mercredi 25 septembre 2013

Summer Nude

#LesFeuxDeLamour


Année : 2013
Réalisation, Scénario, etc. : Shigeki Kaneko, Yusuke Ishii, Shogo Miyaki, Hiro Kanai
Durée : 11 épisodes de 46 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie romantique

Avec : Tomohisa Yamashita = Asahi Mikuriya
Karina = Natsuki Chiyohara
Erika Toda = Hanae Taniyama
Masami Nagasawa = Kasumi Ichikura
Ryo Katsuji = Takashi Yaino
Masataka Kubota = Hikaru Kirihata
Mizuki Yamamoto = Aoi Horikiri
Yuka Haya = Setsuko Shimojima
Takahashi Katsunori = Kenji Shimojima

Le début :

 Asahi est photographe. Sa profession l'amène à immortaliser le mariage de Natsuki. La cérémonie tourne court car le marié laisse la pauvre Natsuki en plan au beau milieu de la fête. Asahi propose à la jeune femme de venir avec lui dans sa ville natale pour travailler pendant l'été dans le restaurant de Setsuko, l'épouse d'un ami. Setsuko est en congé maternité et elle a donc besoin d'une remplaçante.
 D'abord réticente (car Asahi a un peu menti sur deux ou trois petits détails), Natsuki finit par accepter. Elle se lie d'amitié avec la bande d'amis d'Asahi. Parmi eux, il y a Hanae, qui aime Asahi depuis plusieurs années, mais qui n'ose pas lui avouer ses sentiments. Elle sait bien qu'Asahi ne la voit que comme une simple amie. Natsuki apprend par Hanae qu'Asahi est toujours amoureux de Kasumi, son ex-petite amie, qui a disparu sans rien dire trois ans auparavant. #LesFeuxDeLamour.
 Cela nous fait donc: un garçon, trois filles... et l'été fera le reste!
                       
Mes impressions :
           
 L'automne a fini par montrer le bout de son nez et après le printemps pluvieux et frisquet que nous avons connu par ici et l'été qui a donné l'impression de passer comme un coup de feu, j'avais envie de prolonger l'esprit estival avec un drama récent, plein de belles couleurs, la mer, le soleil et tout le toutim. En outre, j'ai un faible pour les "dramas-bande-de-potes" et c'est l'une des raisons pour lesquelles je me suis lancée dans Summer Nude. (Accessoirement, c'était aussi l'occasion de retrouver "Yamapi" que je n'avais pas vu depuis un sacré bout de temps.)



 L'esprit estival, on le trouve dès le titre (forcément!) mais aussi sur l'affiche. Les couleurs sont ma foi agréables et c'est toujours plaisant d'y voir les personnages sourire. So far, so good. Restait à savoir si le drama allait tenir ses promesses...
 Oui, parce que bon... cette aventure ne démarrait pas sans une petite appréhension. Pourquoi? Ben... l'intrigue et surtout le casting. Je craignais - à raison, d'ailleurs - que l'intrigue soit trop prévisible. Côté casting, je ne parlerai pas de Tomohisa "Yamapi" Yamashita - c'est mon number one chouchou, donc pas de souci. Même si ce n'est pas l'acteur du siècle, il n'en demeure pas moins que c'est toujours agréable de le voir à l'écran.
 Non, ce qui m'ennuyait un peu plus, c'était la perspective de retrouver Miss Masami Nagasawa. Je ne me réjouissais pas plus que ça. (Euphémisme!) Je n'ai jamais été époustouflée par ses talents *tousse* d'actrice.
 Je ne juge pas trop Erika Toda, car je ne l'ai pas vue dans suffisamment de séries pour me faire une opinion définitive. Disons que pour l'instant, elle ne fait pas partie de mes actrices favorites.
 Quant à Karina, ce n'est pas que je n'aime pas cette actrice - au contraire! - mais je la qualifie de "Madame Lapoisse", parce que je l'ai surtout vue dans des séries assez moyennes, telles que Misaki Number One et Dirty Mama. C'est donc avec un léger à priori que j'ai lancé le premier épisode...

