y sont. Il y a des
jours où l’on a simplement envie de regarder une série qui ne va
pas nous prendre la tête et Sprout est arrivé au bon moment.
Pour
le générique, c’est le groupe de Johnny’s Hey ! Say !
7 qui s’y colle, bien sûr ! La chanson est banale
et sympa à écouter deux ou trois fois, ambiance bande de potes
garantie : ça s’intitule « Hana
Egao » et ça a des
accents gentillets, histoire d’être raccord avec la série et
pendant la chanson, on voit notre sympathique bande de jeunes courir
sur la plage au ralenti, avec Souhei qui nous gratifie d’un salto
arrière. Guimauve powaaaa !
A
noter, en insert songs, « Betty’s a bombshell »,
« Cruel and beautiful world » et « Itchin’ on a
photograph » par Grouplove,
ce
n’est pas si fréquent d’entendre un groupe occidental en insert
dans un drama. J’aime bien ces titres, mais on les entend un peu
trop souvent à mon goût.
En
conclusion :
Sprout,
c’est du shojo 100 % pur jus qui respecte tous les codes du
genre, on y retrouve tous les poncifs (le
barbecue-entre-amis-pour-fêter-le-fait-que-l’on-soit-tous-ensemble-entre-amis,
le feu d’artifice, la visite de l’aquarium, etc.), donc il est à
réserver aux amateurs qui y trouveront certainement leur compte.
N’ayant
pas lu l’œuvre originale, je m’adresse tout particulièrement
aux amateurs de shojos qui connaissent le manga dont ce drama est
l’adaptation et qui pourraient enrichir mon article de leurs
commentaires, histoire de comparer les deux versions, etc., ou tout
simplement pour savoir si ils seraient tentés de regarder cette
série, pourquoi pas ?
A
contrario, si vous avez vu la série, est-ce que cela vous donne
envie de vous plonger à présent dans la lecture du manga ?
Bref,
que vous inspire tout ceci ? (^^)
IZA,
le 6 juillet 2017
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