dimanche 28 février 2021

Lavender

 Des anges et des hommes




Titre original: 薰衣草

Année: 2000

Réalisation, Scénario, etc. : Riley Yip Kam-Hung

Musiques: Ronald Ng Luk-Sing

Durée: 102 minutes

Pays: Hong Kong

Genre: Comédie dramatique

Avec: Kelly Chen = Athena Chen

Takeshi Kaneshiro = Angel

Eason Chan = Chow Chow

Le début:

Par une nuit de forte tempête, Athena (Kelly Chen) découvre un ange blessé (Takeshi Kaneshiro) sur sa terrasse. D'abord épouvantée à la vue de cette créature, elle finit néanmoins par accepter qu'il reste chez elle jusqu'à ce qu'il soit rétabli, mais elle ne le fait pas par charité: il doit contribuer aux tâches ménagères et lui servir d'assistant au travail.

Elle souhaite également qu'il emporte quelque chose avec lui au Paradis lorsqu'il sera en mesure de voler à nouveau...  

Mes impressions:

Je viens donc de regarder Lavender dont le résumé attisait ma curiosité. Ce film a reçu plusieurs récompenses (méritées) lors du Hong Kong Film Award en 2001. L'intrigue promettait une rencontre entre deux univers qui n'ont rien en commun, le tout teinté de fantastique. Intéressant, tout ça... 

En effet, le contraste est frappant et c'est d'ailleurs tout l'intérêt de ce film. Angel ne connaît pas les us et coutumes de ces drôles d'humains et s'émerveille tel un enfant et s'étonne de tout ce qu'il découvre. Etant un ange, il est toujours de bonne humeur (mais on imagine difficilement qu'un ange tire la tronche toute la journée) et comme il est plutôt bien fait de sa personne, il émoustille la gent féminine, mais il a aussi du succès auprès du voisin de palier d'Athena, un drôle de zigue dont j'aurai l'occasion de reparler un peu plus tard. La plastique d'Angel rend parfois le travail d'Athena un peu compliqué, vu qu'il lui arrive d'utiliser le corps d'Angel pour enseigner à ses clientes la science du massage aux huiles essentielles (on n'a pas idée non plus...)

C'est la candeur et la simplicité d'Angel qui le rend à la fois adorable et attachant. Le film ne bascule jamais dans le sirupeux et l'insupportable car il n'en fait jamais trop inutilement. Angel est un être qui débarque dans un lieu inconnu aux habitudes complètement différentes des siennes et il se prête volontiers aux plaisirs de la découverte et comme c'est un ange, il n'a pas la notion du Bien et du Mal et la mort ne le rend pas triste. L'amour étant sa seule nourriture (littéralement), Angel a des occupations nocturnes qu'il ne trouve pas choquantes, contrairement à Athena.

A l'opposé d'Angel, il y a donc Athena, une taiseuse qui a perdu un être cher et pour qui tous les jours se ressemblent tristement. Elle survit un peu en automate, fait les mêmes gestes tous les jours à la même heure et plus rien ne l'émerveille. Elle est froide comme un glaçon et, comme dit son voisin de palier, il y a des toiles d'araignée sur sa porte d'entrée.

Tout ce qui a pu avoir un jour quelque chose de joyeux dans son appartement est caché ou semble avoir disparu. L'intérieur des placards fait peur et le logement est rempli de flacons d'huiles essentielles qui, loin d'apaiser Athena, la rendent plus triste encore. Vu son chagrin, on peut imaginer qu'elle ne tienne plus vraiment à la vie. Pourtant, une chose ténue, un tout petit espoir, la retient encore, une chose qui pourtant lui cause beaucoup de peine. 

Son voisin de palier - Chow Chow (Eason Chan) - est un type qui s'avère drôle et très sympathique au cours du film. C'est grâce à lui qu'Angel en apprend beaucoup sur Athena. Chow Chow connaissait très bien l'être cher qui manque tant à Athena et souffre également de cette perte car c'était un ami d'enfance.