***

 Le démarrage n'est pas fulgurant, mais c'est l'intrigue qui veut ça. Les protagonistes sont au point mort sur le plan sentimental au moment où l'on fait connaissance avec eux et ils n'avancent pas d'un iota: "Machin" aime "Truc", mais "Truc" aime "Bidule", donc "Machin" attend "Truc", etc. Ils ont du mal à laisser leur passé et leurs revers amoureux derrière eux pour aller de l'avant. On le ressent bien et ça démarre sur un sentiment désagréable de longueur, sentiment renforcé par des flashbacks qui n'apportent pas grand chose. Fin de l'épisode 1: l'appréhension avec laquelle j'ai démarré le drama persiste, aïe, aïe, aïe!
 Cette longueur se confirme malheureusement par la suite et il faut attendre l'épisode 4 pour que ça commence à bouger un tout petit peu. C'est d'ailleurs l'un des épisodes que j'ai le plus appréciés.  



 Malheureusement, si l'on considère le drama dans son ensemble, il faut bien avouer que l'on s'attend sans grande surprise à tout ce qui se passe et c'est le gros reproche que j'ai à faire à Summer Nude. Comme le dit la chanson "Désir, désir" : "Y'a toujours un garçon et une fille au désespoir". Il s'agit d'une comédie romantique, OK, mais celle-ci est sans originalité, même si ça se laisse regarder et ça me saoule de devoir attendre d'en être arrivée quasiment à la moitié avant d'arriver à "rentrer" dans une série. C'est dommage. C'est très beau, c'est gentillet, mais ça s'arrête là. Ah si, attendez, il se passe un truc énorme au cours de l'épisode 6... oserais-je appeler ça un climax? Toujours est-il qu'à ce moment-là - et je vais devoir rester dans le vague pour ne pas spoiler ZE scène - un personnage fait une révélation et la tête de la personne qui reçoit cette révélation en pleine tronche a fait que j'ai éclaté de rire. Alors, bien sûr, ce n'était probablement pas le but, mais la tête de ce personnage et surtout la teneur de cette révélation! Comment dire... un mélange de comique involontaire, de surprise (oui, quand même, j'ai été un peu surprise) et de "foutage" de gueule, pardonnez-moi l'expression. Les scénaristes bossent sur "Les Feux de l'Amour" en parallèle, c'est pas possible autrement!
 En revanche, si je m'en tiens uniquement à ce que j'attendais au début, je dois dire que je n'ai pas été déçue sur tous les points: le cadre est agréable. Je voulais la plage, le soleil, les beaux paysages, "les copains d'abord", etc. eh ben ça, c'est fait!





           
 Les premiers échanges entre Natsuki et Asahi sont plaisants car les personnages sont antagonistes. Natsuki est la première à aller de l'avant. Elle sait qu'il n'est pas aisé de faire table rase du passé, mais elle prend le parti de foncer... pas comme ce balourd d'Asahi. Natsuki se moque de lui (et il y a matière!) et essaie de le bousculer un peu. Natsuki est le personnage le plus attachant. C'est le catalyseur et elle inspire la sympathie dès le départ. Ce rôle va bien à la pétillante Karina et rien que pour ça, ça vaudrait presque le coup de regarder le drama. J'ai découvert cette actrice dans l'excellent Love Shuffle et j'ai tout de suite trouvé que cette fille était fraîche et avait un "truc" qui la rendait sympa. Dommage que son personnage "mollisse" un peu au fur et à mesure que l'on se rapproche du dénouement - très prévisible - et cela nous remet une couche de longueur. Ah... quel dommage.



