mercredi 20 avril 2011

Ninkyo Helper




Ninkyo Helper
 

Année : 2009

Réalisation, Scénario, etc. : Junichi Ishikawa, Hiroshi Nishitani, Hiroki Hayama, Hiroyuki Goto
Durée : 11 épisodes de 45 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie dramatique

Avec : Tsuyoshi Kusanagi = Hikoichi Tsubasa
Meisa Kuroki = Riko Yomogi
Yui Natsukawa = Akira Hatori
Seishiro Kato = Ryota Hatori
Mais également : Jutta Yuki = Masato Meguruma
Shunji Igarashi = Goro Kurosawa
Takashi Ukaji = Kengo Nihonbashi
Kouta Yabu = Mikiya Takayama
Ken Matsudaira = Gensuke Takayama
Yusuke Yamamoto = Reiji Izumi
Riisa Naka = Haruna Misora

Le début :

Le groupe Hayabusa vient de perdre son big boss, Shinzo Hayase, un homme réputé pour son respect du code d’honneur des Yakusas : le Ninkyodo. Gensuke Takayama devient le nouveau président, mais il a besoin d’un chef de clan pour l’aider à diriger le groupe. Il a repéré 6 candidats potentiels, alors il veut les tester et va leur faire subir une épreuve : effectuer un stage en qualité d’aides-soignants dans une maison de retraite. En d’autres termes, nos 6 Yakusas vont devoir coopérer et se serrer les coudes tout en étant en compétition. Le plus méritant deviendra le prochain leader. Petit détail amusant : cette maison de retraite se trouve en territoire ennemi, chez les Washizu. Bien entendu, personne ne doit apprendre la vérité sur l’identité de ces drôles d’aides-soignants.
 

Ambiance…
Mes impressions :

            Je suis sur le point de vous donner mes impressions sur l’un des meilleurs dramas que j’aie vus jusqu’à présent, alors attendez-vous à lire une série d’éloges…
            Il faut patienter à peu près dix minutes avant que le drama ne « démarre » vraiment, mais une fois que les Yakusas arrivent à la maison de retraite, et que l’un des pensionnaires se soulage sur leur minibus, nous entrons dans le vif du sujet et il n’y aura plus aucun temps mort jusqu’à la dernière minute. Permettez-moi de vous présenter rapidement ces stagiaires pas ordinaires :
Le personnage principal, Hikoichi Tsubasa, est à la tête de la branche de Roppongi. Usurier de son état, violent, grossier, il n’a aucun scrupule à arnaquer les personnes âgées et les plus faibles. 


Ensuite, nous avons Riko Yomogi. C’est la seule femme parmi ces Yakusas. Elle est à la tête de la branche d’Ikebukuro. Elle est mise en avant dans l’épisode 3, où l’on en apprend un peu plus sur sa famille et sur son clan. Au début, j’aimais bien le personnage. Femme à poigne, dynamique, nous découvrons combien il est dur d’être une femme Yakusa. Malheureusement, le personnage perd de sa superbe par la suite. A la fin, je la trouve même un peu agaçante. 
 

« Hé, Iza, fais attention à ce que tu dis, OK ? »

Passons à Masato Meguruma, de la branche Akasaka. Alors lui, c’est l’intellectuel du groupe. Il est pragmatique, posé et calme, jamais un mot plus haut que l’autre. 


A l’opposé, il y a Goro Kurosawa, de la branche Shingawa, le gangster bagarreur. 

Oulaaa… dure journée, on dirait !
Et puis, il y a aussi Kengo Nihonbashi (de la branche Nippori), le doyen du petit groupe. Apparemment, il était sous-directeur d’une compagnie avant de rejoindre les Yakusas. L’épisode 6 le met un peu en avant. 


Je termine ce tour d’horizon avec Mikiya Takayama, qui n’est autre que le fils du président.


« Oui, c’est moi, vous m’avez appelé ? »

Lui, c’est le président Takayama, un boute-en-train…

Au sein de la maison de retraite, nos joyeux drilles seront supervisés et conseillés par un infirmier assistant et une aide-soignante.