Les discussions qu'il a avec Angel persuadent ce dernier à vouloir aider Athena à retrouver le sourire et il va déployer des trésors de créativité pour tenter d'y parvenir.

Quant à Chow Chow, qui est plutôt une créature nocturne, il enseigne à Angel certains plaisirs de la vie la nuit... et d'autres choses encore que je vous laisse découvrir si j'ai réussi à vous convaincre de regarder ce film... des choses que l'on imagine inattendues, disons inhabituelles pour un ange, mais qui participent de la veine comique. Car oui, ce film est également drôle, voire très drôle.

La fin est tout à fait surprenante et très jolie. Une bonne surprise. Vraiment. 

En conclusion:

Lavender est à ranger dans le tiroir des bluettes atypiques, mais très agréables à regarder. Et même pourquoi pas plusieurs fois.





IZA, le 28 février 2021











dimanche 31 janvier 2021

Mohican Kokyo ni Kaeru

Le Dernier des Mohicans (désolée, c'était trop facile et trop tentant à faire... )


Titre original: モヒカン故郷に帰る

Année: 2016

Réalisation, Scénario, etc. : Shuichi Okita

Musiques: ?

Durée: 124 minutes

Pays: Japon

Genre: Comédie dramatique

Avec: Ryuhei Matsuda = Eikichi Tamura

Akira Emoto = Osamu Tamura

Atsuko Maeda = Yuka Aizawa

Masako Motai = Haruko Tamura

Yudai Chiba = Koji Tamura

Le début:

Eikichi (Ryuhei Matsuda) et son groupe de punk ne vont pas très fort et les petits boulots ne suffisent pas à subvenir à leurs besoins. Yuka (Atsuko Maeda), la compagne de Eikichi, est enceinte et Eikichi veut la présenter à sa famille. Il n'a pas revu les siens depuis plusieurs années. C'est le moment de quitter Tokyo pour un temps et de changer d'air.

De retour au bercail, les retrouvailles sont tendues, mais le père de Eikichi (Akira Emoto), qui est un bien curieux personnage, ne parvient pas à cacher bien longtemps sa joie de revoir son fils et d'apprendre qu'il va bientôt être grand-père. Il décide d'organiser une petite sauterie pour fêter tout ça. Malheureusement, dans la nuit, il fait un malaise...

Mes impressions:

Eh bien, ma foi, ça commence par un extrait de concert dans une salle survoltée avec un groupe qui envoie du bois. Ils ont même un thérémine, c'est de la haute voltige. D'ailleurs - pour les amateurs du genre - le morceau qu'ils envoient est loin d'être dégueu. A la réalisation, ils ont super bien retranscrit l'ambiance des petites salles de concert. Ah, ça me rappelle un super concert auquel j'ai assisté, dans un genre musical un peu différent, mais question ambiance: voilà, on y est. Tout ça pour dire que dès le départ, ils m'ont prise par la main avec leur film. La musique a beaucoup d'importance dans ce film, surtout dans les moments cruciaux... 

L'intrigue est à la fois tragique et banale. Nul n'échappe à son destin ! Mais vous voyez, dans la vie, finalement, il y a les optimistes et les pessimistes. Le père de Eikichi est réaliste. Néanmoins, il se place résolument du côté de ceux qui voient la bouteille à moitié pleine. Il sourit, il rit, il s'énerve, il aime, il profite. Il vit presque comme si de rien n'était. La scène où il dirige son orchestre de collégiens du toit de l'hôpital (qui fait face au collège, c'est vachement pratique... ) est mémorable. Toutes ces années passées loin de son fils l'avaient rendu triste et maintenant que ce dernier vient lui rendre visite - une visite qui va se prolonger - il est le plus heureux des pères, même s'il a ce côté un peu bourru, mais personne n'y croit: il est bon comme le bon pain !