 Le problème d'Asahi (Tomohisa Yamashita), c'est qu'il n'arrive pas à décrocher facilement de sa Kasumi (Masami Nagasawa) et c'est ce qui fait traîner les choses en longueur. Kasumi a quitté Asahi comme ça, du jour au lendemain, sans donner une seule explication, sans donner signe de vie. Lui, il reste là et ne quitte pas son air bougon. On retrouve "Yamapi" dans ce qu'il sait faire de mieux: la gueule. Il lui faudra un peu de temps pour tomber le masque du constipé.
 En revanche, j'aime bien la manière dont il transforme les photos et les vidéos de ce fameux mariage pour n'en garder que le meilleur avant de les donner à Natsuki. Plus généralement, j'aime la manière qu'ont certains personnages à un moment donné de communiquer par photos interposées, comme un petit clin d'œil qui veut dire "Courage!" et autres "Je pense à toi."




 Kasumi, bien que finalement peu présente physiquement au cours de la série, est toujours là, puisque son portrait placardé sur un énorme panneau publicitaire est témoin de ce qui se passe entre les membres de la petite bande. La photo a été prise par Asahi pour promouvoir une bière locale commercialisée par le père d'Hanae. Le portrait est une belle métaphore, car Kasumi est grande et occupe beaucoup de place dans le cœur d'Asahi. 




 Le sourire figé de Kasumi a le don d'énerver la pauvre Hanae (Erika Toda). Quand bien même Kasumi n'est plus là, elle demeure la rivale d'Hanae. Hanae le sait, mais elle y croit toujours et a même une propension au masochisme... c'est son côté énervant. Jugez plutôt: cela fait dix ans qu'elle attend Asahi! Va-t-elle enfin réussir à attirer son attention? L'aimera-t-il un jour comme il a aimé Kasumi? Suspens...


 Parmi les personnages secondaires, nous retrouvons Ryo Katsuji dans le rôle de Takashi, le copain-gentil-et-marrant-mais-un-peu-lourd-par-moments. Il y en a toujours un dans les bandes de potes qui est destiné à se prendre de beaux râteaux et cette fois, c'est tombé sur lui.


 Pour que la bande soit au complet, je citerai enfin Hikaru (Masataka Kubota) et Aoi (Mizuki Yamamoto). Hikaru aime Hanae en secret et il assiste impuissant au désespoir de celle-ci. M'est avis qu'il attend également depuis un paquet d'années. Donc, il n'est pas particulièrement jovial, cf. photo ci-après. Mention spéciale toutefois pour la scène du train dans l'épisode 9. C'est l'une des plus belles scènes ;)


 Quant à Aoi, elle se prend d'affection pour Hikaru - qu'elle trouve cool sans ses lunettes ^^ - mais elle comprend très vite qu'il n'a d'yeux que pour Hanae. Elle essaie tant bien que mal de faire avec.


 Tout ce petit monde se retrouve régulièrement au bar de Kenji et au restaurant de son épouse Setsuko. Ils se connaissent tous depuis longtemps, sauf Natsuki et Aoi qui viennent d'arriver et qui découvrent Asahi et son univers en même temps que le spectateur.



 C'est un détail, mais il y a aussi un petit couple qui fait une apparition très brève dans chaque épisode. J'ai trouvé ce couple mignon et amusant. Ils s'aiment, se disputent, s'aiment à nouveau. Ils n'ont rien à voir avec les protagonistes, mais on les voit sur la plage, ils vont au restaurant de Setsuko, mais ils interagissent à peine avec les autres car ils ne se connaissent pas. On retrouve le même type de gag dans l'anime Kimagure Orange Road.


 Les musiques ont été composées par Taisei Iwaseki et Yu Takami. Elles sont plaisantes à écouter et restent plutôt bien en tête. C'est Tomohisa Yamashita qui interprète le générique de fin ("Summer Nude '13"). A noter que "All You Need is Love" par The Beatles est insérée au début du drama. La chanson est en effet utilisée comme support dans le traditionnel film / montage sur la vie des mariés et diffusé lors des cérémonies de mariage.