Pourquoi ce drama est-il génial ? J’y vois plusieurs raisons. Il y a beaucoup de passages amusants. Les Yakusas sont des sanguins, un peu bruts de décoffrage. Dès que quelque chose ne va pas comme ils voudraient, ils essaient tout de suite d’en venir aux mains, ce qui est impensable dans cet endroit.
Ensuite, ce drama n’est ni niais, ni larmoyant. Il dépeint de manière très réaliste et très juste un phénomène au Japon : il y a de plus en plus de personnes âgées et il n’y a pas assez de personnel compétent pour s’occuper d’eux. D’ordinaire, on ne parle pas souvent de ce sujet tabou qu’est la vieillesse, parce que ça évoque la maladie, la fin de vie. Je trouve que c’est bien de parler d’eux et de nous faire réfléchir à notre propre condition. Des sujets très sérieux sont abordés, tels que la maltraitance, la maladie, l’abandon des familles, etc.
Et puis surtout, le protagoniste évolue en bien. Autant, on le déteste au début, autant on l’adore à la fin. Tout au long du drama, il va nouer des liens avec le petit Ryota Hatori, un gamin en quête de la figure du père. Passionné de films de Yakusas, il veut devenir fort comme eux. Un soir, il voit le tatouage de Hikoichi et lui fait du chantage, du haut de ses 9 ans ! J’ai trouvé que c’était pas mal, ça ! En échange de son silence, il demande à Hikoichi de le prendre comme apprenti. Hikoichi n’est pas un tendre et rejette plus ou moins le gamin au début, mais au plus profond de lui-même il s'est attaché très tôt à Ryota.


Le petit s’habille comme le grand, c’est adorable, non ?
Au fait, je ne vous ai pas dit : Ryota est le fils d’Akira Hatori. Anciennement à la tête d’une compagnie spécialisée dans l’export, elle a investi dans les soins médicaux et apporte une aide financière aux maisons de retraite. En contrepartie, les établissements doivent utiliser ses produits et gérer selon sa vision à elle. C’est une femme glaciale, du moins au début. Tout ce qui compte pour elle, c’est le profit. Alors, bien entendu, les relations sont tendues entre elle et Hikoichi. De plus, elle n'aime pas que son fils traîne avec lui.
Notez que je n’ai pas vu venir un retournement de situation dans le dernier tiers, c’est toujours agréable… enfin, vous le verrez peut-être. Moi, je ne flaire pas facilement les retournements de situation… sauf si c’est trop gros, bien sûr !
Tout au long du drama, la musique est toujours la même, mais elle est réorchestrée selon les circonstances de manière adéquate. Donc, tout va bien aussi de ce côté-là. Je termine avec un mot sur l’ending : Sotto Kyutto. Il est interprété par le groupe SMAP, donc pas de surprise, vu que le protagoniste en fait partie. Je veux surtout ajouter que cette chanson est très belle et colle parfaitement au drama. Allez voir le clip sur Internet, il est beau également.        

En conclusion :

            Des Yakusas dans une maison de retraite, c’est osé, non ? Franchement, je vous conseille ce drama. Il est formidable. Vous passerez du rire aux larmes, vous vous indignerez parfois, vous serez sûrement choqués, mais je ne pense pas que vous regretterez de l’avoir vu.


« Oui, ben moi ce que j’en pense, hein… »

   Au fait, un épisode spécial a été diffusé au Japon au début du mois de janvier 2011. Je ne l’ai pas vu, mais d’après les renseignements glanés à droite, à gauche, et si mes sources sont exactes, cet épisode serait plutôt centré sur la relation entre Hikoichi et Akira. Affaire à suivre…
 
IZA, le 20 avril 2011

mardi 19 avril 2011

Cat Street

Cat Street


Année : 2008
Réalisation, Scénario, etc. : Akimitsu Sasaki, Takashi Fujio
Durée : 6 épisodes de 42 minutes
Pays : Japon
Genre : Comédie dramatique
Adaptation du manga Cat Street de Yoko Kamio

Avec : Mitsuki Tanimura = Keito Aoyama
 Ryo Katsuji = Koichi Mine
 Tomoka Kurokawa = Momiji Noda
 Ryo Kimura = Gota Suzuki
Katsuhisa Namase = le directeur de « El Liston »
Ai Takabe = Nako Sonoda

Le début :