Dans ce film, il n'y a aucun déchet, aucune scène inutile. Plusieurs scènes sont des petits moments de grâce, de pur bonheur, de joie, d'émotion et pour un peu, la scène où Eikichi dirige le petit orchestre et le fait jouer à sa manière aurait pu me faire chialer, mais j'ai tenu bon.

Et puis, c'est tellement bien joué, par tout le monde et surtout par Akira Emoto, qui joue le rôle du père et qui m'a bluffée tout au long du film. Il n'en fait jamais trop, mais personne ne surjoue inutilement, c'est beau, c'est léché et c'est même tellement drôle par moments, que voulez-vous? (pour ceux qui ont vu le film, que pensez-vous de "la course à la pizza" ? :D )

Enfin, je me rends compte que j'ai toujours beaucoup de joie à retrouver des séries ou des films nippons qui se passent ailleurs qu'à Tokyo. La campagne, les côtes, la montagne, c'est tellement beau...

En conclusion:

Bien plus qu'un film qui a vocation à distraire, c'est une véritable leçon de vie: profiter des gens que l'on aime, qui nous aiment et les accompagner, autant que faire se peut.

Sous peine de le regretter.

Quant tout est fini, c'est trop tard...

Sur ce, comme je ne l'ai pas encore fait sur Iza-ware, permettez-moi de vous présenter mes vœux les meilleurs pour 2021. Prenez soin de vous.

IZA, le 31 janvier 2021












jeudi 31 décembre 2020

Propose - Sekai de Ichiban Shiawase na Kotoba

 

Terminons l'année avec plein de LOVE.



File:Propose-1.jpg


Titre original: プロポーズ~世界で一番しあわせな言葉~
Année: 2005

Durée: 3 épisodes de 30 minutes (en moyenne)
Pays: Japon

Genre: Comédie romantique


Avec: Jun Matsumoto = Kosuke
 Naomi Zaizen = Nozumi Hatanaka
Mikihisa Azuma = Kazuhiko Iwasaki
Norika Fujiwara = Yuuko
Satoshi Tokushige = Akihiko Ohara
Rina Uchiyama = Miki Hayashida
 

Le début:


Episode 1: Kosuke (Jun Matsumoto) est fou d'amour pour Nozumi (Naomi Zaizen). Celle-ci connait les sentiments que Kosuke a pour elle et elle a également des sentiments pour lui, mais elle hésite à s'engager pour deux raisons: elle est plus âgée que lui et elle est veuve avec un jeune garçon. Les raisons invoquées par Nozumi ne sont pourtant que des excuses, le problème est ailleurs...
 
Episode 2: Yuuko (Norika Fujiwara) et Kazuhiko (Mikihisa Azuma) ont vécu dix ans ensemble, mais ils finissent par se séparer. Cet épisode soulève la question majeure de savoir pourquoi on décide de tirer un trait sur dix ans de vie commune et ce qui fait que l'un est devenu un parfait étranger pour l'autre. Mince, j'ai présenté le truc d'une manière triste, là, non ? Alors, j'ajoute ceci: n'y a-t-il vraiiiiment plus du tout d'amour entre ces deux-là ?

Episode 3: A seulement 25 ans, Akihiko Ohara (Satoshi Tokushige) a créé son entreprise et celle-ci s'est développée au point d'entrer en bourse en seulement quatre années d'existence. Miki (Rina Uchiyama), la fille dont il est amoureux, vit à la campagne et travaille à la ferme de son père. Akihiko lui rend visite pour lui faire sa demande en mariage, mais on sent et on voit très vite que ça ne va pas être simple comme affaire. Oh ça, non !
     
Mes impressions:


Propose - Sekai de Ichiban Shiawase na Kotoba est un Jdrama Spécial qui est basé sur trois histoires narrant des demandes en mariage. L'introduction promet à la fois des rires et des larmes. Hum... c'est ce que nous allons voir.