En conclusion :
           
 Petite bluette estivale, Summer Nude est un drama qui devient plutôt sympa une fois les premiers épisodes passés. Cette comédie romantique n'est pas un modèle d'originalité et son rythme est en dents de scie (cf. dénouement poussif), mais elle est fraîche, se regarde sans avoir à mobiliser beaucoup de neurones et peut être plaisante à voir à la fois pour la plastique de vos acteurs / actrices favori(te)s et / ou pour le paysage environnant.
 Malgré les défauts de Summer Nude, j'ai tout de même adhéré au sentiment de nostalgie qui se dégage de la série au fur et à mesure que l'on se rapproche de la fin, dans la mesure où moi non plus, je ne voulais pas que l'été se termine, sentiment d'autant plus fort que j'ai suivi les épisodes quasiment au moment où ils sont sortis.
           









IZA, le 25 septembre 2013


mercredi 21 août 2013

Les Aristochats

"Un peu d'swing, papa?"


Titre original: The AristoCats
Année : 1970
Réalisation, Scénario, etc. : Wolfgang (Woolie) Reitherman, Larry Clemmons
Durée : 75 minutes
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie
Adaptation de l'histoire originale de Tom Rowe et Tom McGowan

Le début :

       Nous sommes en 1910, dans une maison cossue des beaux quartiers de Paris. Madame de Bonnefamille a convoqué son notaire - Georges Hautecour - afin de régler les formalités de son testament. Elle souhaite léguer sa fortune à ses chats (Duchesse, Marie, Toulouse et Berlioz). Lorsque le dernier chat aura disparu, c'est Edgar - le majordome - qui touchera l'héritage.
            Edgar, qui a espionné sa patronne et qui a entendu une partie de la conversation, projette alors de se débarrasser des chats dans le but de toucher le pactole plus tôt que prévu. Il drogue les chats, les kidnappe et part les perdre dans la campagne au beau milieu de la nuit. Le lendemain matin, Duchesse et ses chatons tentent de regagner Paris. Ils seront aidés par Thomas O'Malley, un chat de gouttière qui passait par là...


Mes impressions :

Sorti en 1970 (et 1 an plus tard en France), Les Aristochats est le 25ème long métrage des studios Disney et le dernier projet initié par Walt Disney. Il ne verra pas le long métrage achevé, étant donné qu'il décèdera 4 ans avant la sortie nationale.
Les Aristochats, c'est pas compliqué: je connais par cœur! Enfin, pas précisément. Je m'explique: quelque part dans les années 80, je suis allée le voir au cinoche en famille, j'étais haute comme trois pommes^^ et j'ai été subjuguée par ce film. Quelqu'un m'a achetée le livre-disque par la suite et à force de le repasser en boucle, fatalement, ma mémoire a imprimé et je connais par cœur les passages du film qui ont été sélectionnés pour ce disque^^. C'est Louis de Funès qui prêtait sa voix au narrateur. J'ai conservé précieusement ce 33 tours:


Ma passion pour cette histoire était telle que j'ai également voulu l'album Panini (il me manque quelques vignettes...). J'ai toujours l'album, mais il est moins bien conservé que le livre-disque. Cela s'explique par le fait que j'ai passé des heures et des heures à dessiner les personnages des vignettes et j'ai tourné les pages de cet album des centaines, voire peut-être des milliers de fois (c'est une passion dévorante, vous dis-je! ^^):


J'ai retrouvé tous ces sympathiques personnages avec une joie immense lorsque le film est sorti pour la première fois en VHS. Je l'ai regardée un nombre incalculable de fois, cette sacrée cassette, sans jamais me lasser.
Il y a quelques semaines de cela, j'ai fait l'acquisition de ce trésor en DVD. J'avais peur d'avoir idéalisé mon souvenir. Finalement, au bout de quelques minutes, le temps de se remettre dans le bain, j'ai retrouvé tous mes passages favoris (quasiment tout le film, quoi!) avec autant de plaisir qu'avant.
Le fanatisme est à ce point tel que je n'ai même pas envisagé une seule seconde de le regarder en V.O, quand bien même j'en ai enfin l'occasion, DVD oblige. C'est la V.F qui m'intéresse et puis c'est tout. Je le regarderai peut-être un jour en anglais, mais rien ne presse ^^.