Le drama s’ouvre sur une comédie musicale intitulée « Sunny Days » et présentée par un groupe d’enfants. Le rôle principal fait l’objet d’un double casting : il est porté par Keito Aoyama et Nako Sonoda. L’une joue le soir, l’autre l’après-midi. Suite à un incident provoqué par Nako, Keito se retrouve un soir incapable de jouer et fond en larmes devant une salle comble.
Nous retrouvons Keito sept ans après ce fameux soir : elle vit recluse et déscolarisée chez ses parents. Un jour, elle rencontre le directeur d’une école un peu spéciale. Cette école, « El Liston », accueille des jeunes marginaux comme elle. Le directeur lui propose d’intégrer son établissement. Petit à petit, Keito va apprendre à nouer des liens et retrouver confiance en elle, notamment grâce à trois élèves, Koichi, Momiji et Gota, qui vont devenir ses amis.  

Mes impressions :

Ce drama est une adaptation du manga Cat Street de Yoko Kamio. Je n’ai pas lu le manga, donc je ne ferai pas de comparaison entre les deux. Je me suis renseignée tout de même un peu et je pense qu’il y a pas mal de différences entre le manga et son adaptation.
En ce qui concerne le format, ce drama est plus court que ce que l’ai l’habitude de voir. Il ne compte que 6 épisodes. Chaque épisode dure à peu près 40 minutes. Ceci est une bonne chose. Ce drama est en effet un peu lent et il n’y a pas vraiment de suspens. Je crois qu’il aurait été imbuvable s’il avait comporté 9 épisodes. Il aurait fallu rallonger la sauce… non, là, c’est bien comme ça.
Cat Street, c’est donc l’histoire de Keito. Au début, elle a des idées noires, passe ses journées en pyjama dans sa chambre ou bien elle erre en ville, solitaire et sans but. Elle n’a aucun ami et ne fréquente plus l’école. Cat Street fut pour moi l’occasion de retrouver Mitsuki Tanimura, que j’avais vue jusque là dans 14 Sai no Haha et où elle tirait la tronche la plupart du temps. Bon, OK, le personnage qu’elle incarnait n’avait pas vraiment de raison de se poiler tout le temps. Ici, je la vois sourire plein de fois, et rien que ça, ça fait du bien. Non seulement, elle est capable de sourire, mais en plus c’est un vrai bonheur parce que c’est très joli à voir, la preuve en images :

J’ai raison, non ? Joli sourire !
Toute mignonne qu’elle est, il n’empêche, le personnage m’a énervée plus d’une fois. Keito est un peu molle et en veut à la terre entière, même si elle a un peu raison… juste un peu. En effet, si elle en est arrivée là, c’est en partie à cause de sa mère qui avait imaginé un destin tout tracé pour sa fille, la poussait sans cesse, en avait fait une enfant star malgré elle. Normal qu’elle pète les plombs un jour au moindre petit incident !

 Keito, enfant, vient d’apprendre qu’elle a décroché le rôle de Sunny, le personnage principal de la comédie musicale. Sa mère, folle de joie, la prend dans ses bras. Voyez la « joie » de Keito… On ne dirait pas qu’elle va plutôt à un enterrement ?
            Heureusement, lorsqu’elle s’apitoie un peu trop sur son sort, Koichi la rappelle à l’ordre. Koichi, c’est l’otaku de service, toujours scotché à son ordinateur portable en train de taper des trucs et des machins. Il est parfois un peu brutal en paroles envers Keito, mais on se rend vite compte que c’est pour son bien et il veille en permanence sur elle, de près ou de loin.
La petite lolita Momiji, c’est le rayon de soleil du drama. Toujours optimiste, souriante, mignonne, Momiji n’a pourtant pas toujours vu la vie en rose. J’ai trouvé qu’elle se comportait un peu comme une petite maman envers Keito, car elle est très protectrice, attentionnée, rassurante. Momiji peut s’épanouir et donner libre cours à son inspiration à « El Liston », elle passe beaucoup de temps à confectionner des tenues toutes plus originales et colorées les unes que les autres. Momiji, c’est simple, on dirait une poupée !
Enfin, nous avons Gota, passionné de hip-hop. Il s’est retrouvé un jour à « El Liston » parce qu’il bégaie et qu’il a été victime de brimades à cause de ça. J’aime beaucoup ce personnage. C’est quelqu’un de très doux, gentil, prévenant.

De gauche à droite : Momiji, Gota et Koichi.
  