  ***

Episode 1: Nozumi et Kosuke s'aiment tendrement, aucun doute là-dessus, mais Nozumi a connu un grand malheur dans sa vie - un malheur que l'on devine très vite - et elle a tellement peur de revivre ce malheur qu'elle s'interdit de vivre son histoire d'amour. C'est l'éternel principe qui consiste à "fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve".
Lorsque Kosuke apprend la raison pour laquelle Nozumi le repousse, il ne se décourage pas, montrant ainsi toute l'étendue de son amour. On dirait même que ça le galvanise et c'est ce qui rend l'épisode intéressant. Qui plus est, il est maladroit (si quelqu'un doit se casser la figure dans le scénar, c'est pour sa pomme !) et ça le rend même mimi. J'ai pourtant du mal avec Jun Matsumoto depuis que je l'ai vu jouer dans un film où il tombait amoureux de sa soeur jumelle et j'en avais eu a nausée tellement j'avais trouvé ce film malsain. Et ça y est, je digresse !
Ce premier épisode est surtout très niais, mais c'est aussi pour ça que j'ai décidé de le regarder et j'assume. D'ailleurs, ce n'est pas ce qui m'a le plus gênée.
Ce qui m'a vraiment gênée, c'est le comportement des deux personnages à un moment donné où l'un des deux dit qu'il veut bien épouser l'autre mais sous une condition (Ah bon, depuis quand est-ce qu'on doit poser des conditions en amour, quoi ?!) et l'autre qui jure qu'il fera tout pour garder l'être aimé alors qu'en fait non, pas du tout... L'amour sera-t-il plus fort que tout dans cette histoire simple et compliquée à la fois ?
 
 

Episode 2: Tout commence par une rupture. Moui, ça commence bien. Yuuko quitte Kazuhiko et c'est un gros malentendu ou si vous préférez une souffrance qui en est à l'origine. Résultat: l'histoire est triste et ce n'est pas ce dont j'avais envie, là, tout de suite. C'était parti pour être l'histoire que j'allais le moins apprécier et puis en arrivant dans le dernier tiers de l'épisode, quelques phrases ont suffi à me faire changer d'avis, un beau discours sur la vie de couple et tout ce que l'on prend pour acquis, alors que dans la vie, rien n'est jamais vraiment acquis.
Cette histoire est moins niaise que la précédente et j'ai trouvé que les acteurs avaient été beaucoup plus convaincants que ceux de l'histoire précédente.



Episode 3: J'arrive à la fin de ce périple. Qu'allait me réserver cette dernière intrigue ? Suspens, suspens...
Dans cette troisième histoire, la figure la plus intéressante - et de loin la plus attachante - est celle du père de la future mariée et c'est ce personnage qui donne tout son intérêt à l'intrigue. Malheureusement, on le fait vraiment trop passer pour le rustre de service, on avait compris qu'il venait de sa campagne, bon sang!
Dans cet épisode, ce ne sont pas deux générations, mais véritablement deux mondes qui sont en opposition et cela crée une vraie tension dans l'intrigue.
J'ai trouvé que cette histoire était la plus intéressante des trois, même si je n'imagine pas une seule seconde que ce dénouement soit possible dans la vraie vie. Disons que cette dernière histoire est un conte de fées...
 

 
 

En conclusion:
 
Clairement, cette série de petites histoires ne restera pas gravée dans ma mémoire, mais au pire, si vous voulez vous lancer dans l'aventure, souvenez-vous que ça dure à peu près 1h30 en tout donc c'est supportable. Et ce n'est pas une purge pour autant.

Cet article sera le dernier de cette année, alors je vous souhaite un bon Réveillon, une bonne fin d'année et j'aurai le plaisir de vous retrouver au mois de janvier.
 
Merci de me lire encore, prenez bien soin de vous...  <3 <3
 
JA !!!!
  

IZA, le 31 décembre 2020