***

Alors, qu'est-ce qui fait que ce film d'animation soit à mes yeux un incontournable?
Je commencerai par la musique (composée par George Bruns). Il n'y a rien à jeter. C'est beau, c'est léché et ce n'est jamais niais (ce qui n'est pas toujours le cas chez Disney: par exemple, "Ce Rêve Bleu" dans Aladdin a le don de me filer des boutons par plaques!).
Ici, l'ambiance me fait penser aux vieux films, voire aux vieilles comédies musicales. Les chansons sont jolies, accrocheuses et ça commence très fort dès le générique avec "Les Aristochats" interprété par Maurice Chevalier (excusez du peu!), même si je lui préfère "Tout le monde veut devenir un Cat", une chanson qui compte deux passages lents, poétiques, charmants, qui alternent avec une montée en puissance pour finir dans une scène d'anthologie où les musiciens cassent (littéralement!) la baraque à grands coups de Jazz (et le Jazz et moi, c'est une histoire d'amour qui dure depuis toujours). Bref, le film marque beaucoup de points, rien qu'avec ses musiques et ses chants.



Passons aux personnages. Adelaïde de Bonnefamille - une ancienne chanteuse d'opéra - a quatre chats qu'elle aime par-dessus tout, au point de vouloir s'assurer qu'ils ne manqueront de rien si elle venait à disparaître. Il y a tout d'abord la douce et gracieuse Duchesse. Elle élève seule ses petits. Je me suis toujours demandée où était le père, au point que j'en étais traumatisée étant enfant. Je n'aime pas beaucoup Duchesse car elle m'énerve à force d'essayer de choisir entre le luxe et l'amour (Elle est triste et s'inquiète pour "Madame"?... tiens, mon œil!).   



 
Faut-il encore prouver que les filles aiment les bad boys? ^^

Duchesse a trois chatons. Toulouse (Lautrec? ^^) est féru de peinture et rêve de devenir "un vrai chat de gouttière". C'est un petit dur, peu enclin aux câlins... et des trois chatons, c'est celui que je préfère.


Berlioz, c'est le musicien de la famille (avec un tel patronyme, rien d'étonnant!). Il est un peu boudeur et il se chamaille tout le temps avec sa sœur.


Marie (Antoinette?) est très coquette, très fleur bleue et elle a une propension à chuter dans les pires moments! Elle a un beau filet de voix qu'elle entretient régulièrement en poussant la chansonnette.


Mais ce n'est pas à la famille féline de Bonnefamille que je me suis le plus attachée. Les autres personnages sont tous plus savoureux les uns que les autres, à commencer par ces deux nigauds de Napoléon (un vieux cabot efflanqué à l'oreille redoutable et aux airs de chef) et Lafayette (un basset artésien tout dodu qui se marche tout le temps sur les oreilles, le pauvre! ^^). Ils mènent la vie dure à ce bandit d'Edgar qui le vaut bien!




Vous noterez que sur la photo ci-dessus, Edgar a été doublé par Jean-Claude Van Damme.
Parmi les autres personnages notoires, il faut bien sûr compter sur Thomas O'Malley, un chat séducteur, courageux, qui en a vu d'autres mais qui va tout de même en baver pour aider Duchesse et ses rejetons.


Il a une bande d'amis "mordus" de Jazz qui vont faire vivre une nuit de folie à nos compagnons. Accessoirement, ils sont là aussi dans les moments difficiles!