Bon, Cat Street est intéressant… malgré quelques faiblesses, mais je vais y revenir. Intéressant, pourquoi ?
Alors, déjà, on ne peut pas passer à côté d’une critique de la société. Momiji voulait s’habiller en lolita, elle voulait revendiquer sa différence, elle « en avait marre de porter l’uniforme ». Malheureusement pour elle, ça s’est mal passé.
Le problème de l’ijime est également clairement évoqué, ainsi que le culte de la performance. La mère de Keito… j’avais envie de la baffer, si vous saviez !
Ce drama est frais. L’amitié qui se noue entre les quatre personnages est très belle. J’adore les moments où ils sont tous ensemble. Cette belle amitié les fait tous évoluer. Chacun gagne en confiance au contact des autres.
J’ai adoré également les toutes dernières secondes. Je pense que c’est la meilleure façon de boucler le drama, une fin comme celle-là.

« Nous regardons tous dans la même direction car nous nous aimons !! »
A côté de tout cela, j’ai trouvé qu’il y avait quelques défauts tout de même. Tout d’abord, certaines situations ont des ficelles un peu grosses. Bon, malheureusement, je ne peux pas en dire beaucoup plus…
Ensuite, autre bémol, j’ai trouvé que les personnages étaient tout de même un peu trop stéréotypés, parfois proches de la caricature... et je ne parle pas que des protagonistes. C’est malheureusement un peu le cas pour plusieurs personnages.
Je n’ai pas du tout aimé la fin de l’avant-dernier épisode et le début du dernier. Pourquoi, mais pourquoi avoir imaginé ça, non d’un p’tit bonhomme ? L’idée en elle-même n’est pas mal, mais c’est mal foutu !
Enfin, j’en ai déjà parlé, l’héroïne est énervante et le drama manque un peu de punch par moments. Il arrive parfois que Keito soit plus énergique dans le sens où elle décide d’affronter ses vieux démons et où elle prend sa vie en main. Là, je l’adore. J’aurais voulu plus de moments comme ceux-là, même si je peux comprendre que le processus prenne du temps, puisque Keito a vécu en marge de la société pendant plusieurs années et doit redécouvrir pas mal de choses basiques, voire même, en découvrir d’autres.

En conclusion :

Un drama court et assez sympathique, même si j’ai l’air d’avoir été plutôt critique. On y retrouve les thèmes de l’amitié, la confiance, le droit à la différence, l’espoir, la quête d’un but dans la vie, le concept de re-naissance. Même s’il n’est pas dénué de défauts, Cat Street se regarde facilement. Attention, pour les amateurs d’action : 6 épisodes, ça risque de paraître tout de même un peu long!

Allez, un dernier sourire de Keito, on ne s’en lasse pas !

IZA, le 19 avril 2011
                          

dimanche 17 avril 2011

Hold-up Down

Hold-up Down



Année : 2005
Réalisation, Scénario, etc. : Hiroyuki Tanaka (SABU)
Durée : 95 minutes
Pays : Japon
Genre : Comédie

Avec : Masayuki Sakamoto = un policier
Hiroshi Nagano = un policier
Yoshihiko Inohara = un Père Noël
Ken Miyake = un Père Noël
Go Morita = le prêtre
Junichi Okada = le clochard
Yuki Himura = le criminel à la batte d’aluminium
Yu Kashii = la jeune femme

Le début :

            Deux losers déguisés en Père Noël braquent une banque. Au moment où ils sortent de la banque, ils constatent avec effroi que leur voiture est en train d’être embarquée par la fourrière. Ils prennent la fuite, direction : le métro. Là, ils commencent à s’engueuler à cause de leurs costumes qui sont trop voyants et pas pratiques, parce qu’ils n’ont pas de poche pour y mettre le larfeuille. Ils rencontrent un clochard dans un couloir du métro et lui piquent sa monnaie pour pouvoir utiliser la consigne et planquer leur butin...

