L’amour,
toujours l’amour!
Titre
original: 100シーンの恋
Année :
2008
Réalisation,
Scénario, etc. : Yuzi
Tsutani
Musiques : ?
Durée :
3
épisodes de 15
à
30
minutes (en moyenne)
Pays :
Japon
Genre :
Comédie romantique
Avec :
Hiro
Mitsushima = Yoji / Sota / Kazuya
Misa
Uehara = Anna
Saya
Yuki = Midori
Yumi
Sugimoto = Misaki
Le
début :
Episode
1 :
Yoji
(Hiro Mitsushima) est un jeune homme passionné de surf et qui
aime rendre service. Il pense toujours aux autres avant de penser à
lui. Son amie Anna (Misa Uehara) a perdu un bracelet qui
semble avoir une grande importance pour elle. Yoji veut absolument
l’aider à retrouver ce fichu bracelet (quitte à tamiser tout le
sable des plages japonaises s’il le faut, nom d’un petit
bonhomme!).
Episode
2 :
Sota
(Hiro Mitsushima), qui travaille dans le milieu du
prêt-à-porter, vient d’apprendre qu’il a été transféré à
New York. Il pense que c’est le bon moment pour lui d’avouer ses
sentiments à sa collègue Midori (Saya Yuki), mais tout ne va
pas se passer comme prévu. Qu’à cela ne tienne, Sota veut tout
faire pour que Midori soit heureuse.
Episode
3 :
Kazuya
(Hiro Mitsushima) est coiffeur. Il vient de rompre avec sa
petite-amie. Un soir, alors qu’il est tard mais qu’il se trouve
toujours au salon de coiffure, Misaki (Yumi Sugimoto), une
ancienne camarade de classe, lui demande de lui couper les cheveux.
Mes
impressions :
100
Scene no Koi est effrayant par sa durée mais c’est cela qui
m’a motivée à regarder, car je me suis posée la question de
savoir ce que l’on pouvait bien raconter d’intéressant en si peu
de temps.
Il
s’agit en effet d’une série ultra courte composée de trois
épisodes d’une durée allant de quinze à trente minutes environ. D’ailleurs, ce n’est même pas une série, mais trois
instants de la vie qui sont mis en lumière et qui sont sans rapport
les uns avec les autres. Le seul point commun est que le rôle du
protagoniste a été confié à Hiro Mitsushima. Ah… et bien sûr,
l’amour est le thème principal !
***
Episode
1 :
Les
scénaristes et les écrivains japonais (pour ne citer qu’eux) sont
très forts pour sublimer les moments de la vie quotidienne, tous ces
petits riens qui arrivent tous les jours à tout le monde, qui sont
d’une banalité parfois affligeante, ces événements routiniers
qui sont interrompus par des petites épiphanies et des révélations
qui n’ont d’importance qu’aux yeux des protagonistes mais dont
on prend un certain plaisir à être témoin.
Ce
sont précisément ce que j’ai appelé plus haut ces petites
épiphanies qui sont le plus dignes d’intérêt : pourquoi
est-ce si important de retrouver le bracelet ? Bien évidemment,
c’est pour le symbole qu’il représente, le fil conducteur et pas
uniquement parce que c’est une personne très chère à Anna qui le
lui a offert. On comprend à quelques secondes de la fin à quel
point il est important pour elle de le retrouver : j’ai
poussé à peu près le même soupir qu’elle à la fin et en même
temps qu’elle (oui, oui, je suis d’accord avec vous, c’est
glauque). Tout ça pour vous dire que perdre un bracelet, ça arrive
à beaucoup de gens partout et tous les jours, mais cette histoire
est digne d’intérêt non pas tant pour ce que le bracelet
représente car c’est là encore très banal, mais bien pour la
façon dont c’est présenté. Le seul souci est que je n’ai pas
été convaincue par la prestation de Hiro Mitsushima. Et ça, c’est
pas banal, mais c’est triste…
Episode
2 :
Cet
épisode est deux fois plus long que le précédent. Bon, dit comme
ça, on s’attend à un truc énorme, mais en fait, ça dure une
petite demi-heure :D
Là
encore, il est question d’un objet primordial dans l’intrigue et d’un moment important où tout bascule. J’ai davantage apprécié le
jeu de Hiro Mitsushima dans cet épisode. Par contre, j’ai été
profondément agacée par le personnage incarné par Saya Yuki. En
effet, Midori est trop nunuche pour moi. Heureusement que c’est
plié en trente minutes !
A
part ça, il y a une scène très mignonne et sensuelle au beau
milieu de l’épisode et rien que pour ça, ça vaut le coup de
supporter Midori. Pour autant, cet épisode n’est pas celui que
j’ai aimé le plus, malgré de bons moments d’humour, de
tendresse et de suspens.
Episode
3 :
Le
dernier épisode dure vingt minutes. Il est un peu différent des
deux autres. Ici, pas d’objet qui fait office de fil conducteur
comme dans les épisodes précédents. Par contre, outre l’amour,
il y a le thème du départ et de la séparation qui sont bien
exploités. L’histoire est très belle, mais le ton est très
différent. La dernière phrase, prononcée par Kazuya, cloue sur
place.
En
fait, étant donné que chaque histoire est très courte, il faut
aller à l’essentiel très vite, tout en ménageant un tantinet le
suspens et c’est le tour de force qui est réalisé dans le cas
présent. Lorsque c’est réussi, c’est vraiment très beau et
c’est ce qui m’a marquée en général, mais plus encore dans cet
épisode. Il n’y a pas beaucoup de dialogues donc il faut que
chaque phrase compte et ait du sens. On ne peut pas se permettre de
broder, il n’y a pas de place pour les fioritures.
Je
suis également fan de la petite musique que l’on entend de temps
en temps. Et des trois épisodes, c’est clairement dans celui-ci
que la musique est la meilleure. Je suis bien désolée de ne pas
avoir l’info quant au compositeur (ou compositrice) de ces jolis
morceaux.
En
conclusion :
Chaque
épisode a ses spécificités et je ne vais pas attribuer de note,
mais je vais tout de même vous avouer que j’ai une préférence
pour l’épisode 1 et le 3. Si on devait pousser un peu plus loin la
réflexion, j’ai même une petite préférence pour la première
histoire. Vous dire pourquoi dans le détail serait vous spoiler,
donc je vais m’arrêter là pour aujourd’hui. Ce serait dommage
d’en dire trop.
Regarder
100 Scene no Koi dix ans après sa
sortie
fut distrayant. C’est
toujours amusant de revoir des acteurs et/ou des actrices que l’on
connaît bien mais en beaucoup plus jeunes.
IZA,
le 30 novembre 2018
2 commentaires:
Oh, quelle nostalgie ! J'ai vu ce drama il y a si longtemps :') La troisième histoire était clairement ma favorite, avec la première, et comme toi la seconde m'avait moins plu. Au premier visionnage, je ne me souviens plus de ce que j'avais pensé de MizuHiro, mais au second, je me souviens l'avoir trouvé faible moi aussi. Mais il est si jeune, c'est quand même choupi de le voir :')
Merci pour cet article ♥
Oui, je trouve que c'est dommage, parce que pour moi, chaque réplique compte, vu que les histoires sont très courtes et c'était frustrant de voir qu'il manquait parfois de conviction.
Mais comme tu dis, c'est en effet très choupi de le voir dix ans en arrière. J'aime bien revoir tous ces vieux dramas.
Merci pour ton commentaire, Mila! <3 :)
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