J'aime beaucoup Roquefort - la petite souris gourmande, courageuse, qui prend de gros risques pour aider ses amis et dont les efforts se soldent souvent par des échecs. La voix française est assurée par l'immense Roger Carel (il fait aussi la voix de Lafayette). Pourquoi voudriez-vous que j'écoute la V.O un jour? ^^


Même les personnages qui apparaissent de manière sporadique - comme la jument Frou-Frou ou les oies jumelles Amélia et Amélie Jacasse, sans parler de leur inénarrable oncle Waldo - sont drôles et consistants.
Autre qualité de ce film: son esthétisme. Les monuments de Paris (magnifiques la nuit), la campagne et surtout les toits de Paris sont merveilleusement mis en valeur. J'ai fait plein de captures d'écran, rien que pour les toits, avec la Lune et la Tour Eiffel en arrière-plan. Franchement:


Les paysages sont sublimés par la musique à grand renfort d'accordéon (so French!).
Quant à l'animation, c'est du tonnerre. Si en 2013 le trait peut paraître... comment dire... vieux, l'animation est impeccable. Les chats se meuvent bien de manière féline et gracieuse, les oies se dandinent d'une manière plus vraie que nature, Lafayette est pataud, etc. mais tous ces animaux ont un côté humain, ils sont très expressifs et c'est ce qui me plaît dans les films d'animation (réussis) et cela va de pair avec la lecture à deux niveaux de l'histoire.
En parlant de lecture à deux niveaux, j'ai constaté avec l'âge et l'expérience que la Duchesse, ben c'était une fieffée allumeuse. Vrai de vrai. Elle allume tout le monde en jouant des prunelles... et à ce propos, la p'tite Marie, elle promet... elle a de qui tenir! ^^

Autre exemple amusant: O'Malley étant un chat de gouttière, il porte plusieurs prénoms originaires de différents coins d'Europe. Visez-moi ce blase: Walter Giuseppe Désiré Thomas O'Malley... et il y a plein d'autres choses que l'on ne comprend pas lorsque l'on est tout petiot, mais qui sont à mourir de rire plusieurs années plus tard.
L'intrigue est nickel. C'est rythmé et je ne note aucune baisse de rythme, pas une seconde d'ennui. On rit beaucoup, on tremble pour Roquefort dans les quartiers sombres de Paris, on frissonne d'angoisse, de plaisir et d'impatience en se demandant quand la grande bagarre éclatera entre Edgar et les chiens... et c'est désolé que l'on quitte tout ce petit monde après un final en musique, dans le salon de Madame de Bonnefamille dans une ambiance survoltée.
Enfin, j'adore les mémorables répliques et je n'en retiens ci-après que quelques-unes:

"Je ne suis plus aussi fringuant qu'à 80 ans." Georges Hautecour

"Fichez le camp, je vais nager où j'ai patte!" O'Malley

"C'est la guerre, Napoléon! On ne peut pas toujours gagner." Lafayette

Des bonus sont inclus alors je vais en parler très brièvement. Il y a du bon et du moins bon. Disons qu'il y a peu de choses en lien direct avec le film. Le moins bon, c'est ce jeu complètement moche et bête où l'on vous demande de vous occuper d'un chat. Même un enfant de 3 ans trouverait ça nul. Le meilleur, c'est cet entretien avec les frères Sherman (à qui l'on doit presque toutes les chansons du film) qui commentent une chanson inédite. Je note parmi les choses les plus intéressantes ce petit film amusant qui raconte l'histoire du chat à travers les âges et présenté par Walt Disney. J'aurais été comblée si j'avais eu davantage de documentaires parlant du film proprement dit, mais bon...

En conclusion :

Nous voilà arrivés au terme de cet article. Les Aristochats étant mon Disney favori, il me paraissait normal d'en toucher deux mots ici. Au fait, le vôtre, c'est lequel?
Je pense que je suis fan des œuvres de Woolie Reitherman, puisqu'il a également réalisé d'autres films que j'aime presque autant que Les Aristochats, à savoir (et par ordre de préférence): Les 101 Dalmatiens, Le Livre de la Jungle (que je connais également par cœur, merci le livre-disque!) et Rox et Rouky. Je compte également les acheter un de ces jours en DVD... les longues soirées d'hiver me feront retourner en enfance, si tant est que je l'aie quittée un jour, allez savoir! ;)
Maintenant que tout cela m'a rendue bien nostalgique, je m'en vais pleurer sur le temps qui passe... à bientôt! *Bouh hou hou houuuu*










IZA, le 21 août 2013