On a retrouvé le chanteur d’Anzen Chitai, époque « Suki Sa »…
Mes impressions :

J’ai accroché tout de suite sur le titre, je me suis dit : « Tiens, un jeu de mots laid ! » (Oui, j’aime bien la placer de temps en temps, celle-là…). J’ai aussi été intriguée par l’affiche. Elle sentait le déjanté à trois kilomètres. Ensuite, j’ai vu que c’était SABU le réalisateur. Alors, je suis allée me préparer un petit café et je me suis installée confortablement devant mon ordinateur, plutôt confiante en l’idée que j’allais passer un bon moment.
L’histoire est finalement très simple et peut se résumer à ça : pendant à peu près 24 heures (très éprouvantes!), 8 personnages ne vont cesser de se croiser pour le pire et le rire et vont se retrouver dans des situations abracadabrantes. Dans le détail, nous avons :
-          Deux policiers pas nets,
-          Deux braqueurs champions de la lose,
-          Un clochard plutôt malchanceux,
-          Un prêtre en questionnement perpétuel depuis un accident malheureux, qui jure comme un charretier et qui est très stylé (Rangers, total look kaki, …),
-          Une jeune femme présente lors du braquage,
-          Un criminel et sa batte de baseball.

Haut les mains, peau de lapin !

Pour ma part, j’ai été très heureuse de revoir Junichi Okada. J’aime bien cet acteur, je le trouve talentueux. Je ne l’ai pas reconnu sur l’affiche. Aussi, lorsque j’ai vu son nom au générique, j’ai eu une bonne surprise. Je l’ai trouvé très en verve. Il joue le rôle du clochard et à ce propos, j’ai eu un choc ! La dernière fois que je l’ai vu, c’était dans Security Police, il était rasé de près, très clean sur lui. On ne le voit pas des masses, enfin si, mais il lui arrive un truc peut-être un peu plus invraisemblable qu’aux autres et si j’explique dans le détail, vous perdrez quasiment tout l’intérêt de voir le film! Si vous regardez, vous comprendrez pourquoi je dis ça.

Mon pauvre Junichi, qu’est-ce qu’ils t’ont fait !
J’ai aussi beaucoup aimé le prêtre, avec son camion aussi improbable que son look et j’ai adoré sa réaction lorsqu’il rencontre le clochard. Les autres sont bien aussi, mais ces deux-là m’ont particulièrement fait rire.

Go Morita, en mode « héro très fatigué »…

                                                                                                                  
Le camion du prêtre. Je n’avais pas vu de moyen de transport aussi kitsch depuis « Priscilla, Folle du Désert ». Et encore, je ne vous ai pas montré l’intérieur. Il faut le voir aussi la nuit, lorsqu’il est allumé. C’est une expérience aussi, ça…









Le film démarre sur les chapeaux de roues et ne connaît aucune baisse de régime. Tout est beaucoup trop gros, bien sûr, mais il ne s’agit que d’un enchaînement de gags et de parodies de genres, de clins d’œil, dans une histoire à prendre au second degré.
Bon, et puis il faut que je vous parle des costumes de Père Noël avant de conclure. Ils ont de quoi traumatiser des générations de bambins. Ils sont faits dans une espèce de simili cuir un peu pourri, genre SM. Et les chapeaux ! Il manque la grosse boule blanche au bout ! Des boutons très moches et une ceinture ignoble. Le costume du parfait loser, en fait, à l’image de ceux qui le portent. Cheap au possible, mais tellement drôle !

Notez, ils font presque peur, là…
A la limite, il faut voir et revoir ce film, ne serait-ce que pour le détail qui tue : notez, sur la capture d’écran qui suit, le Père Noël en Pataugas vert pomme et celui que l’on voit de dos avec son sac banane ! Je suis sûre que j’ai loupé plein de choses croustillantes comme ça. Lorsque je suis arrivée à cette scène, j’ai éclaté de rire, parce qu’elle m’a fait penser à ce fameux sketch des Inconnus avec le casting de Père Noël…

Ceci dit, eux, ils ont un vrai chapeau de Père Noël, avec une boule !
En conclusion :

Moi qui aime tout ce qui est bizarre, déjanté et drôle, j’étais aux anges pendant 1h30! Je me suis marrée tout le long et je me suis demandée à mi-film comment ils allaient se sortir de ce gigantesque foutoir. Je ne me suis pas ennuyée une seule minute. Ce film est tout bonnement incroyable et vous l’aimerez si vous prenez tout au second degré (au moins !). Ah, et puis si vous aimez les V6, vous serez comblés : ils sont venus, ils sont tous là !


Bravooo, Monsieur SABU !

IZA, le 17 avril 2011